TerEBRATULA longirostris Wahlenberg
P1. XIX, fig. 8.
Nilsson, Petrific. Suec., pl. 4, fig. 1.
Forme extraordinairement longue avec un col étroit. La plus grande largeur
(N 6, p.108 ) DES TÉREBRATULES. 269 se trouve aux 374 de la longueur. La valve ventrale n’est pas haute; la courbe qu’elle décrit depuis le natis jusqu'au front est très plate. Dans toute l'étendue du contour, même vers l’area, les bords des deux valves reposent étroitement serrés l’un sur l’autre. V’area est formée parla valve dorsale qui retourne sur ellemême ; le deltidium en occupe seul la moitié; cependant il est plus haut que large. Non seulement le crochet de la valve dorsale est considérable ment prolongé , mais encore il est tout-à-fait droit ; il n’est nullement courbé; par conséquent, l'angle des arêtes cardinales est extrémement aigu, et ne dépasse pas 5o°. Le deltidium paraît se trouver dans un petit enfoncement; il est couvert de fortes stries d’accroissement un peu convexes. L'ouverture du crochet est très grande , et son orifice est placé obliquement par rapport à la direction des valves. La valve dorsale, depuis le crochet jusqu’au front, ne présente aussi qu'une faible courbure; la saillie du bord frontal du côté de la valve ventrale fait reconnaitre la dépression qui existe vers le front, et l'élévation d’un bourrelet correspondant surla valve ventrale. Au-dessous des anneaux d’accroissement, et sur la surface finement porrctuée des valves, on aperçoit très distinctement de fines stries longitudinales. De 1 172 à 2 pouces de longueur.
Longueur, 100; largeur, 50; hauteur, 46. WE
Dans le grès de la formation crétacée en Scanie pres de Balsberg et sur PIfosjo , à Blekingen près de Morby; dans la craie marneuse près d’Essen sur la Rubr.
M. Nilsson pense que le deltidium élevé, si caractéristique pour cette espèce, ne s’avance pas dans l'intérieur de l'ouverture , et ne doit pas par conséquent être considéré comme une pièce qui entoure l’ouverture. Ce n’est qu'une illusion. Le muscle d'attache, placé dans l’intérieur de l'ouverture use et polit d'autant plus, du côté du deltidium, les cloisons intérieures que celui-ci presse dessus de tout le poids de la coquille; par conséquent, la ligne de séparation est bientôt effacée par le frottement. Cependant cela n'arrive, pas toujours, et dans les coquilles d’Essen cette séparation est tout-à-fait visible dans l'intérieur, d’aatant plus que les stries d'accroissement de la partie du contour de l'ouverture, qui est formée par la valve dorsale, sont dirigées verticalement le long de la séparation du deltidium, et ne font pas suite aux stries de la partie intermédiaire. Ce fait est encore prouvé par les deltidium séparés qui n’ont point encore leurs ailes réunies: tant que ces ailes ne sont pas jointes, l'ouverture n'est jamais compléte-
ment fermée.