IMPERATIF
Prés. donne, moque-toi, et qu'il donne, qu'il se moque, Futur, donnons, moquons-nouss donnez, moquez-vous, qu'ils donnent. qu'ils se moquent.
. Remarques générales sur les conjugaisons.
Les formations dans les modes adaptifs, eu égard à leur origine, se partagent en deux classes, les primitives et les secondaires. Les formations primitives sont immédiatement tirées de l’infinitif. Les formations secondaires sont tirées des primitives. Les priinitives répondent au nombre des temps simples, ie présent de linfinitif, celui du gérondif et le participe. Dans les modes adaptifs, non comoris l'impératif, ce sont les premières personnes du singulier des temps simples, savoir: des cinq présents, de l’aoriste et du futur absolu. Les formations secondaires répondent au nombre des personnes, la première du singulier non comprise : puisque eelle-ci est primitive et que les autres en tirent leur origine. Il y en a donc cina de chaque temps: et ces temps eimples et adaptifs étant a. Jre de sept, cela fait trente-cinq formations secondaires; qui neanmoins ne sont pas toutes différentes par la terminaison ; ils s’en trouvent plusieurs de semblabies, qu'on ne distingue que par le sens et à la suite du discoure, Dans les tableaux que nous venons de donner de deux verbes de la première conjugaison, ces formations sont toutes distinguées par des italiques.
Remarques particulières sur les Conjugaisons. 1ère CONJUGAISON,
Cette première conjugaison, quoique la plus nombreuse, n’a que les verbes aller et puer qui soient irréguliers, c’est-à-dire qui sortent de la règle générale, et seulement dans quelques-uns de leurs temps.
Le verbe puer n’est irrégulier qu’au singulier du présent absolu de Pindicatif. On dit je pus, tu pus, il put, au lieu de dire je pue, tu pues, il pue, comme on dit je tue, tutues, °l tue.
| Heu
Le verbe aller est irrégulier au présent absolu de l’ind'“atif, au futur absolu de ce mode et au présent du suppositif. dicatif présent absolu, je vas ou je vais (*), tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont. Futur absolu, j'irai, tu iras, il ira, nous irons, vous rez, ils iront. Suppositif présent, j'irais, tu vrais, il irait, nous rions, vous iriez, ils iraient. Subjonctif présent absolu, on met un $ avant les deux { pour les mouiller, que j'aille, que tu ailles, etc. Impératif, va, qu'il aille, que nous allions, que vous alliez, qu'uls aillent. On ajoute une s à va quand il précède y. Ex. vas-y. Mais si y est suivi d’un verbe on ne met pas ls. Ex. va y donner ordre.
Îl y a des verbes de la première conjugaison qui ne sont pas d'usage à quelques personnes, à quelques temps et même à sa Lu mode, ce qui les rend incomplets sans les rendre irréguters.
Ile. coNsUgaAISON.
La seconde conjugaison, beaucoup moins abondante que la première, plus nombreuse cependant que les quatre autres, comprend taus les verbes dont l’infinitif se termine en tr tels que adoucir, élablir, fuir, venir, sortir. Quoiqu’elle ait une règle générale commune au plus grand nombre de ses verbes et qui la caractérise, elle a néanmoins des exceptions qui la rendent moins uniforme que la précédente. Des neuf formations primitives il n’ÿ a dans les verbes réguliers de cette conjugaison que le A iQe qui se forme par pur retranchement de la finale r. Ex. Puni, averti, fini. Le gérondif, le présent relatif de l'indicatif, le futur absolu, le présent du suppositif, les deux présens du subjonctif se font par l’addition d’une syllabe ; prenant chacun la terminaison qui lui est généralernent affectée, avec cette variété néanmoins que le futur abso!u et le présent des suppositifs gardent la consonne finale de l'infnitif pour former leur dernière syllab'!e, et que les quatre autres substituent à cette censonne la double ss. Ex. Je punirai, je Punirais, punissant, je punissais, que je punisse. Les deux présens du subjouctif n'ont entre eux de différence qu'à la troisième persanne du singu'ier : on dit à l'absolu, qu’il punisse, au relatif, qu’ punit. |
Les deux autres formations primitives, qui sont celles du présent absolu de l’indicatif et de l’aoriste, se font par le changement de la finale rens. Ex. Je punis présentement, je punis hier.
