‹ Essai de traitement de la migraine et de l'épilepsie par les solutions hypertoniques. Étude clinique et expérimentaleChapitre 17 sur 86 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

(Service du DT Gouriou)

Mile E,. 6, 19 ans, entrée dans le service du D' Gourrou, le 9 juin

Certificat :

« Est atteinte de troubles mentaux consécutifs à une encéphalopathie infantile. Crises d’agitation avec violences contre les personnes et les objets. Menaces de mort. Bris de carreaux. Menaces de suicide. À déchiré ses vêtements pour essayer de se pendre. Caractère non épileptique des violences, malgré l’existence de crises épileptiques anciennes. Arriération intellectuelle profonde en rapport avec des lésions cérébrales de l’enfance ayant laissé, au point de vue moteur, une double athétose » (25 mai 1934, D' PÉroN).

Le 11 juin 1934, D' Gouriou :

« Est atteinte d’arriération mentale due à une encéphalopathie infantile syphilitique, athétose double, colères impulsives, crises comitiales. »

Dans les antécédents de la malade, on peut noter : syphilis des parents. L'enfant est jumelle, née étonnée, ranimée après D minutes, convulsions à l’âge de 20 mois après une rougeole. N’a marché qu’à 6 ans. Sa sœur est normale. |

A l'examen : vivacité des réflexes, Babinski bilatéral, athétose double, énorme difficulté d’élocution avec parole explosive et très difficilement compréhensible.

RY Te

Urée sanguine : 0 gr. 35.

B.-W. négatif dans le sang.

À noter, la malade a reçu dans l’enfance plusieurs séries de sulfarsénol et de bivatol qui n’ont eu d’autre résultat que de négativer le B.-W.

Durant l’année 1936, elle a présenté 154 crises typiques et 5 ver- Uges.

Du 1er janvier 1937 au 31 août 1937, elle a présenté 102 crises et 10 vertiges.

Elle recevait depuis son entrée dans le service 0,30 de gardénal pro die, elle a été soumise au traitement par les solutions hypertoniques du 1€ janvier au 31 août 1937.

La moyenne des crises s’est montrée sensiblement la mème lors de cette période. Il est à noter que dans le 1/4 d'heure qui suivait chaque injection intra-veineuse, la malade présentait souvent, soit un vertige, soit une absence avec énurésie.

Le caractère, pendant la période où la malade a été soumise aux solutions hypertoniques, s’est considérablement amélioré. La malade a cessé d’être gâteuse. Ses colères sont devenues très rares. Elle présentait, en outre, une céphalée permanente qui a disparu.

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