CAS MOYENS
110 et 2^ période \2., % m.o ^ ^ ^- „ <v
Les notations très-abondante correspondent à 2 gr. 50 «u-dessus ; ,noms abondante à 1 gr. 50 ; peu abondante, a^-dessous de 1 gr. 50 dans les 24 heures. ,
Ga LiNOEK avait noté déjà les relations à établir entre la quantité d'albumine et la gravité de la maladie. » Les élimmations d albumine ra s eTde courte' durée, n'ont aucun rapport avec les autres phénomènes morbides, elles sont sans influence sur le pronostic; au con- Saire lors d'une aggravation de nature quelconque, l'albumine aug- Tentè de nouveau ; l^rine necontinue trés-longtemps à - er- une grande quantité d'albumine et plus souvent du sang que dans es cas graves. Ces derniers cependant peuvent se terminer par une entière guérison sans retard considérable.
jusqu'à la terminaison, mais diminue parfois un peu le
jour de la mort (1).
Les causes qui, dans ces circonstances, influent le plus sur l'augmentation de l'albumine, sont l'exagération dit délire et des accidents nerveux, la cyanose, Valgidité et les symptômes asphyxiques , l'invasion de la péricardite^ de la pleurésie, etc.; toutefois, chez un malade, l'albumine qui avait augmenté très-notablement le jour de l'invasion d'une pleurésie, diminua fort nettement quand l'épanchement eut acquis un certain volume, comme si les matières protéiques avaient pris la route de la plèvre au lieu ae suivre celle du rein. J'aurais voulu confirmer ce fait en cherchant ce qui se passe au moment de l'apparition d'une pneumonie^ mais les résultats obtenus ont été fort contradictoires : il y a eu tantôt des augmentations, tantôt des diminutions dont il m'a été impossible de saisir la règle. J'en dirais autant de Vérysipèle delà face.
Les malades qui guérissent, mais chez lesquels la maladie a éclaté avec grand fracas^ débutant soit par des accidents ataxiques, soit par de l'adynamie, soit par des symptômes intestinaux exagérés, etc^ ont, dès le début, une grande quantité d^albumine , qui diminue avec l'apaisement de ces phénomènes morbides, de sorte que ces faits réunis peuvent constituer un groupe, dans lequel l'albuminurie arrivée presque d'emblée à son maximum, diminue à mesure qu'on s'approche de la défervescence , tandis que dans les cas simples, les maxima
(1) Cette dimiaution porte non-seulement sur l'albumine des 24 h., mais aussi sur les évaluations par litre, les seules que l'on puisse effectuer dans les derniers jours de la vie.
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ne sont atteints qu'à la fin du premier septénaire : pendant le deuxième ils subissent des oscillations plus ou moins continues qui prennent aussi le type descendant aux abords de la convalescence. Ce type descendant, observe dans la majorité des observations, s'exagère dans certaines d'entre elles et principalement dans les formes MOYENNES COMMUNES, au poiut qu'à la fin de la période d'état, il y a souvent des disparitions complètes de l'albumine pendant un ou deux jours, disparitions transitoires dont j'ai vainement chercbé la cause.
Evolution de F albumine à la période de défervescence.
Nous venons de voir, qu'à la fin de la période d'état, l'albumine éprouvait une certaine diminution et disparaissait même un instant. Cet abaissement n'est pas de longue durée , et dans les cas graves, l'albumine subit une recrudescence pendant la plus grande partie de la période des oscillations descendantes et souvent même dès les deux derniers jours de la période d'état. S'il s'agit d'une FORME simple, cette augmentation de l'albumine pendant la défervescence porte principalement sur le début de la période et précède de peu un abaissemen t qui réduit l'albumine à l'état de traces ; quelques malades voient même ce principe disparaître dans le cours de cette phase, mais il est rare que cette deuxième disparition soit définitive et qu'une trace de matières pro téiques ne réapparaisse pas vers la convalescence.
Evolution de l albumine pendant la convalescence.
