ACTION DE LA TRIETHANOLAMINE SUR LES SELS DE CUIVRE ET D'ETAIN
On s'est préoccupé, dans le présent chapitre, d'étudier la possibilité d'une séparation par la triéthanolamine, qui a la propriété de complexer le cuivre à la manière de l'ammo-
nmiaqgue.
BIBLIOGRAPHIE- Le seul mémoire relatant l'action de la triéthanolamine sur les sels cuivriques qui ait paru, à notre connaissance, est dù à E. pozzr-nscon(®), L'auteur sisnale que les sels cuivriques donnent, par action de la triéthanolamine un précipité blou, se redissolvant facilement dans un excès de
éactif, en donnant une liqueur d'un blou intense, absolumont enalogno à l'eau céleste, bien que la réaction soit beaucoup moins sensible. L'hydroxyde de cuivre, de même que le carbonate de quivre, sont également solubles dans la triéthanolnmine.
Les tartrates alcalins, en présence de triéthnolamine, donnent avec lo sulfate de cuivre une liqueur bloue, douée des mêmes propriétés oxydantos que la liqueur de Fehlins, notamment vis à vis des sucres réducteurs, mais cependant, il est une dose maxima qu'il ne faut pas dépasser ; sinon la réduction
devient impossible,
On à repris les expériences ci-dessus, et tous les résultats se sont trouvés entièrement vérifiés. Le cas des sels cuivreux n'est pas mentionnée dans ce mémoire, mais ceux-ci, d'après nos expériences, ne réagissent pas sur la triéthano- Janine,
La conclusion de E, POZZI-ESCOT est que, d'une façon générale, la triéthanolamine, par ses actions sur les différents sels métalliques, s'apparente beaucoup plus aux hydroxydes alcalins qu'à l'ammoniaque,
En ce qui concerne les sels d'étain, E. FISCHER 5e borne à signaler la formation d'un précipité d'hydroxyde sous l'action de la triéthanolamine (5), C'est la seule référence que
l'on puisse, à notre connaissance, relever sur ce sujet,
TRAVEUX PERSONNELS .- On a étudié l'action de la triéthandlamine sur le chlorure stanneux et sur le chlorure stannique en vue d'une séparation possible entre le cuivre et l'étain par
ce moyen,
CAS DES SELS STANNEUX ,- Les sels stanneux donnent avec la triéthanolamine un précipité blanc, collofdal d'hydroxyde, insoluble dans un excès de triéthanolamine (différence avec les sels stanniques),.
De fait, on ne peut songer à séparer le cuivre de l'étain au moyen de ce réactif, car l'hydroxyde d'étain, en raison de sa nature colloïdade, retient par adsorption des quan-
tités notables de cuivre.
CAS Ad
Aa à KE CAS DU CHLORURE STANNIQUE .-
Avec la triéthanolamine, le chlorure stannique donne un précipité blanc colloïdal d'hydroxyde stannique, lentement soluble à froid, plus rapidement à chaud dans un excès de triéthanolamine ; les choses se passent en fait comme si
l'on avait les réactions :
Sn C1? + 4 HO 9 Sn(0H)* + 4 HO1
; CH° -CH° OH CH£ -CH° -OH | 4 HO1 + 4 N-CH°-CH°-OH — 4[N-CH°-CH°-OH, HC1 No-cr-on L \ct-cHé-on j CH -CH° -OH : CH -CHÉ -OH 7 RC 4 SnC1* + 4 N CHÈ-CH2-OH + H°O —> 4[N-CH°-CH°-0H,H01 |+Sn (0H) * N CH cr -0H N cH2 cr ox
Le chlorhyärate de triéthanolamine a pu être recueilli et, après lavage à l'alcool absolu, a pu étre identifié par son point de fusion (177°) et son spectre de diffraction de
rayons X (méthode Debye-Scherrer).
La dissolution de l'hydroxyde stannique, qui d'ailleurs est une solution colloïdale, comme le montre l'examen ultramicroscopique, ne semble pas s'accompagner de réaction chimi-
que ,car,par repos prolongé ou par centrifugation,on ret roue .':
presque .../
presque totalité de l'étain sous forme d'hydroxyde, La réfrigération de même que l'ébullition prolongée, facilite beaucoup le dépôt d'hydroxyde.
Une autre preuve de l'état colloïdal de l'hydroxyde stannique dans la triéthanolamine est l'électrophorèse qui se produit lorsqu'on tente d'électrolyser la solution (tension 4 volts, densité de courant : 0,25 A par dem), L'hydroxyde stannique, en raison de son htbotère amphotère, ed de alors sur les deux électrodes, mais plus particulièremont sur la cathode.
Cette observation met en évidence l'impossibilité d'électrolyser l'étain en présence de triéthanolamine. .
On a tenté d'étudier l'action yéciproque du chlorure stannuique sur la triéthanolamine par la méthode dos variations continues appliquée à des mesures de conductibilité électrolytique, mais on n'a obtenu que des résultats absolumont aborrants, dûs, semble-t-il, à la nature colloïdale de la solution.
La triéthanolamine se comporte là encore comme un alcali, et l'on s'est demandé s'il ne se formerait pas un chlorostannate de triéthanolamine dont la formule serait !:
[H0-cHÈ- CRE | .
HO L CN N, H01l. MC”
HO-CH° -0E* 7 var analogie avec le chloroplatinate de triéthanolamino, déjà décrit par FIORENTIN et AUIZ(4) qui lui ont attribué la for-
mule : HO-CH° =CH à 8
HO-CHÉ-CHwS N, HC1| Pto1* HO-CH -CH° SU
Se TO te
corps qui à été obtenu par simple mélange de la triéthanolamine avec le chlorure platinique.
Mais, après élimination du chlorhydrate de triéthanolamine, il ne nous a pas été possible d'isolér un tel chloro-
sStannate, ni par cristallisation, ni par l'emploi de solvants.