ANTICIPATION
La Seine languit dans un soir qui ment Et promet trop vite un mai poitrinaire : Paris est grisaille et cendre lunaire Eternellement.
Mai ne viendra pas, Avril ni son Roi ! Devant que la pluie ait daigne se taire, Tu précédercis l'éveil de ces terres Qui sont le Printemps et le sont sans toi..
Car, lourd des ferveurs de tes mères, sage De toutes les fois, qui t'ont fait paireil Au jeirdin mouillé qui sèche au soleil. C'est toi l'âme calme en ce paysage !
Heureux de sentir qu'à ceux des aïeules J'apparenterai mon désir d'aimer Plus vite qu'avril j'ouvre un coeur fermé; Plus gai, je l'effeuille...