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Les Insectes possédant une trompe qui, suivant les familles, est propre à sucer ou à piquer, sont les vecteurs d’un grand nombre de maladies contagieuses.
C’est ainsi que les Mouches, comme la Mouche domestique, sont incriminées pour la diffusion de toutes les maladies bactériennes : choléra, fièvre typhoïde, tuberculose, etc., pour lesquelles il n’est pas nécessaire d’introduire le germe dans la circulation.
Les Mouches piqueuses, Glossines ou Tsélsés, elles, sont les agents de transmission des trypanosomiases (maladie du sommeil) et du charbon, qu’elles inoculent.
Les Moustliques, Insectes piqueurs, eux, jouent un rôle encore plus important dans la propagation de certaines maladies. En effet, ils sont les hôtes intermédiaires, nécessaires pour la reproduction sporogonique des Hématozoaires du paludisme, les hôtes provisoires de la Filaria Bancrofii qui détermine la filariose chez l’homme, les agents de dissémination de la fièvre jaune et peut-être d’autres maladies encore,
À chaque famille est dévolu un rôle particulier dans la contagion de ces maladies.
Tous les Moustiques peuvent transmettre la filariose, mais aux Anopheles est réservé le rèle d'hôte de la génération sexuée de l’Hémalozoaire de LAVERAN et aux Slegomyia celui de vecteur de l'agent, encore inconnu, de la fièvre jaune.
Les Diptères n'intéressent pas la Coprologie, si ce n’est dans des cas très rares de parasitisme accidentel dans lesquels on à pu voir des larves de Mouches déterminer des accidents intestinaux,
On à pu croire longtemps que ces larves ne pouvaient vivre dans le tube digestif de l'homme et y étaient di-
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gérées. Aujourd’hui, des faits probants ont fait ouvrir en Parasitologie un article spécial pour l'étude des Larves gastricoles.
S1 les faits de cette nature sont rares, il n’en est pas moins prouvé que les larves de Mouches (Piophila casei, Teichomyza fusca, Anthomyes), introduites avec les aliments, peuvent déterminer la myiase stomacale etintestinale, avec vomissements, coliques et parfois entérite intense,
La constatation d’un grand nombre de larves de ces Diptères, dans les matières fécales, ne permet pas d’en nier l’origine parasitaire.
Comme les Diptères ailés, les Aphaniptères sont des agents de transmission de certaines maladies, la peste entre autres. D’aucuns sont en outre les hôtes intermédiaires de certains parasites, tel le Pulex canis qui . héberge la forme larvaire du Ténia du chien.
Hémiptières. — Le deuxième ordre des Insectes parasites, les Hémiptères, comprend des animaux piqueurs caractérisés par deux paires d’ailes dont la première est chitineuse dans la moitié basilaire et membraneuse à l'extrémité postérieure ; la deuxième paire est entièrement membraneuse.
La plupart des espèces parasites de l’homme appartiennent au sous-ordre des Aptères, dépourvus d’ailes par le fait de leur vie parasitaire.
Les divers Poux, les Punaises, qui intéressent le parasitologue, sont surtout les agents de transmission, plus importants peut-être qu’on ne l’a cru jusqu'ici, de nombreuses maladies contagieuses.
On admet toutefois, sans conteste, leur rôle dans la pro-
pagation de la peste, du typhus exanthématique, de la fièvre récurrente, de certaines trypanosomoses et peut-être de la tuberculose.
Nous n’aurons pas à nous en occuper en Coprologie.