TEREBRATULA borealis Schlotth
PI. XVI, fig. 15.
Catalog. p. 65, n. 88.
Schlottheim, Nachtrâge, 1, pl. 20, fig. 6 (T. lacunosa).
Elle est réellement assez semblable à la 7°. lacunosa , mais ces deux Térébratules sont si différentes l’une de l’autre, surtout par le sinus, qui s'étend sur toute la longueur de la valve que, déjà par ce seul fait, elles ne peuvent nullement être réunies ensemble.
La coquille entière est plus large que longue; elle est aussi considérablement haute. La plus grande hauteur de la valve ventrale se trouve dans le milieu, ou même un peu avant, et, à partir de là, elle tombe vers le bord suivant une courbe peu différente d’un demi-cercle, et en présentant la forme d’une Concinnea. A partir de la première élévation du natis, on voit s'élever d’une manière tout-àfait sensible et distincte un bourrelet, correspondant au sinus de la valve dorsale qui s’élargit successivement et tombe vers le bord frontal en présentant une surface supérieure peu bombée et des côtés lisses Les côtés sont ailés ou en d’autres termesla courbe que formeleur contour s'étend comme une hyperbole et ne revient pas sur elle-même. Par conséquent les plis latéraux descendent vers le bord suivant des courbes aplaties. L’angle des arêtes cardinales parait variable , cependant ilest presque toujours plus grand qu’un droit, rarement plus petit. Les arêtes cardinales sont deux fois aussi grandes que les arêtes latérales qui nes’arrondissent que vers le front. Le crochet est courbé en avant avec une ouverture oblongue jusque dans le sommet. Le deltidium ne forme qu’une très petite partie de cette ouverture ; il est ordinairement caché. L’area est grande, lisse, avec une oreille considérable qui s'élève dans un enfoncement des deux valves. La valve dorsale se distingue surtout par le sinus qui commence à être sensible et profond à partur de la pointe du crochet; peut-être est-ce le seul exemple de cette particularité dans toute la division des Térébratules plissées. Ce sinus s’élargit vers le bord, et au fieu de deux ou trois plis qui existent à l'origine, on en compte jusqu'à six ou
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huit vers le bord sur son fond aplati. Les côtés du sinus sont lisses; les plis placés immédiatement en dessus ne sont pas les plus élevés, ce sont les deuxièmes ou troisièmes. À partir de ceux-ci , les autres s’abaissent assez rapidement, en formant une surface plate, vers l'area. Les plis sont distinctement dichotomes par bifurcation ; cependant ils augmentent en largeur vers le bord et sont en forme de toit. Trois plis au crochet augmentent jusqu’à huit plis vers le bord, sur chaque côté, de sorte que le bord de la valve dorsale est moyennement couvert de vingt-quatre plis, qui entourent le crochet comme huit rayons.
Longueur, 100 ;largeur, 122; hauteur, 91; largeur du sinus, 0,57 de la largeur totale.
Du Calcaire à Encrines (calcaire de transition) de l’île deGothlan d; de l'Eifel dans le cabinet de Berlin.
On ne peut guere douter que la Terebratula plicatella de Suède n’appartienne aussi à cette espèce (Dallmann, p. 56, pl. 6, fig. 2.). Car, d’après la description, le sinus dans cette Térébratule se prolongerait aussi jusque dans le crochet; et le dessin , quelque mauvais qu'il soit, représente distinctement l'oreille de area. Cette coquille paraît par lacomplétement caractérisée. L’abondance des plis dépend de la grandeur. Ne pas parler de dichotomie paraît d'autant plus une faute d’oubli, que le dessin représente distinctement la dichotomie dans le sinus ( fig. 2, a, d.). Cette T. plicatella est une des plus abondantes dans le Gothland , et se trouve assez fréquemment dans un calcaire semblable en Ostgothland, à Borenshult et Husbyfiôl; l’on pourrait réunir aussi à la même espèce l'4trypa canaliculata (Dalimann, pl 4, fig. 4) qui se trouve dans les mêmes lieux que la précédente, et ne laisse réellement remarquer aucun caractere essentiel qui puisse la faire distinguer.