Urohèmatine. — Constamment diminuée. — N'a été trouvée
normale que 2 fois sur 11 urines examinées à ce point de vue ; encore ce fait provenait-il de ce que la quantité d'urine était notablement abaissée, ce qui équivalait donc à une diminution du pigment rendu dans les vingt-quatre heures.
21. Indican. — Presque constant et en assez grande abondance. —
N'a manqué qu'une fois.
22. ^«wap/iéme. — Existe dans la moitié des urines, mais seule-
ment en faible quantité.
23. Uroérythrine. — Très-fréquente ; existe dans les trois quarts
des urines.
Chez l'une de nos malades, les premières urines recueillies ressemblaient si parfaitement à celles de la fièvre typhoïde mortelle adynamique, que toute tentative de séparation serait inutile ; mais la scène avait changé les jours suivants : La couleur bouillon de bœuf prit des tons rougeâtres, l'urée diminua plus que ne l'eut comporté l'état général de la malade, s'il s'était agi d'une dothiénentérie ; en effet, quand celle-ci se termine par la mort, l'urée descend rarement au-dessous de 8 à 16 grammes par 24 heures ; ici, j'avajs trouvé dans un cas, 8 gr., 91 marchant de pair avec un état, grave il est vrai, mais qui ne paraissait pas désespéré : de plus si l'urohématine avait beaucoup diminué, l'indican s'était aussi abaissé, ce qui n'arrive pas dans une fièvre ady-
namiqne mortelle, avec des températures de 40,2-40,6 et un chiffre d'urée aussi faible; enfin, la présence d'une petite quantité d'hémaphéine, le défaut de rapport existsint entre une quantité d'albumine peu abondante et la gravité de tous les symptômes, étaient venus s'associer aux sig-nes précédents et à la clinique pour inspirer des doutes, sur l'existence d'une fièvre typhoïde.
L'analyse comparée du syndrome 26, démontre donc qu'en pareille circonstance, les signes distinctifs qui pourraient peut-être contribuer à faire rejeter la dothiénentérie, si des symptômes cardiaques diffus et mobiles, ou des abaissements insolites et transitoires de la température, faisaient incliner le clinicien du côté d'une endocardite, ces signes, dis-je, sont les suivants : diminution considérable de l'urée ; albumine peu abondante malgré l'acuité de l'adynamie ; teintes rougeâtres de l'urine qui sont rares dans la fièvre adynamique oii elles ont plutôt des reflets verdâtres ; irrégularité de l'indican, qui n'est pas en rapport avec la grande élévation de la température dans l'endocardite et qui semble dépendre béaucoup de l'intensité de la diarrhée ; présence fréquente de l'hémaphéine et de l'uroérythrine qui sont d'une assez grande rareté dans la fièvre adynamique.