‹ Essai d'une classification et d'une description des térébratulesChapitre 9 sur 108 · TEREBRATULA varians Schlotth · texte numérisé non relu

TEREBRATULA varians Schlotth

PI. XIV, fig. 4.

T. obtrita. Defr.

T. socialis Phil.

Encycl. method., pl. 241, fig. 5.

Cette petite et élégante Térébratule est, là où élle se trouve , rassemblée par millions. Des couches entières en sont formées, et en quelque grande abondance qu’elle se présente, on la voit rarement plus grosse qu'une moyenne noisette.

Elle se distingue aisément de ses analogues, surtout par la manière dont la valve ventrale s'élève à partir de la charnière. La valve s'élève d’abord avec une courbure douce et à peine sensible sous un angle de 45° jusque vers le milieu, puis elle monte d’une manière plus roide et tombe rapidement au bord, vers le sinus. Les pointes du bord paraissent comme retroussées par les plis du sinus. Les plis du bourrelet se prolongent en ligne droite depuisle crochet jusqu’au bord. Au contraire, les plis latéraux tombent suivant une courbe qui diffère peu d’un arc de cercle. Les pointes sur les côtés sont tronquées à la base plus fortement et presque perpendiculairement. Le contour de la coquille, vue du côté du front, est un triangle équilatéral ; Va base n’est pas plus grande que les côtés, et trois plis forment, vers le haut où les côtés se réunissent , une pointe seulement un peu émoussée. Le crochet et l’area sont très petits, cependant ils ne sont pas cachés, l’area a une oreille basse et une aréte aiguë du côté du dos. L’angle des arêtes cardinales est ordinairement un peu plus petit qu'un droit. La valve dorsale se réunit sur les côtés, près des arêtes cardinales, avec la valve ventrale, suivant une ligne horizontale qui est dentelée par les plis à partir de la moitié de l’arête. Le sinus s’abaisse profondément depuis le milieu de la longueuret entraine avec lui de chaque côté un ou deux plis. Trois ou quatre plis demeurent intacts sur la surface plate du sinus. Le pli le plus voisin de l'aile

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latérale au-dessus du sinus est en méme temps le plus élevé, et à partir de celuici,les autres plis s'inclinent, en diminuant progressivement de force, et suivant une courbe doucement arrondie, jusqu’à larea. Les arêtes latérales sont arrondies et très petites comparativement aux arêtes cardinales et à l’arète frontale. De là il arrive que la plus grande largeur de la coquille se trouve au-delà du milieu de la longueur vers le bord. 11 y a quatre ou cinq plis dans le sinus, souvent même sept, rarement troës ; les plus grands individus ont uit ou neuf plis sur chaque côté, et les plus petits seulement six ou sept; ce sont les plus communs.

Longueur, 100; largeur, 110 (100-116); épaisseur, 83. Le sinus est les 0,60 de la plus grande largeur.

Dans les parties supérieures de l'étage jurassique moyen, en Allemagne. Rarement la couche qui est formée de ces coquilles manque, lorsqu'on est pres de la grande couche blanche qui représente l'étage jurassique supérieur. On les voit ainsi en quantité innombrable à Beggingen et à Osterfingen dans le canton de Schaffouse, à Fürstenberg près de Bahlingen , au Wartenberg pres de Doneschingen, au Bopfinger Nipf, là avec des plis latéraux un peu moins élevés, au-dessus de Thurnau près de Culmbach, près d’Amberg; à Ellrichserbring en Brunswick.

En France, on la trouve bien caractérisée et tout-à-fait semblable à celles d’Allemagne, à Barjac près de Mende.

A Scarborough et Hackness (Yorkshire) dans le kelloway rock. (Phillips. )

Sowerby n’a aucun dessin de cette espèce; celui de Phillips, pl. 6, fig. 8, n’est pas suffisant, et enfin celui cité par Detrance (Æzcyclop. méthod., pl. 241, fig. 5) est très mauvais.

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