(*) N. B.—Je crois que vais se prononçait du temps de l’abbé Girard comme sion écrivait, 7e vés, comme prononce encore le bas peuple, et que je vas se prononce maintenant bref comme dans les mots la table, c’est-à-dire presque comme l’e ouvert, je vès, tu vès, il ve.
Les formations sscondaires se font au pluriel du présent absolu de l'addition d’une syilable entière, en prenant les terminaisons convenables et une double ss. Ex. Je punis,tu punis, il punit, nous purussons, vous punissez, ils punissent. Dans les autres temps les formations suivent l’analogie généra'e de la première conjugaison.
Ezxceptions dans les verbes de la seconde conjugaison.
Nous réduisons en six articles les verbes en ir dont la conjugaison diffère de celle du verbe punir.
lo. Bouillir, sortir, dormir, mentir, sentir, mourir, et leurs composés ou dérivés forment le présent relatif de l’indicatif par le simple changement de la terminaison ir en ais: ce qui rentre dans l’analogie de la première conjugaison, Ils sont encore plus irréguliers au présent absolu ; dont le singulier est réduit à une syllabe et le pluriel à deux : en conjuguant ainsi :
Je bouz, tu bous, il bout, nous bouil'ons, vous bouillez,i!s bouillent. Je sors, tu sors, il sort, nous sortons, vous sortez, ils sortent, Je dors, tu dors, il dort, nous dormons,vous dormez,ils dorment. Je mens, tu mens, il ment, nous mentons, vous mente”,ils mentent. Je sens, tu sens, il sent, nous sentons, vous sentez, ils sentent. je meurs, tu meurs, il meurt,nous mourons,vous mourez, ils meurent.
Le dernier de ces verbes étend son irrégularité jusqu’au participe, au futur, et au présent du suppositif: on dit mort, Je mourrui, Je mourrais.
20. Offrir, souffrir, ouvrir, courir, ei leurs composés forment le présent absolu de l’indticarif en changeant la terminaison ir ene muet : foffre, je souffre, j’ouvre, je couvre : is la changent en ert pour le participe : offert, souffert, ouvert, couvert.
Sa. Cueilir et ses composés suivent la même règle pour le temps présent : mais leur partiripe ne s’écarte point de la rège générale, je cueille, je recueille, cueilli, recueilli.
40. Tenir, venir, courir, vélir, avec leurs composés, forment le participe par le changement d’ir en w, tenu, venu, couru vêtu. Ils forment le présent relatif en changeant ir en ais : je tenars, je venais, je courais, je vélais. Ils font à l’aoriste, fe lins, je vins, je courus, je vétis : au futur je tiendrai, je viendrai, je courrai, je vélirai : au présent du supposiuf, je tiendrais, je viendrais, je courrais, je vélirais. Les formations secondaires de tous ces temps irréguliers suivent l'analogie ordinaire en les tirant de leur primitive.
50. Acquérir et ses semblables font au participe et À l’aoriste, acquis, conquis, requis, J’acquis, je conquis, je requis. Ils con juguent le présent absolu de cette façon. f’acquiers, tu aquiers, À acquiert, nous acquérons, vous acquérez, Üs acquièrent.
bsolu aisons punit, temps conju-
conju-
y compar le rentre e plus
à une
uillent.
rtent.
>rment.
jentent.
ntent.
eurent.
x partinort, Je ment le ir ene tenert
pour le la règ'e
ment le
60, Fuir et s'enfuir prennent un y où les réguliers ont deux ss : c’est-A-dire au pluriel du présent absolu de l'indicatif, à toutes les personnes du présent relatif de ce mode, et à celle du présent absolu du subjonctif: nous fuyons, vous fuyez, is fuyent, je Juyais, que je fuye.
Ille, cCONIUGAISON.
Les verbes de cette conjugaison terminés en oir sont en si petit nombre et si peu uniformes qu’il faut rassembler par petits groupes ceux qui ont la même analogie. La seule règle générale que l’on puisse donner, c’est que leur participe se termine en u ; excepté asseoir et surseoir dont le participe et l’aoriste absolu sont en is. Ex. Assis, sursis, je m’assis, je sursis.
Conjugaison du verbe asseoir.
Infinitif. s’assenir.
Gérondif, s’asséiant.
Participe, assis.
