‹ Essai de topographie cérébrale par la cérébrotomie méthodiqueChapitre 2 sur 12 · PI · texte numérisé non relu

PI

Ég-uisier, tel liquide conservateur qui paraît le plus couvenable. Pour le moment j’emploie de préférence mi composé à parties égales iV alcool à 70° et de sirop de sucre. La cavité qui sépare les deux disques étant remplie, quelques tours de vis suffisent pour chasser l’excès de liquide et les bulles d’air, après quoi on retire lentement la canule tout en exerçant une lég’ère pression pour faire disparaître absolument l’empreinte (|u’elle a pu produire sur le tube. On a ainsi obtenu une boîte iransparente dont les parois sont solidement fixées entre elles par la pression atmosphérique.

Les coupes cérébrales ainsi renfermées augmentent de consistance et conservent leur couleur. Le liquide lui-même ne s’altère pas et g*arde sa transparence si on a le soin d’enlever les méning’es qui, autrement, se ramollissent, tombent dans le mélang’e, le troublent, et peut-être en amènent la décomposition.

Les trois catég’ories de coupes (verticales transverses, verticales antéro-postérieures, horizontales) ont chacune leurs avantag-es.

Les horizontales étalent pour ainsi dire sous les yeux, de la façon la plus nette, les trois blocs, parties ou domaines, en lesquels je divise la masse totale ;

Bloc antérieur ou frontal ;

Bloc postérieur ou occipital;

Bloc moyen ou cortico-g’ang’lionnaire.

Certaines coupes horizontales permettent d’apprécier d'un simple coup d’œil l’étendue exacte de tout l’intérieur du cerveau (ventricules) (V. L.) (V.M.), noyau caudé (N.C.) et lenticulaire (N.L.), couche optique (C.op.), capsule interne

Planchk 1, lig. 8 (’). — C. C., corps calleux (genou). — C., C.,, corps calleux (bourrelet). — N. C., noyau c.aiulé. — C. i., capsule interne. — N. L., noyau lenticulaire.— 1*. B , putamen de Burdach. — C. e., capsule externe. — C., claustrum ou avant-mur. — K. U., fasciculus uncinatus. — C. a., commissure cérébrale antérieure en arrière de buiuelle apparaît la section de deux piliers antérieurs du trigone cérébral. — C. p., commissure cérébrale postérieure. — S. B., septum lucidum comprenant son ventricule. — C. op., couebe optique. — G., ganglion de. la couebe optique. — V. M. ventricule moyen. — V. b. ventricule latéral.

d) Celte ligure représente le schéma de la section horizontale du cerveau, passant par les extrémités du corps calleux. Les lignes transversales représentent les lignes d'intersection de.s jilans verticaux qui déterminent les sept zones avec ce plan horizontal.

(C, i.), capsule externe (C. e,), avant-mur (C,), fasciculus uncinatus (F. U.), insula (PI. I, fig-. 8 )

Certaines coupes verticales antéro-postérieures présentent les memes objets vus dans toute l’étendue de la hauteur et de la longueur, et de plus la face interne médiane ou falcienne de chaque hémisphère (PL II, fig. 9.) ♦

Les coupes verticales transverses sont les plus importantes : 1° Parce qu’elles embrassent l’organe en totalité, c’est-àdire à son sommet, à sa base, en dehors, en dedans, comme dans ses parties centrales, elles permettent d’établir un parallèle positif entre les deux hémisphères par le regard et la mensuration ;

2® Parce qu’elles sont plus faciles à obtenir;

3° Parce qu’elles occupent moins d’étendue et se prêtent mieux au maniement.

Dans l’état actuel de la science, on peut néglig-er les coupes des cornes frontales et occipitales.

Planche II, fig. 9 (*). — L, P., lobule paracenlral. — S. l., sillon transversal du lobule paracentral. — S. R., extrémité supérieure de la scissure de Rolande. — S. F. p , scissure fronto-pariétale. — S. P. o., scissure pariéto-occipitale ou perpendiculaire interne. — S. H., scissure des hippocampes. — S. C., scissure calcarine. — S. Cr., scissure crêtée. — C. C. C., circonvolution du corps calleux. — C. C.. corps calleux. — C. A., circonvolution de la corne d’Ammon. — C. H-, circonvolution de l’hippocampe. — 1. F., première frontale. — L. Q., lobule quadrilatère ou avantcoin. — L. C., lobule cunéiforme ou coin. — L. L., lobule lingual ou cinquième circonvolution temporale. — L. F., lobule fusiforme ou quatrième temporale. — S. L., septum fucidum. — T. G., trigone cérébral. — C. op., couche optique. —

0. a., commissure cérébrale antérieure. — C. p., commissure cérébrale postérieure. — Ch., chiasma. — C. g., corps goudronné.

