‹ Essai de coprologie cliniqueChapitre 43 sur 48 · USIONS GENERALES · texte numérisé non relu

USIONS GENERALES

logique des fècts.

is où il y a absence ou dimiDutîon de bile

Ls où il y a hypersécrétion biliaire.

Ils de lésioas paacréatiqaea.

ats de lésioQs ialealiaalea .

précédents étant accompagné de tirées du simple exposé des faits, polhèscs, nous croyons inutile de s. Ce que nous voulons maintenant, d'ensemble toutes ces recherches iment pour en tirer les déductions en t.

avail, nous croyons avoir montré xamen des fèces pour assurer le ta clinique, des affections du foie, ïj'n. Nous n'avons en efTet à dosseio lur des faits expérimentaux se rapde l'état de maladie, ou sur dos faits L clinique, aidée du laboratoire, de a prêtaient leur témoignage de véra-

1 la première partie do cet ouvrage, roit, en généralisant maintenant 4er des notions précises de coproicolcr de simples troubles fonction-

nels de rintestin et do ses glandes. C'est ce dernier point que nous voulons chercher à esquisser dans Tébauche d'une description des dyspepsies duodénales.

Dans le livre de M. Mathieu, où l'on trouve quelques lignes consacrées à la dyspepsie intestinale d'origine pancréaticobiliaire, on y peut lire la phrase suivante que nous voulons rapporter en tête de notre description pour en montrer, d'après un tel maître, la nécessité à l'heure présente : « Dans l'état actuel de nos connaissances, dit-il, il est souvent impossible d'établir dans le comploxus dyspeptique la part do responsabilité des divers segments du tube gastro-intestinal et des glandes annexes, si importantes, du duodénum. On est amené, l'exploration ch'nique de l'estomac étant relativement aisée, à lui attribuer la pathogénie exclusive d'accidents complexes, sans songer à incriminer des organes dont l'importance fonctionnelle est certainement beaucoup plus grande, mais aussi plus difficile à démontrer. Les efforts des cliniciens doivent tendre à faire disparaître cette lacune. »

Nous croyons pouvoir apporter notre contingent à cette étude, grâce aux recherches que nous avons faites sur les fèces et qui permettent en connaissance de cause d'interpréter los faits cliniques observés.

Ce chapitre de conclusions générales comprendra donc nécessairement deux parties : Yune de séméiologiey où nous ferons l'étude des matières fécales envisagées dans le cas de troubles intestinaux d'origine hépatique, pancréatique ou intestinale proprement dite, qu'elles seules sont capables de nous indiquer. — L'autre, appuyée sur ces signes, entreprendra l'étude des manifestations cliniques observées au cours de ces troubles intestinaux d'origines diverses révélés par les fèces et masqués sous le complexus symptomatique des dyspepsies duodénales.

2*" Une augrUentatioa de la quantité d'eau avec diaiiautioù du poids des substances sèches ;

3^ La réaction des fèces est acide ;

4° On retrouve dans les fèces une augmentation des déchets alimentaires non transformés, sorte de lientérie, et les pig^ ments biliaires en grande abondance,faciIement décelables par la réaction de Gmelin, donnent aux fèces une coloration des plus foncées, bien caractéristique de Thypercholie (ex. maladie de Hanot).

II. — Les fèces chez les individus atteints d'affections pancréatiques.

L'absence de l'apport du suc pancréatique dans Tintestin se manifeste de la façon suivante :

l** Durée de la traversée digestive raccourcie;

2® Augmentation de la quantité d'eau des fèces et diminution du poids des substances sèches;

3® Réaction neutre ou alcaline par putréfaction des albuminoïdes non digérés ;

4o Avec un repas d'épreuve, la quantité de G. des fèces est considérablement augmentée ; plus des deux tiers des graisses alimentaires ne sont point utilisées, et parmi ces graisses excrétées, on retrouve près des 3/4 des G.N. non dédoublées;

5*^ Les H. de G. par contre sont relativement bien utilisés; à peine l'épreuve de fermentation donne-t-elle un petit dégagement de gaz;

6® Mais TAz total est augmenté dans les proportions de 26 à 33 0/0, tandis qu'on ne trouve ni albumine, ni albumose, et que l'épreuve de la digestion secondaire de Schmidt reste négative.

