‹ Essai de rêve moderneChapitre 52 sur 71 · ALCESTE PARLE · texte numérisé non relu

ALCESTE PARLE

Muse, devant la foule au rire gras je suis Prince ! Je sens l'orgueil et le dédain des pitres Crever en moi ! — L'effroi des hommes bat mes vitres. L'amour des dieux morts prend mes nuits !

Plus rien pendant le jour ! Frappez, brisez les portes ! Prince, oui, pai la force étrange du mépris ! Je me sacre vaincu, je me hausse incompris. En m'agrippant aux Frises mortes !

Prince, oui ! malgré vous qui riez et criez ! Malgré les heurts de gueule et les trognes rougies ! Il serait trop cruel de voir mes nostalgies, Mes cahiers blancs, mes encriers,

Confondus sur l'éclat des tables populaires ! D'accepter les regards, les signes, les yeux ronds I De hanter le manteau rouge des fanfarons. Le bourgeron gras des colères !

Et moi qui me souviens d'avoir pleuré le soir. Quel rire ai -je à donner, quelle promesse ? — Insulte ! Ils ont grossi la voix pour corser le tumulte ! Ils ont pris des bancs pour me voir !

Non ! L'irrémédiable est prononcé ! Je brise : Les pavots supprimés Tarquin meirchait têtu... Que voulez-vous ? — Demain la nuit m'aura vêtu, Muse, et sa redingote est grise...

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