Prés, abs. s. je m’assieds, tu t’assieds, il s’assied. pl. nous nous asséions, vous vous asséiez, ils s’asseient.
Prés. rel.s. je m’asseiais, tu t’asseiïais, il e’asseñait.
Futur abs, je m'assiérai.
Remarque.—W ailli Fe je m'asseois, je m'’asseairais, je m'asseoirai. L'abbé Girard voudrait de plus retrancher l’e inutile et écrire je m'assois, Je m'assoirais, Je m'assoirai. Ce qui rendrait le verbe plus régulier.
Choir, déchoir, échoir, manquent de plus'eurs temps. Ils changent la terminaison oir en & pour le participe, et en us pour l’aoriste. Ex. Chä, déchà, échû, je chus.
Voir se conjugue de la façon suivante : voir, voyant, vù, je vois, tu vois, il voit, nous voyons, vous voyez, ils voient, je voyars, je vis, je verrai, je verrais, que je voie, que je vise. Ses composés suivent la même analogie à deux exceptions près, qui sont le futur de prévoir et de pourvoir où la diphtongue oi de l’infinitif s’est maintenue : on écrit et on prononce, je prévoirai, je pourvoirai. L'autre exception est à l’aoriste de ce dernier verbe ; on dit je pourvus.
Concevoir, percevoir, appercevoir, recevoir, forment le participe, le présent absolu de l'indicatif, et l’aoriste en retranchant toute la dernière syllabe et en changeant la voyelle e qui la précède en à, ois et us, Quant aux autres temps simples, ils s’y font par des changements tels qu l'exemple va les montrer, où je ne rapporte que ce qui sort de la règle.
Concevoir, concevant, conçu, je conçais, nous concevons, vous concevez, ils conçoivent, je concevais, je cong£us, je concevrai. je
concevrais, que je conGoive, que nous concevions, que vous Conceviez, que je conçusse.
Voici une table commode pour conjuguer les six verbes qui nous restent à connaitre.
valoir, vouloir, pouvoir, savoir, valant, voulant, pouvant, sachant, valus, voulu, * sû,
je vaus, je veux, Fe peux, je sais,
fu VAuUS, tu veux, tu peux, {u sais,
il vaut, il veut, il peut, il sait,
nous valons, nous voulons, nous pouvons, nous savons, vous valez, vous voulez, vous pouvez, Vous savez, ila valent, ils veulent, is peuvent, ils savent, je valais, je voulais, je pouvais, je savais,
je valus, je voulus, je pus, Je sus,
je vaudrai, je voudrai, je pourrai, Je saurai,
je vaudrais, je voudrais, je pourrais, je saurais, que je vaille, que je veuille, que je puisse, que je sache, que je valusse, que je voulusse, que je pusse, que je susse,
mouvoir, je meus. nous mouvons, je mouvais.
mouvant, tu meus, vous mouvez, mô, il meut, ile meuvent,
Les composés comme prévaloir, émouvoir, suivent l'analogie de leurs simples.
Pleuvoir n’est d'usage que dans les modes adaptif à la troisième personne singulière de ces temps : ti! pleut, il pleuvau, il pleuvra, il pleuvrait, qu'il pleuve, qu'il pli.
IVe. consucaison des verbes terminés en re.
Cette conjugaison, première des féminines, renferme tous les verbes où le son caractéristique qui précède la dernière syllabe de l'infinitif est formé par l’une des voyelles simplesaeiou, tels que battre, permettre, construire, mordre, conclure. Ils forment tous le présent de l'indicatif par retranchement, ayant toujours une eyllabe de moins qu’à l’infinitif. A l'égard du participe, il s’y partage en trois terminaisons : l’une en x dans les verbes dont le son caractéristique est une de ces trois voyelles aou: l’autre en is dans ceux dont le son eft e et la troisième en it dans ceux où ce son esti. Ex. Abattu, tordu, conclu, remis, confit. Il faut excepter de cette règle, perdre, suivre, vivre, lire, qui font Perdu, suivi, vécu, lu. Les autres (ormations se
faisant d’une manière assez confurme À l'analugie générale, il suffira d'en donner une seule table de conjugaison et d'y joindre
Pour, les irréguliers dire et érire.
