‹ Essai d'urologie clinique [electronic resource]Chapitre 76 sur 118 · Uroérythrine. — Absente aux deux périodes · texte numérisé non relu

Uroérythrine. — Absente aux deux périodes

Ce syndrome doit être comparé à celui de la fièvre typhoïde commune, à sa première période : il s'en rapproche par :

La densité., le chiffre des matériaux solides., la réaction, l'acide iirigtie, la diminution des phosphates terreux, la rareté ou l'absence de Vhêmaphéine et de Y uroérythrine.

Mais il en diffère par :

La coloration ambrée, la limpidité, l'abaissement plus grand de la quantité, l'odeur normale, la fréquence de l'acide urique dans les sédiments, l'augmentation de Vw'ée, la rareté de l'albumine qui n'apparaît qu'à l'état de traces , l'augmentation très-fréquente de Y urohématine qui conserve sa teinte rose; la rareté à.<àXindican.

Dans un des six cas de fièvre herpétique que j'ai observés, l'urine offrait, au cinquième jour de la maladie, la couleur et l'aspect qu'elle présiinte dans la fièvre typhoïde, mais il n'y avait pas d'albumine et l'indican exis-

Lait en traces à peine sensibles. Ces raisons, jointes aux autres signes distinctifs ci-dessus énumérés, nous firent mettre un point d'interrogation devant le diagnostic fièvre typhoïde, qui avait été porté la veille : la maladie avait débuté par de la céphalalgie, de la rachialgie, de la douleur à la nuque, des épistaxis, de l'insomnie, des bruissements d'oreilles et des éblouissements. La stupeur était très-prononcée : il / avait en outre un peu de diarrhée; le ventre était douloureux, mais la rate normale. La température était à 40, le pouls dicrote, la peau sèche : on percevait un souffle fébrile assez intense, couvrant toute la première révolution du cœur. 11 y avait aussi aux deux bases de la poitrine des petits râles secs, disséminés. Le lendemain du jour où l'urine nous avait inspiré des doutes sur la dothiénentérie, un demi-cercle d'herpès entourait la lèvre inférieure ; la température était à 39,5 — 39,8; mais la défervescence se fitle surlendemain, c'est-à-dire le matin du huitième jour.

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