‹ Essai de simplification du jeu de guerreChapitre 8 sur 26 · SUB LA CARTE · texte numérisé non relu

SUB LA CARTE

1. HltCHE SIRULTMéE DES DEUX DfTICHEIEHTS ET RECOHNtltSUtES EXËCUT£ES par les ESDMROHS kUKiS.

Description de la situation à 6 heures 30'.

A. AU DÉTACllHMBNT OUEST

Le directeur commeDce par le détachemenf qui, en cet instant, ae trouve avec lui auprès de la carte. — C'est le détachement Ouest '.

Il détaille la situation comme suit :

Le 3* escadron a fait rompre son peloton

■ Dana cette discussion, il n'y a aucun inconvénient d

ce que les officiers soient tous présents ; mais le direcleor

doit tenir rigoureusement à ce qu'aucun des participants,

autre que celui qui est interpellé, ne donne des avis et

.dique de nouvelles dispositions à prendre. Il doit

1er aussi à ce que les ordres et les rapporta ne soient

lis à ceux à qui ils sont destinés, qu'& l'instant où ils

recevraient dans la réalité.

d'avant-garde à 6 heures du matin du bivouac, à 1/4 mille Nord-Est de Zwenkau ; le gros de Tescadron suivant à 600 pas. Il s est avancé dans cet ordre pendant 30 minutes, en alternant le pas et le trot, sans rencontrer l'ennemi.

Pendant cette demi-heure, l'escadron aura parcouru environ 6,500 pas (15 X 300 + 15 x 130), En mesurant cette distance sur la cartel nous trouvons que le peloton d'avant-garde, à 6 heures 30', se trouve encore à 300 pas de Gautzsch et que ses éclaireurs sont à la sortie Est, ainsi que sur le mamelon au Sud du village. Je prie le commandant de la cavalerie^ M. le sous-lieutenant U., de marquer ce peloton et ses éclaireurs sur le plan, aux endroit»

dénommés.

Le sous-lieutenant U. exécute cet ordre.

Le gros de l'escadron se trouve à 600 pas en arrière, mais comme la distance et le terrain le dérobent à la vue, il ne doit pas être marqué sur la carte.

1 Ici,' comme dans toutes les circonstances où le directeur indiquera sur la carte la distance parcourue par une troupe, e^est au moyen du compas ou des échelles que cette notification devra se faire.

déployés en tirailleurs et quelques blocs représentant des subdivisions plus petites. Cette manière de procéder est préférable à èelle qui consiste à échanger les pions d*après la formation à prendre successivement, car elle évite des pertes de temps, qui font traîner la partie en longueur. Les pions des deux partis étant toujours de couleur différente, en règle générale bleus et rouges, le directeur assigne d'abord à chacun la couleur dont il fera usage. Tous les pions nécessaires à un conducteur sont placés dans une des petites boites à ce destinées. Cette précaution est indispensable pour que la couleur des pions ne se détériore pas ' . •

n est nécessaire que le directeur accorde alors quelques instants aux deux partis, afin

1 Dans le présent exemple, il n'est pas nécessaire qae le commandant de Tavant-garde du détachement Ouest prenne [des pions pour les deux escadrons qui entrent dans la composition de son détachement. Il y a un commandant spécial de la cavalerie, placé, il est vrai, sous les ordres du commandant de Tavant-garde, mais c'est à luimême qulncombe le maniement des escadrons sur la carte. On agira toi:Oours d*une manière analogue lorsqu'un commandant de subdivision aura d'autres conducteurs de troupes sous ses ordres.

que les officiers auxquels Thypothëse, les idées spéciales et leur mission particulière sont encore étrangères, se familiarisent avec la carte d'ensemble et la carte de détails, s'y orientent convenablement et étudient les mouvements et les combinaisons qu'ils comptent exécuter. Si l'on ne dispose pas de plusieurs cartes d'ensemble, le directeur devra permettre aux deux partis de s'orienter sur la carte de détails.

Après ces préliminaires, le directeur s'occupera d'obtenir les notes qui lui manquent encore pour compléter l'ensemble des renseignements qui lui sont nécessaires.

Dans le détachement Est, ce sont celles qui' sont relatives à la cavalerie.

Son commandant, le sous-lieutenant D., interpellé, répond : Je marcherai par la chaussée, sur Connevitz; le l*'' escadron d'avant-garde aura un peloton en flèche, à 50Ô pas en avant ; le second peloton est destiné à m'éclairer audelà de Connevitz;. il se détachera de l'escadron à la Croix de pierre. Les deux pelotons restants sont suivis à 400 pas par le second escadron, formant le gros. — Je me tiendrai à l'avantgarde. La marche se fera à une allure accé-

lérée, en observant toutefois de ne pas fatiguer les chevaux.

Le directeur : Si vous atteignez Connevifz sans avoir rencontré l'ennemi, avez-vous l'intention de pousser vos deux escadrons au-delà?

Sous-lieutenantD. : J'avancerai dans la direction de Zwenkau jusqu'à ce que je sois en coutact avec l'ennemi.

Le directeur : Quelles instructions donnez-vous au peloton du 1"* escadron que vous détachez ?

