‹ Essai de sémantique (science des significations)Chapitre 87 sur 87 · EE · texte numérisé non relu

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présenter, sous une forme qui permettra à tous les lettrés d'en jouir, les plus sincères et les plus jolies de ces peintures du temps passé.

Son livre procure, comme il l'a désiré, l'impression très nette de ce qu*éiait la haute société française il y a six cents ans, tout occupée de flirt, de sports et de plaisirs ruraux, et permet, pour ainsi p___^ — — — w .,- ^.....«.v., •.».» ^.^ «T^unuT^n ..»«.. an» »»».... dire, de s'y pro- -"^ " où se passa au xin» siècle le roman de ^^ Flamenca". mener à l'aise

Un appendice bibliographique contient l'indication précise de tous les travaux sur l'histoire de la société française au moyen âge d'après les sources littéraires qui ont été exécutés jusqu'à présent, principalement en Allemagne.

Herbert SPENCER Faits et Commentaires. Ouvrage traduit

de l'anglais, avec l'autorisation de Tauteur, par M. A. DiETRiCH. Un volume in-i6, broché, 3 fr. 50.

Dans Faits et Commentaires, le dernier volume d'Herbert Spencer, traduit en français par M. Aug. Dietrich, le lecteur se trouve en présence des questions les plus diverses, depuis la réforme des sociétés financières, la suppression de l'ivrognerie, la prévision du temps, la vaccination, jusqu'à l'assainissement des villes, la gymnastique, le style et la grammaire, en passant par des considérations sur l'art, la musique, l'éducation, le patriotisme, etc., etc.

Il y a ainsi 41 chapitres où s'exerce la force du raisonnement, toujours marquée au coin d'une logique et d'un bon sens inexorables, du plus grand psychologue de notre époque. fl. Spences de l'homme qui, de nos jours, ainsi qu'on l'a dit, « a eu le

plus d'idées ».

Nul égard pour les conditions sociales ou pour les personnes n'est en état d'entraver la liberté de jugement de l'illustre penseur, et son appréciation de la conduite de ses compatriotes anglais dans la guerre du Transwaal, ainsi que son portrait de M. Chamberlain, sont de nature à faire sensation. Mais ce volume offre un intérêt d'un autre ordre encore : Herbert Spencer, parvenu au degré extrême de l'existence, l'a présenté comme son testament philosophique, et, en effet, il n'a pas longtemps survécu à cette dernière nuvre.

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M"" DE STAËL Lettres inédites à Henri Meister, publiées

par MM, Paul Usteri, ancien professeur à l'école can-

I tonale de Zurich, et Eugène Ritter, professeur à la Faculté des lettres de Genève.

H. Meister, qui a succédé à Grimm dans la rédaction

de la Correspondance littéraire^ était un vieil ami de la

famille de M"** de Staël. Dans les lettres que celle-ci

lui écrivit pendant trente ans, elle lui témoigne toujours

une entière confiance. Ces lettres sont surtout intéressantes

au temps de la Terreur et sous le premier Empire.

Dans les papiers de Meister, que MM. Usteri et Ritter

ont utilisés pour écrire la notice biographique de ce personnage trop

oublié, ils ont puisé des renseignements nouveaux sur la vieillesse de

Rousseau, la mort de Voltaire et la famille de Diderot.

Julien TIERSOT Hector Berlioz et la Société de son temps.

Un volume in-i6, broché, 3 fr. 50.

Voici un livre qui parait à son heure, puisque Theare est I à Berlioz et que le monde musical fête de toutes parts son I glorieux centenaire. Mais quand l'heure sera passée, ce livre [continuera de demeurer comme Tétude la plus sérieusement I documentée et la plus pénétrante qu'on ait encore consacrçe I à l'illustre musicien.

Non moins que sa personne et son tempérament, l'art de J Berlioz est étudié ici dans ses origines et dans son développement, puis exactement défini par ses affinités et ses I contrastes.

H. Bbbliox C'est ainsi qu'en nous transportant « au pays de

Berlioz», M. J. Tiersot nous révèle à la fois quelquesunes des plus touchantes intimités de sa vie et certaines origines lointaines, mais incontestables, de son inspiration musicale. En le rapprochant ailleurs des musiciens de son temps, ou en opposant son œuvre à la leur, il nous fait saisir, avec une précision qui ne sera pas dépassée, les traits essentiels et caractéristiques du génie de Berlioz.

Au reste, il n'est pas un musicien, pas un amateur éclairé qui ne connaisse les excellents travaux de M. Julien Tiersot sur l'histoire de la musique française. On retrouvera dans son nouveau livre ses mérites ordinaires, la sûreté de sa méthode, l'exactitude du jugement critique ; mais on sera, d'autre part, séduit, sans nul doute, par un certain ton de sympathie chaleureuse, qui achève d'a&^urer à l'ouvrage son caractère de vivante originalité.

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