‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 47 sur 68 · LU EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD · texte numérisé non relu

LU EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD

Allemagne et en France. Le travail de de Siebold porte le titre de Considérations sur la -fièvre puerpérale; il se basait sur les rapports de Lehmann à la commission d'obstétrique du cercle médical d'Amsterdam, et sur la célèbre discussion à lAcadémie de médecine de Paris, qui, depuis la fin de février i858 jusqu'au commencement de juillet de la même année, avait appelé à la tribune les maîtres français les plus célèbres et les plus compétents. Les conclusions générales étaient bien difficiles à formuler en présence de la divergence des opinions émises par ces maîtres.

De Siebold divisa son travail en trois parties : « Étiologie et Pathogénie » {Monatsschr. f. Geb.^ t. XVII, p. 338). « Nosologie» (p. 401) et «Traitement» (t. XVIII, p. 19).

Il serait fastidieux d'exposer ici toutes les opinions que DE Siebold discuta avec une si grande compétence, alors qu'aujourd'hui la vérité s'est dégagée lumineuse dans l'étiologie, et triomphante surtout dans la prophylaxie, mais il est intéressant de constater la prédilection de de Siebold pour la théoried'uneinfectionzymotique,etpour untraitementessentiellement préventif, le seul qui soit efficace, car, dit-il ; quand la maladie s'est établie, trop souvent, hélas, la médecine reste impuissante. Quelques lumières encore sur cette grave question, et un des plus bienfaisants progrès était réalisé. Il incline vers les idées de Semmelweis, mais il ne peut admettre la théorie exclusive de l'assistant de Vienne, devenu professeur à Pesth ; il formule à cet égard des réserves.

Quelle joie n'aurait pas éprouvé de Siebold s'il avait pu voir la lumière se dégager radieuse des doctrines de Pasteur, illuminer cette partie sombre de la pathologie, et dissiper les ténèbres qui l'obscurcissaient encore^ et s'il lui avait été donné

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