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Fig. 2. Fig. 3.
Viola tricolor (Violacées),. Linum usitatissimum (Linacées).
Fig. 4. Fige:
Cerastium cerefolium (Caryophyllacées).
Fig. 6. Li8AE7 Cerastium Boissieri Dianthus silvaticus (Caryophyllacées). (Caryophyllacées).
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avec chaque genre, et d’ailleurs très nettement entre les genres de familles différentes. Si nous comparons en cffet le tégument séminal des genres Viola (Violacées) . (Ag. 2), Linum (Linacées) (fig. 3), {llictum (Magnolacées) (fig. 4) et Cerastium (Caryophyllacées) (fig. 5), nous constatons que la structure est très peu comparable et nettement différente pour chaque genre. Par contre, il peut exister de très grandes ressemblances entre les genres très rapprochés d’une même famille. Citons, à titre d'exemple, d'une part les graines des genres Lycium, Solanum, Capsicum de la famille des Solanacées, d'autre part les graines des genres Lychnis et Silene de la famille des Caryophyllacées, etc...
Il en est de même pour la distinction des espèces entre elles appartenant à un même genre. Elle est possible et très facile pour les espèces de certains genres, alors que pour d’autres genres la distinction des espèces devient très difficile. On est alors obligé d'avoir recours a des caractères macroscopiques ainsi qu'à des caractères microscopiques spéciaux: grosseur des cellules, épaisseur de la membrane, hauteur des côtes, etc.
Si nous comparons, par exemple, la structure du tégument séminal dans plusieurs espèces de Cerastium (Caryophyllacées) (fig. 5 et 6), nous constatons qu'il est très facile de distinguer ces espèces les unes des autres.
Par contre, le tégument séminal des différentes espèces du genre Dianthus (Caryophyllacées). (fig. 7) montre une structure identique pout presque toutes les espèces, de sorte qu'il devient excessivement difficile de les distinguer.
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En résumé, la structure du tégument séminal paraît être, le plus souvent, un caractère de genre, et parfois un caractère d'espèce.
Enfin, la structure du tégument séminal constituet-elle un caractère de famille ? Pour que la composition des téguments séminaux devienne un signe caractérisant la famille, il faut nécessairement, et il suffit, que toutes les graines d’une même famille soient semblables sous ce rapport, et que la même structure ne se retrouve chez aucune autre plante appartenant à d’autres familles. Celle loi peut se vérifier dans un grand nombre de cas. Quelquefois il existe des dissemblances assez profondes dans l’organisation du tégument séminal et certaines familles ne peuvent pas être caractérisées par les enveloppes de leurs graines; citons, à titre d'exemple, les familles suivantes : Liliacées, Iridacées, Rhamnacées, Renonculacées, Fumariacées, Papavéracées, Caprifoliacées. Dans ces familles on parvient cependant à reconnaître dans les graines certaines couches ayant des dispositions spéciales qui communiquent encore à toutes les graines un air de famille. Exemple: chez les Papavéracées, Chelidonium et Papaver.
Parmi les familles à enveloppes séminales semblables, il en est un certain nombre telles que les Légumineuses, les Cucurbitacées, les Berbéridacées, les Linacées, les Plantaginacées, les Solanacées, les Caryophyllacées, les Crucifères, etc... qui possèdent dans les tissus du tégument des cellules très différenciées constituant des couches qui, par leur structure et aussi leur mode d'association, caractérisent certainement la famille; par exemple, dans toute la famille des Légumineuses, le té-
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gument séminal est construit sur le même type: ce type peut être considéré comme un signe caractéristique de la famille.
Par contre, dans d’autres familles, la structure du tégument séminal n’est pas homogène. Les dissemblances que l’on observe sont le plus souvent limitées. Dans chaque famille, on reconnaît, en effet, deux ou trois types de téguments qui correspondent quelquefois exactement à une subdivision des plantes de la famille en tribus. Ainsi, chez les Magnoliacées, on rencontre deux formes de téguments, une qui est propre à la tribu des Magnoliées et l'autre à celle des Illiciées. La division des Caryophyllacées en deux tribus: les Silénées et les Alsinées, se trouve légitimée par la structure des téguments. La taxinomie pourra peut être trouver dans la structure des téguments, lorsque leur étude complète en aura été faite, des renseignements qui viendront légitimer les groupements en familles, en tribus, en genres et en espèces.
CHAPTERE A
Dans le chapitre précédent, nous avons vu que la structure des téguments constitue un élément intéressant, susceptible de légitimer les groupements de la classification.
Pour que la structure des téguments puisse être invoquée par les classificateurs, il est nécessaire qu'ils soient étudiés méthodiquement pour toutes les espèces appartenant à la même famille. À notre connaissance, une telle étude systématique n'a jamais été entreprise et nous avons pensé tracer la voie en étudiant les graines des principales espèces de la famille des Solanacées.
Comme cette famille comporte environ quinze cents espèces connues, nous n'avons pu songer à entreprendre une étude complète de toutes leurs graines. Nous nous sommes donc borné à une description détaillée des caractères macro- et microscopiques de chacune des graines de Solanacées susceptibles d’être rencontrées en France. Pour obtenir ces graines, nous nous sommes adressé à divers jardins botaniques et à quelques grandes maisons spécialisées.
Il. — CLASSIFICATION BOTANIQUE DES SOLANACÉES
Avant tout travail sur les graines de Solanacées, nous croyons utile de rappeler les caractères généraux de cette famille.
Caractères généraux des Solanacées.
Herbes ou arbustes, à feuilles simples et sans stipules, isolées ou géminées.
Fleurs terminales isolées, ou en cymes de formes variées, le plus souvent du type 5, hermaphrodites, actinomorphes ou très rarement zygomorphes.
Calice gamosépale généralement persistant.
Corolle gamopétale, caduque, imbriquée et plissée dans le bouton.
Androcée isostémone avec anthères à déhiscence longitudinale ou poricide.
Ovaire supère de 2 à 5 loges, parfois divisées par des cloisons secondaires.
Ovules nombreux anatropes ou campylotropes.
Style simple à stigmate entier ou bilobé.
Baies ou capsules.
Graines albuminées à embryon droit ou courbé.
Du point de vue micrographique: tissu criblé périmédullaire dans la tige, liber interligneux dans la racine; souvent sable cristallin d'oxalate de calcium dans le liber et les parenchymes.
CEUX. à AN
A. — Embryon nettement courbe 5 Étamines fertiles
à peine différentes les unes des autres