Fig. 10. — S. R., scissure de Rolande. — S. i. P , scissure interpariétale. — S. S., scissure de Sylvius. — S. P., scissure parallèle. — S. F. i., scissure frontale interne. — S. F. e., s’eissure frontale externe. — S. Pr., scissure précentrale. — 4. F., quatrième circonvolution frontale ou frontale ascendante. — 1. F., preuiière frontale. — 2. F., deuxième frontale. — 3. F., troisième frontale. — C. P. A., circonvolution pariétale ascendante. — L. P. s., lobule pariétal supérieur. — L. P. i., lobule pariétal inférieur ou du pli courbe. — P. C., pli courbe. —

1. T., 2. T., 3. T., première, deuxième et troisième circonvolutions temporales.

(b Cette planche représente les rapports de situation qui existent entre les faces médiane et convexe de la portion rnésolobaire du cerveau. Les lignes verticales représentent les lignes d’intersection des plans verticaux qui uéterminent les sept zones avec le plan de la figure, de sorte que les parties «les figures 9 et 10 comprises entre deux lignes verticales représentent les parties médiane, convexe et centrale d’une môme zone.

L’attention doit se porter particulièrement, sinon se concentrer d’une manière absolue, sur les zones transverses moyennes ; ces zones comprennent tout le bloc cérébral situé entre deux plans verticaux et transverses tangents ; l’un, à l’extrémité antérieure (genou); l’autre, à l’extrémité postérieure (bourrelet) du corps calleux. Elles peuvent recevoir le nom de zones mésolobaires, cortico-centrales ou moyennes.

Le bloc cérébral situé entre ces deux plans verticaux correspond en bas h toute la portion de la base du crâne limitée en avant par le bord antérieur de l’étage moyen de cette base, en arrière par la ligne qui mesure la plus grande largeur de la cavité crânienne, c’est-à-dire qui passe en arrière des rochers et des apophyses mastoïdes. Ce point de repère nous servira plus tard pour établir la topographie chirurgicale de la paroi crânienne.

Ce bloc présente à droite et à gauche (pi. II, fig. 10) ;

I” A la périphérie.

a. En haut le sillon de Rolande (S. R.), les circonvolutions qui l’encadrent (frontale ascendante, pariétale ascendante) et le commencement des circonvolutions qui procèdent de cet encadrement. En avant, les trois premières frontales séparées : les deux premières par la scissure frontale interne (S.F.i.), la deuxième et la troisième parla scissure frontale externe (S.F.e.), les trois premières ensemble de la quatrième ou ascendante par la scissure précentrale (S.Pr.) ou frontale, parallèle à la scissure de Rolando. En arrière, les pariétales, habituellement au nombre de deux ; lobule pariétal supérieur (L.P.s.), lobule pariétal inférieur (L.P.i.), pédiculisés à l’opposite des frontales, et séparés l’un de l’autrc' par la scissure interpariétale (S.i.P.)

h. En dehors, la scissure de Sylvius (S. S.) séparant le lobule pariétal inférieur, appelé encore lobule du pli courbe, de la première circonvolution temporale (l.T.) et la scissure parallèle (S, P.) interposée entre les deux premières circonvolutions temporales.

c. En dedans, sur la face médiane ou falcienne, la lace interne de la première frontale (I.F.), le lobe paracentral IL. P), lobule ordinairement de forme ovalaire, sillonné dans son centre horizontalement ou verticalement, semblable à un

museau de tanche, et constitué par la réunion des extrémités supérieures, réclinées en bas, des circonvolutions frontale et ])ariétale ascendantes. Ce lobule n’est souvent que la continuation de la face interne de la première frontale.

Enfin, la partie sus-callense de la circonvolution crêtée et la partie antérieure du lobule quadrilatère (L.Q.) (avant-coin) continu an lobule pariétal supérieur. La frontale e.st séparée de la circonvolution du corps calleux par la scissure crêtée (>S.Cr.) et du lobule quadrilatère (L.Q.) par la .scissure frontopariétale (S.F.p.) on fronto-qnadrilatère, continuation de la scis.snre crêtée.

2° Dans son intérieur :

Lu ensemble on .sy.stème d’objets auquel les cornes frontales et occipitales sont étrang-ères (corps strié comprenant le noyau eaiidé (N. G.) on intraventriculaire et le noyau lenticulaire (X.L.) ou extraventricnlaire ; la couche optique (C.op.); les capsules externe (C.e.) et interne (C.i.), l’avant-miir (C.), le fascicnlus uncinatns (F. U.), l’insnla). (Voir pl. I, üg-. 8.)

T.es zones mésolobaires présentent donc à étudier des caractères g-énéranx on communs, et des caractères particuliers.

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