III. — Les fèces chez les individus atteints d'affections de l'intestin grêle.

i® La traversée digestive est raccourcie ;

2° Il y a augmentation do la quantité d'eau et diminution du poids des substances sèches;

3° La réaction est acide;

4" Les troubles de résorption s'accroissent par la présence des déchets alimentaires. Un tiers des G. sont excrétécsj mais le dédoublement do ces G-N, est presque conforme à la normale;

5° Les iiydrates do carbone sont rendus dans la proportion de iS 0^0, ainsi que l'indique la méthode de saccharîfication; la méthode de fermentation se montre également, dans ces cas, des plus positives;

<i'> Enfin l'Az total des fèces est do 60 0/0 au lieu de 4 à 5 0/0, chiffre normal , et l'on peut déceler avec les méthodes appropriées dans une solution aqueuse de matière fécale la présence des albumines et des aihumoses; l'épreuve de la digestion secondaire de Schmidl est aussi positive.

B) ËTUDE DES DYSPEPSIES DDODÊNALES

En terminant ce chapitre de coprologie clinique, noua voudrions, comme nous l'avons dit plus haut, le faire servir à l'étude des dyspepsies duodénales, et c'est ce dernier point qu'il nous reste encore à traiter.

Loin de nous est l'idée de vouloir enlever à l'estomac les complesus symptomatiques si divers, décrits sous le nom de dyspepsies, et dont nous ne voulons pas ici chercher à donner une nouvelle définition. Nous no voulons point prétendre, comme certains physiologistes l'ont fait à la suite des ablations totales d'estomac do Czerny, Carvallo et Pacton chez le chien, que cet organe n'a aucune valeur digestive et qu'il ne possède que le rôle secondaire de dissocier, séparer et dissoudre les différentes parties des aliments rendues ainsi

plus aptes aux digestions chimiques futures. On sait en effet que, s'appuyant sur Tanatomie comparée, on poussa même les choses plus loin, et que les chirurgiens comme Schlatter se mirent d'accord avec les expérimentateurs pour montrer qu'un individu peut vivre sans grand dommage, une fois son estomac enlevé. « Alors le rôle des glandes intestinales pri* ma tout dans les actes digestifs ; le pancréas prit le rôle de l'estomac; l'intestin et les kinases gagnèrent du terrain.» (Dastre.)Mais voici que des recherches récentes sont en train de montrer que l'activité de ces glandes est sous la dépendance de la sécrétion acide do l'estomac, traduisant une fois de plus la solidarité fonctionnelle de tout le tractus digestif, ce qui n'est certes pas pour faciliter une dissociation des symptômes observés.

Nous allons cependant nous y essayer, pour tâcher de décrire le symptôme caractéristique des dyspepsies duodénales.

Sous le terme de dyspepsie ne se cache pas une entité morbide; ce n'est qu'un complexus symptomatique,comme le dit M. Lanccreaux, répandu dans tous les coins de la pathologie; toutes les maladies, aiguës ou chroniques, sont capables de s'accompagner de troubles digestifs. Assurément nous aurions voulu, comme le souhaite ce Maître, classer les dyspepsies suivant l'ordre naturel d'une cause toujours la même. Nos recherches sont encore trop récentes pour le tenter. Aussi, restant sur le seul terrain de la séméiologie, nous n'envisagerons les dyspepsies duodénales que comme les manifestations symptomatiques des désordres organiques ou fonctionnels, prenant naissance^ quelle qu'en soit la cause première, dans ce segment particulier de l'intestin que l'on appelle chez les animaux l'intcslin moyen, et qui, recueillant le suc des glandes biliaire et pancréatique, occupe une place prépondérante dans les fonctions digestives.

Nous avons été précédé dans cette description par quel-

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ques auteurs, et notamment par le livre des dyspepsies gastro-intestinales de Germain Sée et par l'étude delà dyspepsie hépatopancréatique de M. Mathieu. Mais, contrairement au premier, si les recherches chimiques de l'examen des fèces nous ont servi de guide pour classer les symptômes physiques, fonctionnels et généraux observés, ce ne sont pas eux seuls qui ont, comme dans son livre, permis d'établir les troubles des dyspepsies, lesquelles ne pouvaient être, disaitil, que chimiques ou ne pas être. Enfin, contrairement au second, qui envisage surtout dans sa description les phénomènes chimiques, nous avons fait appel, pourasscoir nos connaissances, à l'examen séméiologique des fèces.

Nous dirons donc que les dyspepsies duodénales se caractérisent par des symptômes fonctionnels, physiques et généraux qu'explique seul l'examen des fèces, symptômes que l'on peut grouper de la façon suivante :

a) Symptômes fonctionnels.

