CIRCULATION CONSCIENTE
La première question qui se pose devant nous est la suivante : le flnide qni circule est-il différent dans les nerfs moteurs et dans les nerfs sensitifs ?
Nous ne le pensons pas ; voici ponrquoi. Le nerf n’est
moteur ou sensitif que d’après le point de vue auquel on se place.
Quand une sensation vient frapper un organe récepteur (l’œil par exemple) le courant qui s’établit va de l’image qui a provoqué la sensation au cerveau ; il est centripète par rapport au cerveau récepteur mais il est centrifuge par rapport à la cause de la sensation.
Si nous considérons l’œil comme l’organe fabriquant la sensation, l’œil devient actif par rapport au cerveau qui ne fait que recevoir l’impression et qui par suite est passif.
L’organe récepteur du cerveau agit à son tour comme centre d’émission actif de l’image qu’il a reçue vis-à-vis d’autres centres encore inconnus par les physiologistes et une circulation psychique s’établit.
Cette circulation met enjeu des facultés diverses admirablement classées par Kant et dont l’étude sortirait du cadre de notre travail.
Le résultat du travail de la circulation psychique est la formation (sous l’influence de l’imagination et après action de la mémoire, du jugement etc., etc.,) d’une nouvelle image d’origine toute cérébrale une idée (21007 image).
Cette idée agit vis à vis des cellules de la partie antérieure du cerveau comme l’objet matériel, origine de la sensation visuelle, agissait vis-à-vis des cellules réceptrices de l’œil.
L’excitation motrice prend comme centre le cerveau et gagne la périphérie. — L’organe périphérique (plaque motrice) devient passif par rapport au cerveau devenu actif, tandis que tout à l’heure la périphérie était active par rapport au cerveau passif.