Sous-lieutenant D. : Il doit s'avancer jusqu'à Dolitz et, de là, envoyer des patrouilles sur la route qui va vers le Sud, ainsi que sur la rive gauche de la Fleisse, dans la direction de Zwenkau.

Le directeur s'adresse ensuite au lieutenant B., commandant de l'avant-garde, et lui demande ses dispositions de marche.

Lieutenant B. : L'avant-garde se fait précéder de 300 pas par un de ses pelotons et suit la chaussée eu colonne ; les deux pièces d'artillerie, en queue.

Quant au commandant du gros, il n'y a pas

)u pour le moment de lui demander d'autres

nseîgneraents, puisqu'on sait déjà qu'il se

tiendra à 600 pas de Tavant-garde et que son dispositif de marche est connu, par Tordre du capitaine Â.

Le directeur se rend alors près du détachement Ouest, où il interroge le commandant de la cavalerie (sous-lieutenant U.) sur les dispositions de marche.

Sous -lieutenant U. : Le 3" escadron de uhlans se porte par la chaussée vers Connevitz, le 4"* au-delà de 6r. Stâdteln. Chaque escadron détache un peloton à 600 pas, comme avantgarde et patrouilles intermédiaires. Â partir de Gr. Stâdteln, le 4' escadron enverra un peloton en éclaireurs sur la rive droite de la Pleisse, dans la direction de Leipzig. La marche se fera alternativement au pas et au trot.

Le directeur demande finalement encore Tordre et les dispositions de marche du bataillon d'avant-garde.

Lieutenant Z. : Une compagnie forme pointe, les trois autres viennent à 300 pas d'intervalle. On suit la chaussée en colonne par section.

Les autres renseignements relatifs à ce détachement sont déjà connus du directeur, par Tordre de détachement.

Détermination du point où les troupes avancées des deux partis s'apercevront.

Après ceci, le directeur ira examiner les cartes pour se rendre compte pendant combien de temps il pourra laisser cheminer les deux détachements en présence. Il est nécessaire pour cela que les officiers présents dans la salle où se trouve la carte s'en écartent assez pour que le directeur puisse mesurer ses distances, sans en être vu,

La cavalerie des deux partis s'étant mise eu marche à la même heure (6 heures du matin) et à des allures à peu près égales, il s'ensuit que la première rencontre aura lieu à mi-chemin des points de départ, environ près de Gautsch. La distance de ces points audit village de Gautsch est d'un peu plus de 7,000 pas; en tenant compte des détours que feront les deux troupes de cavalerie pour s'éclairer à droite et à gauche, on peut admettre qu'il leur faudra une demiheure pour parcourir cette distance.

Le directeur peut donc se rendre parfaitement compte en quel endroit se trouveraient, à 6 heures 30', les subdivisions les plus avancées

des dragons et des uhians. Mais il est évident que» dans ce cas, elles seraient trop rapprochées, puisqu en réalité, elles se seraieixt aperçues bien avant. Il lui sera donc très facile, en rétrogradant de quelques minutes, de fixer les points où les troupes avancées se trouvaient, par exemple, à 6 heures 27'.

On peut admettre,' que des détachements de cavalerie, ayant une assez longue traite à fournir, par de bons chemins, feront celle-ci moitié au trot et moitié au pas. Le trot dans des conditions favorables donne 300 pas à la minute ; le pas, 130. Ces données peuvent être modifiées selon la longueur du chemin à parcourir, l'état physique des chevaux, la nature plus ou moins accidentée des routes, etc. Dans ce cas, il convient de tenir compte de certains temps d'arrêt.

D'après ceci, les escadrons opposés auront fait au bout de la première demi-heure, 15 minutes au trot et 15 minutes au pas; (15 x 300 = 4,500+15 X 130 = 1,940) donc, environ 6,500 pas. Ceci nous donne, en mesur rant sur la carte, qu'à 6 heures 30' :

P Au détachement Est :

La subdivision de tête (peloton d'avant-

garde du 1^' escadron de dragons) monte de la basse plaine vers la hauteur de Gautzsch, et se trouve à peu près au Sud du chemin creux.

2"" Au détachement Ouest :

Le peloton d'avant-garde s est avancé de Zwenkau, jusqu'à 300 pas de Gautzsch ^

Les éclaireurs de ce peloton atteindront la sortie Est du village, ainsi que le mamelon qui est au Sud, à l'instant où les dragons s'approcheront de ces deux points.

Vu la grande distance entre le mamelon et la basse plaine et à cause aussi du boisement de celle-ci, ce ne serait, dans la réalité, qu'à ce moment que les pointes d'avant-garde s'apercevraient l'une l'autre.

Le directeur peut donc dès maintenant dire aux partis opposés quelle est leur situation respective, à ce moment, 6 heures 30'.

L'aide prend note des points où les deux

1 II se peut que, par suite de la réduction au quart de notre carte primitive, certaines mesures indiquées dans Touvrage ne correspondent pas exactement avec celles qu'on obtiendrait sur l'esquisse ci-jointe. Nous engageons nos lecteurs à rétablir la carte à son échelle, le 8,000«.

partis sont parvenus, ainsi que de Theure {voir annexes I et II), ce qui doit se faire par la suite, pour tous les cas semblables. H ne sera donc plus fait mention de ces annotations dans le cours de la partie.

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