Il suffit de se rapporter à la note statistique de la p. 107 pour voir qu'il y a entre les formes graves et simples une différence capitale, au point de l'albuminurie dans la convalescence. Dans les cas gràves, ce principe persiste jusqu'à une époque fort avancée et qu'il est difficile de limiter : en tout cas, il est peu fréquent de le voir s'en aller avant le dixième jour de cette période. Ordinairement, à l'état de traces plus ou moins sensibles, il s'élève d'autres fois à des proportions assez notables et cela, en raison directe de la gravité de l'affection dans ses phases primitives. Il est vrai qu'alors, l'albumine reconnaît deux origines : elle vient dû sang et des tissus, d'une part et d'autre part, du pus de la néphrite catarrhale si fréquente dans ces cas et à cette période. L'albumine de la première origine est celle que M. Gubler a désignée sous le nom de colliquative et dont il indique les causes et la signification (1).
Dans les formes simples, cette albuminurie est exceptionnelle, et l'on note la disparition de la matière protéique, soit à la fin de la défervescence, soit le deuxième ou le troisième jour de la convalescence, mais, comme je l'ai dit tout à l'heure, cette disparition n'est pas toujours définitive, et l'on trouve souvent encore, dans les jours suivants, des traces plus ou moins passagères d'albumine. Cinq à huit jours après le début delà convalescence, ces traces disparaissent pour ne plus revenir. Donc l'absence d'albumine en quantité sensible, à la période de convalescence, est une des caractéristiques de cette phase dans les cas simples, de sorte que, si l'on voit, à la suite d'une fièvre assez bénigne, l'albu-
(1) Voir la note de la page 104.
mine persister longtemps, on est quelquefois en droit de soupçonner l'explosion prochaine d'une réversion (1).
Quant à la récidive qui survient dans le cours de la défervescence, elle a été précédée chez deuxmalades, d'une augmentation de l'albumine.
Evolution de F albumine suivant quelques cas particuliers.
Les rapports de l'albumine avec la diarrhée et les SUEURS sont masqués par trop d'influences pour qu'il soit possible de les dégager bien nettement. J'y suis parvenu cependant dans deux cas, mais ils m'ont donné des résultats diamétralement opposés : dans le premier, l'albumine a augmenté le jour de la disparition subite delà diarrhée, chez un malade gravement atteint; dans le second, l'albumine a augmenté avec une élévation des garde-robes de 2 à 10 dans les vingt-quatre heures. Chez le premier malade, le rein a-t-il éHminé en surcroît l'albumine qui aurait dû être charriée par les selles : chez le second, y a-t-il eu solidarité d'action entre les reins et l'intestin pour entraîner l'albumine jetée dans la circulation par une désintégration organique exagérée? Pures hypothèses plus ou moins satisfaisantes dont la confirmation n'a pas été possible.
Les RECRUDESCENCES BRONCHIQUES et le DELIRE coïncideut avec des augmentations d'albumine. Je serais moins affirmatii pour ce qui concerne les hémorrhagies intesti-
(1) Les malades qui ont eu des réversions sont au nombre de 8. Parmi celles-ci, trois ont eu lieu en pleine convalescence de formes simples ■ elles ont présenté, toutes trois, cette persistance de l'albumine ; chez l'un d'eux, la récidive débuta le 13^ jour de ia convalescence et pendant cet espace de temps, on n'avait pas cessé de trouver des traces d'albumine dans l'urine.
NALES, n'ayant va qu'un fait où l'albuminurie augmenta, après une perte de sang peu abondante.
La reprise prématurée de 1' alimentation, surtout avec des œufs, détermine le passage de traces d'albumine, et il est peu de typhiques qui n'aient, au moment où ils commencent à manger une portion d'hôpital, une trèslégère excrétion de principes protéiques: on le comprend facilement ; les organes assimilateurs assez fortement touchés par 'es manifestations congestives de la maladie ou par leurs suites, n'ont pas encore retrouvé leur intégrité fonctionnelle. On pourrait distinguer cette albuminurie, en la nommant albuminurie cV assimilation, les autres formes portant alors la désignation ^albuminurie de désassimilation.
9° GLUCOSE.
. Griesinger dit avoir trouvé du sucre dans une observation; Murchison n'en a jamais rencontré, et je ne l'ai pas vu une seule fois dans le cours de mes recherches.