‹ Essai de bibliographie médicaleChapitre 43 sur 51 · L. Moulé. Histoire de la médecine vétérinaire. Paris · texte numérisé non relu

L. Moulé. Histoire de la médecine vétérinaire. Paris

Maulde, 1891, in-8°. )

6. — R. Schœtz. Die Literatur der Veterinârwissenschaft und der Hilfswissenschaften; I. De 1858 à 1889; II. De 1889 à 1896. Berlin, R. Schœtz, in-12°, 94 p. et 47 p.

7. — Bibliothèque vétérinaire ou collection des principaux mémoires publiés sur la médecine vétérinaire, recueillis par MM. Renault, Delafond, H. Bouley, Reynal, Vehheyën. Paris, Labé, 1849-52, in-8° ( 34970 ). Depuis les temps les plus reculés jusqu’à l’époque contemporaine.

8. — G.-W. Schbadek. Biographisch-Literarisches Lexicon der Thieraerzte aller Zeiten und Lânder, sowie der Naturforscher, Aerzte... Vervollstândigtund herausg. von Eduahd Hering. Stuttgart, 1893, in-8°, portr.

9. — Jahresberichl über die Leistungen auf dem Gebiete der Veterinâr-Medicin ; herausg. von Ellenberger und Schuetz. Berlin, A. Hirschwald, in-8°. Périodique paraissant depuis 1880.

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Méthode à suivre dans les recherches bibliographiques.

« Avant d’entreprendre un travail sur un point quelconque de médecine ou de chirurgie, il est indispensable de savoir ce qui, sur ce sujet, a pu être découvert et publié antérieurement. Il faut donc faire des recherches bibliographiques plus ou moins étendues ; il faut donner ce qu’on appelle les indications bibliographiques. Eh bien ! ce n'est pas chose facile que de chercher dans les livres et d’apprécier ce qu’il faut y prendre, ce qu’il faut y laisser. » (Ollivier. Cours sur l’histoire de la. médecine... Leçon d’ouverture; Paris, A. Delahaye, 1872, in-8°. Extr. de l’Union méd., nov.-déc. 1872). 11 y a donc une méthode à suivre dans les recherches bibliographiques. On trouvera des conseils précieux à cet égard dans les Essais de bibliographie médicale. Conseils aux étudiants sur les recherches bibliographiques..., par le D r L.-II. Petit, bibliothécaire-adjoint à laFaculté de médecine (Paris, G. Masson, 1887, in-8°) ( 45313 ), en par ticulier dans les chapitres intitulés : Sur la méthode à suivre dans les recherches bibliographiques, p. 121 etsuiv., et La thèse de doctorat en médecine, p. 185 et suiv.

Dans la préface à cet excellent ouvrage, M. le professeur Laboulbène disait: « Vous apprendrez à rechercher dans les livres les travaux se rapportant à un sujet donné, à les analyser, à les classer, de manière à en tirer la substance et le meilleur parti. Que de faits perdus par suite d’une indication trop vague, et que le chercheur parvient à retrouver, non sans peine et grand temps, après avoir jugé qu’ils peuvent avoir été publiés à divers points de vue ! Ce n’est pas un labeur inutile que de parcourir journaux, thèses, tables de matières, répertoires et mémoires de toute sorte ; car, chemin faisant, trop souvent à l’aventure, on arrive enfin à fixer un point litigieux, à détruire sans retour une erreur accréditée. »

Eh bien! il faut éviter, autant que possible, de cheminer à l’aventure; c’est pour cela qu’en indiquant comment sont composés les bibliographies médicales françaises et étrangères, et les répertoires généraux renfermant de la bibliographie médicale, nous avons, croyons-nous, implicitement fourni aux travailleurs les moyens de s’en servir.

D’ailleurs les recherches sont plus ou moins limitées par la nature même du sujet qu’on désire traiter. S’il s'agit, par exemple, d’une maladie connue des anciens, telle que la variole, il y aura souvent intérêt à faire des recherches dans les bibliographies se rapportant à la médecine ancienne et arabe, à moins qu’on ne traite le sujet à un point de vue déterminé qui dispense de remonter aussi haut.

S’il s’agit d’une maladie nouvelle, il peut n’être pas utile de fouiller dans la littérature ancienne, et cependant qui nous affirmera que cette maladie n’existait pas du temps des Grecs ou des Romains, par exemple, ou en Égypte, ou dans l’Inde ancienne ? C’est ce qui est arrivé pour la syphilis que l’on peut poursuivre jusque dans la Bible et dans les livres de l’Inde, etc., s’il ne faut pas la faire remonter encore infiniment plus haut, aux époques préhistoriques même, à en croire les archéologues. Il est évident que si l’on a en vue un travail sur la bactériologie, les recherches se trouveront nettement limitées quant à la période à explorer; cela n’empêche pas les bactéries d’avoir existé dès la plus haute antiquité et d’y avoir fabriqué des toxines tout comme aujourd’hui.

Dans sa leçon inaugurale de 1872, M. Ollivier faisait bien d’insister sur l’utilité de l’histoire de la médecine et de la lecture des livres anciens; ce sont des adjuvants utiles de la bibliographie, car si cette dernière révèle au chercheur la connaissance du livre, celui-ci à son tour peut fort bien fournir de nouveaux documents bibliographiques, et même déterminer d’autres découvertes utiles. Nous ne résistons pas au plaisir de citer ici une trouvaille intéressante faite, dans un vieux livre, par le D r Louis Thomas, ancien bibliothécaire-adjoint, que la mort a ravi si prématurément à cette science des livres qu’il aimait tant ! C’est en feuilletant un livre de piété imprimé à Mexico vers 1740 qu’il découvrit la description d’une fièvre que les Indiens appelaient cocolistiou matlazahuatl. Par l’énumération des symptômes de cette affection, qui était épidémique, le D r Thomas est arrivé à l’identifier avec

la fièvre jaune. (Lectures sur l'histoire de la. médecine. Paris, Delahaye, 1885, in-8», 204 p. (45073).

Qui oserait affirmer que bien des maladies décrites seulement dans ce siècle ou dans le précédent ne pourraient être identifiées quelque jour avec des syndromes morbides relatés par Hippocrate, Galien ou Soranus ? A moins d’admettre, avec d’aucuns, que les maladies se transforment et évoluent, que pour les maladies infectieuses, par exemple, il y ait une transformation qui marche parallèlement avec l’évolution des microbes. Ce serait une application de la doctrine de Lamarck et de Darwin aux microbes, si réputés pour leur facile mutabilité. Mais connaissons-nous bien le rôle des microbes dans la production des maladies infectieuses? L’avenir peut nous réserver des surprises à cet égard.

On voit donc qu’il n’y a pas de méthode absolument générale à suivre en bibliographie. Notre but a été simplement de montrer, par la description plus ou moins minutieuse, selon son importance, de chaque répertoire, comment on peut en tirer le meilleur parti dans les recherches scientifiques. C’est toujours la nature du sujet, nous le répétons une fois de plus, qui déterminera la direction à imprimer à ces recherches dans la série des répertoires, et les limitera à celles de ces collections qui concernent une époque, un pays, une matière donnés.

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