‹ Essai d'une Étude psycho-pathologique de certains types comiques dans l'œuvre de RabelaisChapitre 6 sur 26 · MONSIEUR LE DOCTEUR RENÉ CRUCHET · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE DOCTEUR RENÉ CRUCHET

PROFESSEUR DE PATHOLOGIE ET THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALES MÉDECIN DES HOPITAUX CHEVALIER DE LA LÉGION D'HONNEUR OFFICIER DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE

Qui nous a fait le grand honneur de bien vouloir présider notre thèse.

de

EN MUNIE (a

Rabelais ne saurait être un inconnu pour des médecins. Dernièrement encore la Faculté de Montpellier en célébrait, la mémoire. Mais si, d’après une noble tradition, nous honorons en Rabelais l’ancêtre de la médecine française, nous aurions mauvaise grâce à ne pas avouer que ses savantes éditions d’Hippocrate et de Galien ont moins r'r du sa gloire que « Les horribles el espouvanlables faicls el prouesses du très renommé Pantlagruel, Roy des Dipsodes » I est vrai que cette épopée burlesque, véritable somme des connaissances humaines du xvi£ siècle, se prête à toutes les recherches des spécialistes. Certains en ont extrait l'anatomie et la physiologie, d’autres le droit, la pédagogie, la géographie, Part militaire. Nous n’avons nullement l'intention d'ajouter à ces doctes contibutions et, pour tout dire, nous aurions trop peur d’être accusé par un écrivain à l'esprit acéré, A. France, de vouloir nous aussi « dépiauter les génies ».

Nous plaçant à un tout autre point de vue qui est de considérer dans le chef-d'œuvre de Rabelais, non l'encyclopédie mais le merveilleux produit d’une conjonction de Part et de l’ébservation, nous aimerions nous pencher un moment sur les héros du Pantagruel, les regarder agir, les entendre parler, en noter les réactions qui nous surprennent et nous charment comme celles de l'éternel humain qui s’agite au fond de nous-

même,

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