1« Les modifications de Vappélit. — Si l'appétit peut, au cours des dyspepsies duodénales, pendant longtemps être conservé, et ne se traduire par aucun état particulier de la langue, contrairement à ce qui se passe dans les dyspepsies stomacales, il n'en présente pas moins souvent des caractères assez spéciaux pour qu'on puisse sur lui établir un diagnostic. Ainsi dans certains cas où la dyspepsie pancréatique domine, il peut être augmenté considérablement, allant jusqu'à la polydypsie et la polyphagie; dans d'autres cas où la dyspepsie est à prédominance biliaire, l'anorexie est considérable, et particulièrement pour certaines substances, telles que les viandes ou les graisses, ce qui n'a pas lieu de nous surprendre, si l'on se rappelle les belles expériences do Pawlow sur la sécrétion psychique des sucs digestifs et leur sécrétion élective, adaptée aux différentes variétés d'aliments.

2" Les douleurs. -^ Elles n'ont point le siège épigastriquo dos douleurs de la dyspepsie stomacaiB,maiR elles sont plutôt péri-ombiticales et sus-ombilicales, elles sont parfois plus marquées dans l'hypocondre droit, siège do la glande biliaire, pouvant simuler la colique hépatique fruste; ou se maaîfestoot do préféronco à gauche do la ligne blanche, siège de la glaiido pancréatique. — Pouvant irradier vers l'épaule dans le premier cas, ou jusque dans les lombo dans le deuxième, elles se révèlent tantôt sous la forme d'une barre, d'une pesanteur abdominale, survenant 2 d 3 heures après le repas, tantôt sous la forme de coliques violentes à caractères paroxystiques, accompagnées de météorîsme abdominal, et so terminant par uno vérîlabte débâcle de gaz intestinaux.

3° Le prurit. — Il est assez fréquent, surtout nocturne, intolérable, se caractérisant pour le médecin soit par de simples lésions de grattage, soit par des éruptions papuleuses ou ortiées, surtout dans les cas où la fonction biliaire est en jeu.

i" Les nausées. — Elles sont fréquentes.

5" Les vomissements. — Ils sont rares; ce sont plutôt des sortes de régurgitations, so produisant plusieurs heures après le repas à la suite do malais(!s,de col(ques,d'anxiété,etcaractériséespar un liquide visqueux, filantet tenaco,no tenant pas de substances alimentaires dans sa composition, si ce n'est parfois des matières grasses facilement reconnaissables.

6° La diarrhée et la constipation. — Elles alternent ; la constipation étant la dominante d'un défaut de sécrétion biliaire, les selles se montrent plus ou moins pâles ol décolorées, gris jaunâtre, ou franchement blanches, si l'acholie est complète; — la diarrhée est plutôt le fait du défaut dcsécrétion pancréatique, diarrhée graisseuse, facilement rcconnaissablc, distincte de ces selles diarrhéiques jauno verdàtre, fortement projetées par les contractions intestinales exagérées

du fait d'une hypersécrétion biliaire, ou encore de ces fausses diarrhées d'irritation rectale qui accompagnent la constipation, car dans les dyspepsies duodénales on peut voir alterner ces diverses modalités.

b) Symptômes physiques.

!• Le tympanisme abdominal. — Il se manifeste 2 ou 3 heures après le repas, caractérisé parla distension des anses intestinales que Ton peut facilement reconnaître par la vue, le palper ou la percussion, entraînant des troubles respiratoires, cardiaques, etc., par refoulement des organes thoraciques,etse terminant par une production excessive de gaz intestinaux, véritable débâcle gazeuse;

2® La présence de tumeurs stereorales. — Elles sont souvent révélées par la palpation du gros intestin;

3° /.a palpation pro fronde de la région périombilicale. — Elle révèle parfois avec une douleur le siège d'un pancréas augmenté de volume ;

4^ La palpation et la percussion de l'hypocondre droit. — Elles montrent un foie petit, rétracté derrière les fausses côtes, ou gros et douloureux et débordant celles-ci do 2 ou 3 travers de doigt;

8*^ Des hémorroïdes ou une circtdation collatérale de la paroi abdominale. — On les observe assez fréquemment; elles indiquent un trouble dans la circulation porte.

c) Symptômes généraux.

Un teint terreux, pâle, pouvant faire craindre la chlorose chez une jeune femme, mais différencié de celle-ci par la déchéance physique rapide qui accompagne les troubles de dyspepsie duodénale; une sensation de malaise, de fatigue générale, de torpeur, de somnolence, une diminution de forces, une atrophie musculaire, la flétrissure des téguments traduisant riîianition due au dé faut d'absorption des aliments

malélaborés; parfois un amat^rmem^n^ considérable, contrastant avec rénorme quantité d'aliments ingérés, quand la glande prancréatique est fortement altérée. Si Ton joint à ce cortège symptomatique le syndrome uréologiquey tel que la glycosurie, la diminution de l'urée, ou encore le rapport existant entre le soufre total et le soufre incomplètement oxydé, et surtout le syndrome coprologique^ tel que nous l'avons étudié dans ce travail, le diagnostic des dyspepsies duodénales, qui ne reposait tout à l'heure que sur des données cliniques, s'éclaire par les nouvelles données du laboratoire.

