‹ Essai de coprologie cliniqueChapitre 7 sur 48 · III. — Exposé de notre méthode · texte numérisé non relu

III. — Exposé de notre méthode

a) Chez l'homme. — 6) Cbei le chien.

Avant de rapporter nos observations et d'cntreprendr description de nos expériences, nous croyons qu'il ne a pas sans intérêt pour le lecteur, tenté de répéter lui-mt ces expériences par contrôle ou par recherche personne de lui exposer au préalable quelles furent les méthodes nous avons employées dans l'examen des matières fcca

Il en est deuxquisont delà première importance pour veut connaître l'utilisation des aliments et parlant le fc lionnement de l'intestin, ce qui était notre but ; c'est d'ab la composition de repas d'épreuve spéciaux mettant en l'activité spéciale des difTérenles glandes intestinales ; c ensuite un procédé permettant la délimilation aussi 6xi que possible des résidus fécaux correspondant à ces régin

composition des repas d'épreuve. —

loint trouvera miuux sa place au cours des dilTéres particuliers qui traiteront dorulilisatioa des carbone, des albuminoTdes cl des graisses, car ms établis sur des expériences aussi rigoureuses !, relatées seulement dans ces divers chapitres.

1 délimitation des lëces. — Quant à ce se- I délimitation des fèces, c'est-à-dire les moyens mis our reconnaître les résidus de la digestion d'un né, méthode générale qui prête à quelques crivoulons dès maintenant l'aborder tout entier.

yens de délimiter les fèces. — A) Procédés basés ATiON guE no^^E^T aux fècks les aliments. — Celle

des fèces a déjà suscité de nombreux procédés, uvera exposés dans un travail do Cremer et Neu- }no voulons ici qu'en citer quelques-uns. Les uns

cette constatation que les matières fécales prenirtains aliments une coloration toute particulière,

en faisant ingérer successivement ces aliments ^connaître dans les résidus de la digestion ce qui

chacun d'eux. C'est ainsi que le régime lacté donlles blanc grisâtre, facilement reconnaissablos, le carné les rendant très foncées, cl que le régime lacé tendant à leur donner une coloration verdài, en intercalant l'un quelconque de cos régimes autres, reconnaître aisément les variations de le composition des fèces par rapport à ce régime dosé.Ex.:F.Maurol (de Toulouse) qui, étudiant le jaire à nos aliments pour parcourir le tube digesle régime lacté, invitant le malade à observer le let le lait à apparaître dans les selles, et le temps

qu'il met à disparaître après le retour au régimo ordinaire Bidderet Schmidt, qui, chez le chien, ont recours au rég carné, donnant des fèces noirâtres et poisseuses fucilen reconnatasables des fèces volumineuses fournies par ie noir. — RiibDer; qui intercale de-la- façon suivante ces ri d'épreuVe entre deux régiined lactés: 24 heures avan recherche, ou fait absorber 2 litres de lait, la dernière por )6 heures avant le commencement ; le dernier jour d( série, quinze heures avant la lin de celle-ci, le dernier n est pris, et 6 heures après la lin, 2 litres de lait sont nouveau insérés.

Tels sont les procédés du premier ordre.

B) Procédés basés sur l'absorption de giiBSTA>CRS inertes Les autres consistent à faire prendre avant et après le r< d'épreuve des substances inertes que l'on retrouve facileu dans les fèces, ainsi nettement délimitées, pour le repas doi par la présence de ces corps constatés au début età la de l'excrétion des parties qui y correspondent. Ex. : C ainsi que Cari Voit a conseillé chez le chien l'emplo 60 gr. d'os tendres donnés 18 heures avant et 18 heures aj la fin d'une série da recherches; qu'Adamkicwicz leur avaler une petite éponge avant et après; que Saikuwsh Munii emploient des morceaux de liège au rommencen et  la lin do leurs expériences.

C) PrOCICDÉS BASÉS BtR l'eHPLOI DES POUDRES COLORANTES

Enfin il est encore un 3« ordre de procédés. Celui-ci mêla au repas d'épreuve des substances colorantes inattaqua par les sucs digestifs, substances qui, traversant d'un bo l'autre le tube intestinal avi-c le bol alimentaire sans ci transformé, sans subir elles-mêmes de transfornialiun, déli ttnt les lèces par la coloration particulière qu'elles I donneol.

Ainsi so justifie l'emploi de la poudre de charbon dans

mces de Maurel; ou encore dans les reclierches de jorden qui la donne ainsi : 3 cuillerées à soupe da la suivante :

Charbon végétal i^ g'-

Mucilage de gomme arabique 15 gr.