Inf battre, construire, écrire, conclure, 8 qui ” ermettre, dire, mordre, | Gér atiant, construisant, écrivant, concluant, | ‘ permettant, disant, mordant, | Part, Pattus construit, écrit, conclu, * permis, dit, mordu, Indic je bats, construis, écris, conclus, * Je perinets, dis, mords, tu bats, construis, écris, conclus, iu permets, dis, mords, 8, il bat, construit, écrit, conclut , il permet, dit, mord, nous battons, conctruisons, écrivons, concluons, nous permeltons,disons, mordons, vous battez, construisez, écrivez, concluez, vous permettez, ditess mordez, ils battent, construisent, écrivent, concluent, 16, ils permettent, disent, mordent, !
LA je battais, construisais, écrivais, concluais, | je nermettais, disais, mordais, : Je battis, construisis, écrivis, conclus, Je permis, dis, mordis, je battrai, construirai, écrirai, conclurai, rie de Je permettrai, dirai, mordrai, Sun, attraisy Construirais, écrirais, conclurais, à troi- Sup. je permettrais, dirais, mordrais, pat, il Sub) que je batte, construise, écrive, conclue, * que je permette, je dise, morde, que je battisse, construisse, écrivisse, conclusse, que je permisse, je disse, mordisse,
Toutes les formations secondaires suivent l’analogie commune. Vivre et lire ont à l’aoriste je vécus, je lus. Clore et éclore ont au participe clos, éclos, et ne sont point usités aux autres formations simples.
ous les syllabe 210%; e, Ils PAts À 4 | | l'égard Cette conjugaison comprend tous les verbes terminés en re qui u dans ont pour son caractéristique une de ces trois diphtongues ortooyelles graphiques aioiou. Ex. Plaire, croire, boire, connaitre, coudre, ème en moudre. Leur participe est en u, plu cru, bu, connu, cousu, mouremis, lu, Il faut en excepter naitre, faire, taire et leurs composés qui vivre, C1
ons se
Ve. CONJUGAISON.
le forment différemment. Ces verbes sont en petit nombre et la table suivante suffira pour faire connaitre les réguliers et les
irréguliers.
Inf. plaire,
faire, Gér. plaisant,
faisant, lu, all,
., je plais, Indic. je fai
Part.
tu plais, tu fais, il plait, il fait,
nous plaisons, nous faisons, vous plaisez, vous faites, ils plaisent,
ils font, je plaisais, je faisais, je plus,
je fis,
- je plairai, ee Érai, je plairais, je ferais, que je plaise, naisse, que je fasse, croye;, que je plusse, naquisse, que je fisse, crusse,
Sup.
Sub).
naitre, croire, naissant, croyant, nés
cru, nais, crois, nais, crois, nait, croit, naissons, croyons, uaisseZ)s croyez, naissent, croyent, naissais, croyais, naquis, crus, haitrai, croirai, naitraiss croirais,
boire, connaitre, buvant, connaissant, bu,
connu, bois, connais, bois, connais, boit, connait, buvons, connaissons, buvez, connaissez, boivent, connaissent, buvais, connaissais, bus,
connus, boirai, connaitrai, boirais, connaitrais, boive, connaisse, busse, connusse,
Vie CONJUGAISON.
coudre, moudre, cousant, moudant, consu, moulu.
couds, couds, coud, eousons, cousez, cousent, cousais, cousus, coudrai, coudrais,
couse,
coususse.
La sixième conjugaison est celle que le son ‘naza! ‘caractérise: Ce son est toujours un des suivans, an, en, on, ain, ein, on. Ex. Répandre, défendre, répondre, craindre, peindre, joindre. Cette conjugaison est plus régulière que les quatre précédentes. Elle se divise sn deux branches ; l’üne où le son nazal est formé par la jofiction d’une seule voyelle avéc la consonne ñn, comme les trois premiers verbes que l'on vient de citer pour exémplés : l’autre où ce ‘SOn ‘est formé par une diphtongue jointe à n, comme dans les trois derniers exemples.
dans les
Les verbes de la première branche funt leurs formations dans une parfaite uniformité entre eux : gardant partout la consonne qui se trouve avant 7e pour former la dernière syllab'e, excepté dans les deux premières personnes singulières du présent absolu de l’indicatif, des quelles on ôte le d qui y devient inutile ; bien entendu que ce ne soient point des monosyllabes ; car alors ce d y reste. Ex. Je rends, tu rends, tu ponds. Ces verbes se conjuguent donc par le simple changement de la dern ère syllabe dre, en dant pour le gérandif, en du pour le participe, en s pour le présent absolu de l’indicatif, en dois pour le présent relatif du même mode, en dis pour l’uariste, en drai pour le futur, en drais pour le présent du guppositif, en de pour le présent absolu du subjonctif, en disse pour le présent relatif de ce mode.
