‹ Essai de syntaxe des parlers provençaux modernesChapitre 139 sur 139 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

P. 15 (et Table des matières) : le § 6 devrait commencer p. 13, 1. 8 du bas.

P. 20, aux personnes qui ont bien voulu me fournir de précieux renseignements joindre mon ami R. Faure-Dère, pour les parlers de Toulouse et environs.

P. 46, 1. II du § 27 : ajouter à l'ex. de Bellaud ces ex. de Goude-

lin : les bôsquis mémos plus salbatges, las rocos plus escuros (p. 201)

« les bois même (les) plus sauvages, les rochers (les) plus

sombres ».

P. 107, 1. 10 et p. 109, 1. 13. Goudelin offre d'autres ex, : Dabant que fa-los espeli(p. 72) « avant de les (fém.) faire épanouir », sourtèts aplaii-meh mar (p. 231) « venez m'aplatir la mer ». Il use beaucoup

plus souvent de la construction pron. -j- Ji^f-> ^x. nous aprenèn de

nou le mespresa (p. 211), pèr les remetre dins un clouquiè (p. 217), li serbi manto uno coupo de bi blous (p. 210), èron cado jour pel bousquet à li treboula le cristal courredis de sa founteto (p. 215), se l'embejo

îi bol fa tort (p. 266), etc La postposition du pron. est rare avec une

forme personnelle du verbe autre qu'un impératif. Je trouve les ex.

mùden-se bitomen tôutis les pessomens que (p. 200) « que s'en

aillent bien vite toutes les peines qui », a-i xt (p. 222) « il n'y a

rien », a-i cap de couqueto ? (p. 225) « n'y a-t-il point de gâteau ? »

Chez Vestrepain je n'ai pas trouvé un seul ex. de l'ordre inf. -\pron. conj., ni avec un ace. ni avec un dat., et que le verbe soit ou non suivi de régimes ou de compléments, et cela même dans des cas où le mètre da vers aurait permis la postposition du pron. ; nombreux ex. de l'ordre inverse p. 6, 16, 144, 150, 196, 224, 240, 241, 260. Point d'ex, de pron. après une forme personnelle du verbe autre qu'un impératif. Je crois pouvoir affirmer qu'en toul. actuel la postposition du pronom est impossible après une forme personnelle autre qu'un impér., et qu'après un inf. elle est rare et limitée au cas où le groupe verbe + pron. n'est pas suivi de régimes ou de compléments.

Il y a enclise en toul. après aici « voici » (eta/à«, variante qui est en

3o6 ADDITIONS ET CORRECTIONS

aq. la forme la plus généralement répandue), ex. Aid la nôbio, aiâuh! holmoun Diu ! qu'es poulido (Vcstrepain, p. 232; la voy. finale de -/o est élidée devant lx>).

Tous les ex. de Vestrcpaîn sont en vers ; tous ceux de Goudclin sont en prose, sauf le premier cité.

P. 130, 1. 5 ; ajouter lo me birabo al rebés (Goudelin, p. 202) « me la tournait \ Ycn\cT<, », Ai m^fmctrioi (Vcstrepain, p. 287) « je me la mettrais ^

P. 136, i. 12 et p. 137, i. 6. Cf. Goudelin Tout /'esprit se m' es emaugut (p. 287) «r mon esprit est tout ému, litt. tout /' esprit se m' est ému », le cos leur s'cs talomen tremudat (p. 201) « leur corps s'est tellement transformé », Tescuritat se me ten atapido jouts la raubo (p. 192) « l'obscurité se tient pressée sous ma robe ».

P. 154 : ajouter vers la fin du § 103 toul. Valegourio nés pas de mal Irouha (Goudelin, p. 80) « l'allégorie est claire».

P. 160, n. 1,1. 5, pogut, corr. pogu.

P. 161, 2° a; M. Salow (v. p. 4, n. i) a de môme relevé èi agudo peno « j'ai eu de la peine » dans les parties du dép. des Pyrénées-Orientales qui ne parlent pas catalan et dans les parties adjacentes des dép. de l'Ariège et de \W\iàc{Sprachgeogr. Untcrsuch., p. 85, n. i).

P. 162, n. I et p. 198, fin du § 127. L'explication de es agut^ par un croisement entre fl agiit et es estati est due à M. Gauchat; v. Scritti vari di filologia, Roma, 1901 (mélanges offerts à M. E. Monaci), p. 61-65. Cf. les confusions et échanges d'auxiliaires dont M. Salvioni a signalé la grande fréquence dans le N. de l'Italie, AGI, t. xvi, p. 208.

P. 183, titre courant, mettre-}- devant Acc. CONJ.

P. 205, 1. I, fuguèssey corr. fuguèsse.

P. 207, 1. 2 : ex. toul. de Goudelin quand le lebraud e la perlic nous betigon fa gratilhous à la maissèlo (p. 217) « quand le lièvre et la perdrix viendront nous chatouiller la mâchoire », quand alargue soun troupèl (p. 210) « quand il fera sortir son troupeau de l'étable », quand />r<j/î^orelàmbi (p. 102) « quand ]Q pretidrai du répit », qui tantost o/o près les mericles (p. 191) « qui tantôt aura pris ses lunettes ».

P. 276, 1. dernière, 9t, corr. et.

MAÇON, PROT&T FUiRES, IM»tMBUItS.

PC Ronjat, Jules

R64 1er s provençaiix modernes

Page 1