QUATRAINS
Nous sommes ceux qui, loin des grasses Fortunes dont le ventre bat Vers quels demains de quelles races, Peissons comme un rire ici-bas...
— Feux follets qui ne trouvent pew De foyer stable pour y luire.
Et pour y pétiller au sec.
Contre la chauffepanse, avec Le bois concassé de la lyre.
APERITIF
Rien que le déjeuner, sur la table muette Rien que la nappe triste et le jambon hideux; Rien que le battement du cartel Henri deux, Et le faux mobilier, dont le style inquiète...
Rien que l'oubli des murs, le silence des chaises, Rien que l'étoufïement des pas sur le tapis; Rien que le jour d'été filtré par le tamis Du brise-bise à plat, sur la fenêtre anglaise.
Les vitres regardant de leurs yeux las, le vide... Rien que la confiture en son pot de cristal... Attendant qu'on savoure ou qu'on digère mal, Orange, comme un coin de peinture languide...
Rien que l'isolement de moi-même devant Les plats, l'étain, l'argent, les couverts de gala Parce que j'ai songé que l'amour est un plat..., — Et que c'est le théâtre en prose qui le vend I