La raison, sinon la cause du mal, se trouve être dépistée, et si la thérapeutique ne peut être éliologique, elle peut être du moins réellement symptomatique, puisqu'elle peut, par des régimes appropriés, modifier le mauvais fonctionnement de l'intestin, qui sans cette méthode resterait souvent méconnu, masqué par les désordres stomacaux qui l'ont précédé, qui l'accompagnent ou qui le suivent, ou qui même l'ont déterminé (Ex. : diarrhées acides, voir plus haut).

En résuméyuous croyons donc que la coprologie peut utilement renseigner sur tel ou tel trouble intestinal bien déterminé, et qu'elle remplit le but que nous lui assignions au début de ce travail, à savoir, Vexploration fonctionnelle de V intestin.

G) MODÈLE D'ANALTSE

Pour rendre lisibles et plus pratiques ces notes de coprologie, nous avons cherché à dresser un modèle d'analyse des fèces^ analogue à ceux usités couramment par les chimistes ou les pharmaciens pour l'analyse des urines. Nous croyons volontiers, après les recherches que nous venons de faire, que les renseignements qu'elles fourniront pourront rendre dans

jiologie intestinale des services analogues à ceux endua daas la séméiolugie rénale les renseignements par les analyses d'urines. L'oxamen des fèces ne resc plus seulement une recherche scientifique pour con- ) bilan Dutritif des individus; il sera uoe recherche pour apprécier ia valeur des symptdmes intestinaux

Date. . .

Noms. .

Repas d'éprei

Pain

Vi&Ddo dfl Beurre . . .

La chimUle ca land, la quanLit dont on lui aurt

Manière de recueillir les fèces correspondant à ce repas donné.

Le médecin devra commencer par mettre son malade au régime lacté absolu pendant 2 jours, la dernière tasse de lait étant prise le soir du second jour ; le matin du 3® jour^ le malade absorbe son repas d'épreuve en une fois et prend au commencement, au milieu et à la fin du repas un cachet de poudre de carmin de gr. 30 environ, qui se mélangera dans le tube digestif avec ce repas et servira à le délimiter par la coloration rose .que cette poudre donnera aux fèces qui en proviennent. — 6 à8 heures après ce repas d'épreuve, et même plus longtemps après, si le patient peut le supporter, on le remet au régime du lait pendant une journée. On prie le malade de vouloir bien recueillir toutes les fèces rouges ou roses, en notant exactement le moment d'apparition de la première et le moment de disparition de la dernière selle colorée. On est renseigné ainsi sur la durée de la traversée digestive.

La totalité des matières rouges est donc recueillie, et après les avoir exactement pesées à l'état frais, on en dépose 50 à 60 gr. dans un vase que Ton couvre hermétiquement avec un morceau de diachyion,de façon à le transporter de suite au laborataire d'analyses.

Il est bien entendu qu'il vaudrait mieux opérer sur la totalité des matières fécales correspondant au repas d'épreuve ; on peut remédier en partie à ce manque de précision absolue en ayant soin^dans le prélèvement des matières, de recueillir celles-ci à l'aide d*une cuiller en bois, en plusieurs points des selles rendues. On a ainsi une précision suffisante que Ton peut rendre plus grande encore en traitant d'une même façon plusieurs lots dont on prend la moyenne.

. CARACTÈRES PHYSfQUES

CoDaislaace. ..

Forme Moulée.

Odeur [Sui gei

Ëlal normal

Avec le repas précèdent eaviroa loo gr. de fèces fraîches cbez l'adulte (peu import an l du reste )

Ferme

- CABACTÈReS MACR0SC0PIQUB8

Restes de nourriture. . . Néant Produits palholo^ques de l'iuleatin ' Néant.

a) Glaires

6) Pu»

c) Sang

d) Membranes «) Débris de tumeur

f) Vers intes^naux

g) Coprolithes

A) Entérolithes

i) Calculs biliaires. I

Iir. — EXAMEN MICROSCOPIQUE

Peu nombreux.

Rare»,

Réaction.

Rapport du poids des aubslBDCes sèches au poids des substances Fraîches

Ulilisationdes graitset Poids des G. excrétées

Rapport des G. N, aux graisses dédoublées "/c

Ulilisationdes H.deC.

Métiiode do (acchari-

ficstion

Méthode de rermenU-

Utilisalion des

albuminoCde*

a) Azote total. .

Accessoirement.

Mncîne

Lancine

Tyrosine

Enzymes ...

Pigments biliaires. . .

Matières colorantes du

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