Uroèrythrine. — Peu fréquente
C'est ainsi que la fréquence des tons rouges hémaphéiques, l'augmentation très-sensible de la densité, les sédiments presqu'exclusivement formés d'urates de soude, le peu de fréquence de l'albumine, la diminution moins sensible des chlorures et des phosphates terreux, la proportion normale ou augmentée de l'urohématine, la petite quantité de l'indican, la fréquence de l'hémaphéine, forment déjà un ensemble d'une certaine valeur. Quand la rougeole revêt, dès son début, une apparence typhoïde très-grave, l'albumine et l'indican apparaissent en proportions souvent assez notables; le syndrome, tel que nous venons de le tracer, perd alors une j)artie de son importance et c'est surtout dans ces cas que de nouvelles recherches sont nécessaires, si l'on veut trou» ver des signes distinctifs d'une exactitude suffisante.
(1) D'après M. Gubler « on peut dire que Talbumine manque ordinairement dans les cas légers et quand le génie épidéraique est favorable; elle s'observe, au contraire, dan? les formes sérieuses et compliquées.»
Albert Robin. 14
D'après les faits très-nombreux que j'ai recueillis pendant mon internat à l'hôpital des Enfants-Assistés, je crois pouvoir êtré bientôt en mesure de donner les syndromes urologiques de la rougeole et de la S(;arlatine à leurs diverses périodes . Pour l'adulte , ce travail ne peut être fait que très-lentement, étant donné le petit nombre des cas qui s'offrent à l'observation hospitalière, en dehors des époques d'épidémie. Actuellement donc, la question doit encore être réservée.
Les mêmes remarques s'appliquent à la scarlatine, dont je n'ai recueilli qu'une observation chez l'adulte. L'affection était assez bénigne, l'urine présentait tous les caractères du syndrome précédent, avec cette différence que l'hémaphéine ne fut pas constante, tandis que l'albumine y existait dès le début, en proportion très-sensible.