‹ Essai d'une classification naturelle des champignons, ou Tableau mthodique des genres rapports jusqu'au preþsent cette famille;Chapitre 134 sur 145 · DoTHiDEA, Fries · texte numérisé non relu

DoTHiDEA, Fries

Cellules solitaires ou agrégées dans une base charnue, sans réceptacle propre , s'fjuvrant par un orifice simple et renfermant une masse formée de thèques fixes, mêlées de paraphyses.

Les plantes de ce genre, très-voisines des sphéries, et qui en offrent presque toutes les modifications, s'en distinguent particulièrement par l'absence d'un réceptiicle propre à chaque loge ou cellule.

Les Sphœria ribesia, Pers., 5. samhuci , Pers., et les plantes r.mgées par M. De Candolle dans les genres Poiystigma et Asleroina, ainsi que plusieurs Xjyloma du même auteur, appartiennent à ce genre.

Ces divers genres ne nous paroissent pas devoir être séparés les uns des autres, tant qu'on conservera le genre Sphœria dans son intégrité; car ces variations dans la végétation sont analogues à celles qu'on ol)scrve dans ce genre , qu'on n'a pas encore pu cependant se décider à diviser générlquement.

/(. Ervsyi'HE , Decand- {Erjsibe, Ehrcnb. ; Alphitoniorph a , Wallr. ; Podospliara , Kunzc.i

Péridium arrondi, mince, s'ouvrant irrégulièrement, donnant naissance, vers sa base, à des filamens rayonnans , de

forme variable, renfermant des péridioles ( théques?) libres^ polysporées.

Les observations de plusieurs mycologistes, et particulièrement de M. Ehrenberg, sur ce genre, prouvent qu'il n'a que peu d'analogie avec les Sclerotiuni ; il nous paroit mieux placé parmi les Hypoxylées, auprès des Sphéries, dont son réceptacle a la structure et la couleur ordinaire: sa déhiscence irrégulière ou nulle, sa manière de croître sur l'épiderme et non dessous, sont les seuls caractères qui l'en éloignent.

Quant à la distinction des trois genres, Erysiphe , Alphitomorpha et Podosphœra , comme elle est fondée uniquement sur la structure des lilamens qui naissent du péridium, nous n'avons pas cru devoir l'adopter.

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