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avons tout lieu de croireexact des salles d'accouchement à cette époque, où l’on sent une odeur telle qu'il faut êlre vigoureux pour y résister, dit un des membres de l'Académie.
Dans cette même discussion, nous trouvons une revue complète des traitements employés à l'époque, traitements que l’on peut en gros diviser en curatifs et prophylactiques.
Parmi les premiers nous trouvons préconisé l'emploi du souscarbonate de fer, de l’ipécacuanha, de purgatifs, de vomitifs, de la saignée etenfin du sulfate de quinine administré quelquefois à très haules doses comme médicament préventif et curatif.
Parmi les moyens prophylactiques proposés, nous trouvons signalés quelques procédés qui aujourd'hui ne laissent pas que de nous étonner.
D'abord Depaul jeite dans la discussion le « delenda est Carthago » des malernités. Pour lui, iln'y a guère qu’un moyen d'enrayer le mal, c'est de supprimer les maternités.
D’autres, moins décisifs, proposent divers procédés : entre autres, d'interdire à tout accoucheur de faire des nécropsies.
Le procédé qui est employé par White est signalé, c’est-àdire de faire leverles femmes deux ou trois jours après leur délivrance, pour favoriser l'issue des lochies.
Enfin il est proposé à l'Académie d'employer ces liens que Malgaigne appelait « antiphlogistiques », destinés à attacher les couvertures des nouvelles accouchées, pour les préserver du froid, accusé d’être l’auteur de tout le mal.
De l'isolement des femmes infectées, il n’en est pas encore queslion.
Plus lard Semmeilweis (1), à Vienne, fait un essai empirique d'antisepsie par le chlorure de chaux; mais sa méthode qui cependant donnait de bons résultats et qui marque un des pre-
(1) Tarnier : Asepsie el Antisepsie en obstétrique.
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miers degrés des progrès accomplis, n’est adoptée par personne.
Enfin un pas immense est fait aussitôt que Pasteur el son école eurent découvert et montré l'ennemi contre lequel on luttait inulilement depuis si longtemps. L'avantage de l'école moderne est, en effet, si elle n'obtient pas par ses méthodes des résultats parfaits, de savoir au moins quel est l'ennemi ou plutôt de counaitre quelques-uns des ennemis qu'elle doit combaltre.
Alors est entrée dans l'art des accouchements la pratique de l’antisepsie et de l’asepsie. Les résultats deviennent tels que l'isolement des accouchées perd beaucoup de son importance el que les maternilés à petites chambres, le régime cellulaire appliqué à l’obstétrique, comme nous avons entendu nommer cette méthode, n’a plus de raison d'être.
C’est donc par l'application aussi rigoureuse que possible de l'antisepsie que sont obtenus les résultats fournis par les hôpitaux de Bordeaux, résultats chargés de beaucoup par les pauvres malades misérables et miséreuses, qui ayant commencé leur accouchement, qui sait dans quel milieu ? viennent, déjà infectées, apporter les germes de la septicémie dans les maternités. C’est du reste ce que nous constaterions, s'il entrait dans le cadre de notre sujet de discuter les cas de mort dans les hôpitaux.
En ville, quoique la moyenne n'ait pas diminué dans les mêmes proportions, nous voyons que cependant elle se tient à un niveau raisonnable, et cela parce que médecins et accoucheuses sont tous aujourd’hui pénétrés de l'utilité de l’antisepsie. Ce qui le prouve bien, c'est la diminution très notable de la moitalité parmi les secourues du Bureau de bienfaisance, chez qui la parturition se fait dans un milleu des plus défavorables.
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De l'ensemble de notre travail, il nous parait permis de tirer les conclusions suivantes : à
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e° La mortalité puerpérale en ville parait ne pas avoir diminué dans des proportions aussi considérables. .
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Vu : Le Doyen, A. PITRES.
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