Eau de menthe poivrée 60 gp.

i se justifie l'emploi de toute autre substance colonerte, incapable d'être absorbée, telle la poudre de ,à laquelle nous avons eu recours dans noire inéthodont nous signalerons plus loin la manière de l'u-

ritigue delà méthode. — Hais avant de pousser plus Ite étude delà délimitation des fèces, nous tenons au ]le à discuter un peu une question qui tendrait à enleette méthode toute sa valeur si elle était en totalité ; autrement dit le dosage comparatif des ïngesta et es ne serait qu'un faux calcul pour connaître l'évaluarécise du rendement digestif des aliments, s'il était ]c les fèces ne contiennent point seulement les déchets lourriture, mais aussi les produits de la désassimila- ; corps. Et cela est en effet vrai; mais, heureusement Bs examenSjUeBetrouvei'êtrequ'en partie. Aussi n'cstcette partie que nous avons utilisée, et l'autre nous ; à dessein laissée dans l'ombre, est en effet vrai, comme l'a bien démontré Hcrmann, grande partie des matières fécales est constituée par idus des sucs digestifs, le mucus, les épithéliums de in et peut-être encore des produits éliminés dîrecte- )ar la surface de l'intestin (tels que fer, phosphate, ;c'est là un fait qu'il a bien mis en évidence, en isolant se intestinale d'un chien, fermée à ses doux extrénti-

tés^ et rétablissant ensuite la continuité du tractus digestif ; il a ainsi constaté que cet anneau intestinal de 45 cm. de longueur, isolé pendant 16 jours, contenait 60 gr. de fèces, ce qui, ramené à la longueur totale de l'intestin et exprimé par journée, faisait 39 gr. de fèces, c'est-à-dire environ 70 0/0 de la quantité habituelle d'un chien de ce poids. Les recherches d'Ehrenthal et Blistein : l*chez des chiens mis au jeûne; 2o chez des chiens ayant subi l'opération d'Hermann, c'est-àdire l'isolement d'une anse intestinale ; 3<^ chez des chiens auxquels on a pratiqué un anus artificiel, ont amené aux mêmes constatations. De même les recherches deBerenstein. C'est donc bien là un fait dont il nous faut tenir compte.

Mais si l'on analyse les fèces ainsi constituées, on voit qu'il y a outre les éléments constitutifs des sucs [des glandes annexées au tractus digestif, une grande quantité de matières azotées, produits vraisemblables de l'usure des tissus. Ainsi le prouvent les recherches de Rieder^ de Tsuboï chez des chiens laissés à jeun, ou soumis à des régimes pauvres en azote; on retrouvait toujours dans leurs fèces une quantité d'azote considérable, parfois même plus considérable que la teneur en azote des ingesta ne Teùt laissé supposer. Menicanti et Praussnitz ont encore de plus bien établi que la teneur en azote p. 100 est d'une constance remarquable, alors que la quantité des fèces est variable, changeant avec la composition chimique des substances ingérées, mais bien digestibles. Dans les conditions ordinaires, l'azote des fèces provient donc pour une part importante de l'organisme même.

b) Aussi eussions-nous fait fausse route, si nous avions envisagé pour l'étude du fonctionnement de l'intestin la façon dont sont digérés les albuminoïd6s,en calculant l'azote excrété par rapport à l'azote ingéré. — Ce calcul, utile pour l'établissement du bilan nutritif, ne nous eût rien appris dans le cas particulier, et la méthode de délimitation des fèces n'eut eq

aucune raison d'ètr«. Mais où elle trouve son application, c'est quand nous lui demandons de nous renseigner sur la quantité de graisse excrétée par rapport à lu graisse ingérée, et sur la qualité do cette graisse; car nos recherches nous ont prouvé que, s'il était possible qu'une petite partie de ia graisse des excréta provienne de la dësassimilation des tissus, elle est toujours en quantité suffisamment faible, pour qu'on puisse sans crainte d'erreur n'en tenir aucun compte. Et, comme on le verra par la suite, c'est à l'analyse des graisses que nous attachons la plus grande importance pour explorer les fonctions de l'iutestinjla méthode de délimitation des fèces nous a donc été obligatoire (voir chap. VI). Mais elle trouve aussi son application dans la recherche derulilisation des albuminoïdee, si, au lieu de comparer l'azote des excrefa à celui dos ingesia, un n'examine, suivant la méthode de Schmidt, dans les fèces délimitées, que la quantité d'aliments albuminoldes qui, à l'état normal, facilement digestibles, eût dû être digérée, et n'a subi dans les cas observés aucune transformation apte à les rendre assimilables (ch. VIII). Elle trouvera aussi son application dansl'étudedo l'utilisation des hydrates de carbone qui pourranous renseigner dans certains cas fort utilement sur l'état du fonctionnement de l'intestin (ch. VII). Elle trouvera encore son application dans l'épreuve de la traversée digestive, où elle nous permettra d'apprécier la motricité de l'intestin (ch. III). Enlin elle trouvera son application aussi dans l'étude du rapport existant entre le poids des fèces fratchea et celui des fèces à l'état sec qui, par un régime donné chez lesindividus normaux, reste assez sensiblcmenL le même pour qu'on on puisse tirer des déductions intéressantes sur la valeur du fonctionnement digestif (ch.lV).

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