‹ Essai de sémantique: (science des significations) (volume 3)Chapitre 33 sur 87 · Déjà en latin : Ne torseriste (Pline le Jeune, IX · texte numérisé non relu

Déjà en latin : Ne torseriste (Pline le Jeune, IX

blissement est souvent accompagné d'une sorte de décoloration, qui vient de ce que le mot est employé en toute espèce de groupements et d'associations. L'adverbe allemand sehr (qu'il faudrait écrire sêr) signifie « cruellement » f . On disait : er ist sehr lei~ dendy sehr betrubt. Mais la décoloration a été telle qu'on a fini par dire : er ist sehr brav, sehr fr oh.

Celui qui s'en tient à l'étymologie sans prendre garde à l'affaiblissement des sens peut être amené à d'étranges erreurs. Que n'a-t-on pas écrit sur le Compelle intrare de l'Évangile? Ces mots sont la traduction du grec àvàyxx<rov cw-eXOciv, qui signifient « invite-les à entrer » \ Il n'y a là nulle contrainte.

Le latin invitare^ qui exprime la même idée, est un dérivé de invitus. Il a commencé par signifier « faire violence ». Mais un excès de civilité Ta fait employer en des occasions qui, dès l'époque de Cicéron, l'ont conduit au sens d' « inviter ».

Le verbe allemand nothen ou nôthigen est un exemple du même fait.

i Versehren, - ravager », unversehrt, « non blessé », sont de la môme famille. Le cher de la famille est le vieux haut-allemand sér, « douleur «..

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