Ex. défendre, répondre, défendant, répondant, défendu, répondu, je défends, je répons, je défendais, je répondais, je défendis, je répondis, je défendrai, je répondrai, je défendrais, je répondrais, que je défende, que je réponde, que je défendisse, que je répondisse.
Les verbes de la seconde branche ne sont nas moins uniformes entreeux. Ils se distinguent de la première par trois pratiques particulières. La première en ce qu'ils forment leur participe par le changement de toute la dernière syllabe dre en t. La seconde en ce qu'ils terminent la troisième personne singuhère du présent abso'u par un { au lieu du d, qu’ils otent aussi aux autres personnes. La troisième différence consiste en ce qu’ils ne retiennent le son nazal de l’infiaitif que dans les formations du participe, du futur, du présent du suppositif, et des trois personnes singulières du présent de l'indicatif ; ils quittent ce son dans toutes les autres formations : y conservent néanmoins la diphtongue qui servait à l’énoncer avec n, cette consonne seule y disparaissant : et ils y
changent de plus l’articulation simple du d en l’articulation grasse. degn : Ex.
craindre, peindre, joindre, craignant, peignant, joignant, craint, peint, joint,
je crains, peins, joins,
tu crains, peins, joins,
il craint, peint, joint,
nous craignons, Vous Craignezs ils craignent, je craignais,
Je craignis,
je craindrai,
je craindrais, que je craigne,
peignons, peignez, peignen!, peignais, peignis, peindrai, peindrais, peigne, peignisse,
joignons, Joignez, joignent, Joignais, joignis, jJoindrai, joindrais, Joigne, joignisse.
que je craignisse,
Le verbe accroire est le seul de son espèce, il n’est ni actif, ni passif, ni récipruque, ni neutre. Îl est toujours accompagné du pronom en, n'est d’usage qu’a linfinitif, et ne saurait avoir d'emploi sans le secours du verbe faire, dont il s'associe la conjugaison et le service : Ex. ül s'en fait accroire, faisons en accroire à ces gens là, on ne m'en fera pas accroire.
Je termine ce chapitre du verbe par le tableau comparatif qui suit.
Conjugaison du verbe avoir suivant le système de l'abbé Girard
et suivant celui de M. Lhomond, pour voir la correspondance qu’il y a entre les dénominations des modes et des
temps de ces deux systêmes,
L’AB8E’ Girarn.
Jodes inaéjints.
Infinitif
Présent.
Prétérit.
Gérondif,
Présent.
Prétérit.
ayant eu.
Pa:ticipe.
eu.
Modes adaptifs.
Indicatif. paf Présent absolu.
Présent relatif, Prétérit absolu, Prétérit relatif.
Aoriste absolu.
Aoriste relatif, Futur absolu, Futur relatif,
avoir avoir eu.
ayant.
j'ai.
J'avais.
J'ai eu.
J dvais eu.
J'eus.
J'eus eu.
J'aurai.
J'aurai eu.
M. Laomonn,
Infinitif.
Présent.
Prétérit.
Participes.
Présent.
Passé.
eu, eue, ayant eu.
Indicatif.
Présent.
Impuarfait.
Prétérit indéfini.
Plus-que-parfait.
Prétérit ndefini.
Prétérit antérieur.
Futur.
Futur passé,
tif, ni né du avoir a CON— on aC-
if qui
Girard esponet des
NDe
L’Aspe’ GIRARD. M. LHomonn.
Suppositifs Conditionnels.
Présent. J'aurais. Présent.
Prétérit. J'aurais eu. Passé.
Subjonctif. Subjonciif.
Présent absolu. j'aie. Présent ou futur, Présent relatif, J'eusse. Imparfait.
Prétérit absolu. J’ate eu. Prétérit.
Prétérit relatif. J'eusse eu. Plus que parfait. Impératif, Impératif.
Présent ou futur.
aye. aie ou aye.