Sucre. — Absent
15. Principes inorganiques. — Moyenne, 5 gr. 80 à la première
période et 10 gr. 80 à la convalescence (1),
16. Chlorures. — Beaucoup plus diminués que dans la fièvre ty-
plioïde. — Moyenne, 0,95 dans les cas de mort et 1 gr. 20 dans les cas de guérison.— A la convalescence, les chlorures s'élèvent moins que dans la fièvre typhoïde, 7 gr. (2).
17. Acide phosphorique toteZ. — Toujours diminué. — Mes chiffres
personnels sont trop variables pour faire une moyenne à. peu près exacte. Vogel donne 1 gr. 417.
18. Phosphates terreux. —Tendent à la diminution. — Sont un peu
augmentés dans la moitié des urines, surtout chez les malades qui ont présenté des accidents cérébraux. — Si les pa- ' tients guérissent, les phosphates terreux augmentent pendant la convalescence.
19. Sulfates. — Généralement un peu augmentés ; l'étude de ces
sels est encore fort incomplète.
20. TJrohématine. — Augmente chez tous les malades et dans des
proportions souvent considérables. — Sur 100 urines, prises en bloc, on constate 86 fois cette augmentation.
21. Indican. — Très-fréquent et parfois assez abondant ; mais, mal-
gré cela, n'a pas la constance que l'on observe dans la fièvre typhoïde. — Sur 100 ui-ines prises en bloc , on trouve 66 fois de l'indican. — Ce principe peut manquer dans tout le cours de la pneumonie typhoïde mortelle, principalement chez les malades qui n'ont pas eu de diarrhée. — Enfin il est rare qu'il soit aussi abondant que dans la fièvre tj^phoï de, et ses variations suivent le plus souvent celles de la diarrhée.
22. Hèmaphèine. — Très-fréquente, — Parfois très-abondante. —
Sur 100 urines prises en bloc, on la trouve 74 fois. — Diminue, puis disparaît à la convalescence.
23. Uroérythrine. — A peu près constante, — Parfois très-abon-
dante,— Ne manque dans aucune observation. — Sur 100 uri-
(1) Aucun dosage n'a pu être pratiqué pour les cas de mort.
(2) Vogel donne comme chiffres extrêmes des chlorures de la pneumonie, les chiffres de 0 gr. 30 à 2 gr. 60. Ces- extrêmes peuvent être dépassés, et j'ai vu les quantités de 0 gr. 17 et de 3 gr. 40 à la période d'état.
nés prises en bloc, on la trouve 84 fois. — La quantité de ce pigment est souvent en raison inverse de la quantité de l'hémaphéine.
Les urines qui se rapprochent le plus de ce type sont: celles de la fièvre typhoïde à forme thoracique et celles qui répondent aux cas où cette maladie débute avec des accidents inflammatoires. La similitude avec cette dernière variété est si parfaite, que les deux syndromes perdent alors toute leur valeur diagnostique, à moins que l'appareil inflammatoire du début ne disparaisse devant l'invasion de l'état typhoïde qui donnera bientôt sa caractéristique à l'urine : mais pour ce qui concerne la dothiénentérie thoracique, la distinction est parfois possible.
Les caractères communs sont :
I. Couleur. — Tons rouges plus ou moins foncés dans les deux cas
(hémaphéisme); mais dans la pneumonie, les teintes ambrées rouge foncé sont constantes.
6. Odeur. — Urineuse plus ou moins forte et ai'omatique dans les
deux cas.