‹ Essai d'une classification et d'une description des térébratulesChapitre 71 sur 108 · V. LÆVES. Zaisses · texte numérisé non relu

V. LÆVES. Zaisses

Les côtes de la valve supérieure ( de la valve dorsale ) sont enveloppantes, celles de la valve inférieure ( de la valve ventrale) sont enve/oppées. Par conséquent, chaque pli ou chaque proéminence sur une valve correspond à un enfoncement sur l'autre.

Les parties saillantes sur les valves ne commencent à paraître qu'à partir du milieu de la longueur.

Ces Térébratules ont pour la plupart une plus grande tendance à s'étendre dans le sens de la longueur que dans celui de la largeur. Elles sont fixées aux rochers et aux tiges de coraux au moyen d'un musele d'attache plus ou moins long, et flottent librement suspendues. Il résulte de là que leur area n'est jamais très distinctement séparée de la valve dorsale; qu'elle n'est jamais aussi plate, ni avec des bords dorsaux aussi tranchants que dans les Loricatées qui reposent sur le sol, et dans d'autres Térébratules de la section des Térébratules plissées. Le besoin d'établir la distinction des espèces d'après la considération de l'animal, et non d'après celle de la coquille, se fait d'autant plus sentir dans cette section, que l'on n’a pour se guider dans la plupart des cas que la forme extérieure qui varie d’une manière très diverse pour les mêmes espèces, suivant les différentes circonstances de la vie de l'animal. On doit alors recourir, pour la détermination des espèces, à l'examen d'un

(1) M. de Buch a reconnu depuis qu'il n'existe pas réellement de deltidium, et que c'est en effet un Spinifer. (Notedu Traduct.)

(N. 6, p.07.) DES TÉRÉBRATULES. 901 grand nombre d'individus. Le deltidium est secteur dans toutes les espèces; quelquefois il est très long. Souvent on reconnaît à une ligne de séparation qui se trouve dans le milieu, que dans l'origine il devait être formé de deux pièces que cependant l’on voit réunies.

A. JUGATÆ.

Dans le milieu de la valve dorsale, de la valve supérieure, un sinus se creuse vers le front ; dans le milieu de la valve ventrale s'élève un bourrelet correspondant à ce sinus. Par suite, la valve dorsale est toujours plate et large et n’est jamais aussi saillante, surtout dans le sens de sa longueur, que dans les Térébratules carénées. Au contraire , le bourrelet de la valve ventrale devient quelquefois comme une carène, et reproduit ainsi la forme inverse de ces Térébratules. L’arète frontale, vue de face, du côté du front, présente toujours une courbure plus ou moins forte du côté de la valve ventrale , vers le bas, dans la position naturelle de la coquille , vers le haut, si la valve ventrale est en dessus, comme c'est ordinaire dans les collections.

a. REPANDÆ.

Le sinus de la valve dorsale se reconnait plutôt à la courbure de l’arète frontale vers la valve ventrale qu'à un enfoncement véritable existant entre Îles côtés. La valve dorsale est cambrée du côté de la valve ventrale ; elle est r'ecourbée en arrière, quoique d’une manière insensible, pour quelques espèces. ( La 7. incisa et la 7°. encurva doivent être regardées comme des exceptions. )

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