‹ Essai de traitement de la migraine et de l'épilepsie par les solutions hypertoniques. Étude clinique et expérimentaleChapitre 42 sur 86 · OBSERVATION XXX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXX

(Service du DT Gourtrou)

Mme E,. 20, 33 ans, entrée dans le service le 16 février 1928.

Certificats :

Dr Picanp : |

« Atteinte d’épilepsie convulsive avec troubles mentaux postparoxystiques. Chute brusque avec pâleur, convulsions toniques et cloniques, morsure de la langue. Tombe dans la rue et se blesse. Se serait brûlée au cours de ces accès. Cicatrices de brûlure à l’avantbras et à la main gauches. Confusion post-paroxystique. Obtusion intellectuelle permanente. Débilité mentale. Convulsions en bas âge. Recrudescence depuis une hystérectomie abdominale pour dystocie en 1923. Hérédité alcoolique. Habitudes éthyliques anciennes ayant motivé un internement en 1925 pour délire alcoolique, avec hallucinations pénibles, scènes effrayantes, réactions anxieuses ; tentative de suicide par défenestration à cette époque. Epave sociale. Misère. Absence de domicile. Désir de réinternement définitif. »

D' Beaupouix :

« Est atteinte de débilité mentale avec épilepsie convulsive et vertigineuse. Déjà internée du 17 septembre 1925 au 13 juin 1926. Avant son premier internement, avait fait une tentative de suicide par défenestration qu'elle avoue et attribue à une contrariété. Nie expressément l'alcoolisme noté à cette époque. Dysthyroïdie. Empâtement. Ménopause chirurgicale en 1923. Troubles du sommeil. Pas de tremblement digital. Cicatrices de la main et de l’avant-bras gauches attribuées à des brûlures au cours de crises épileptiques. »

Antécédents : convulsions à l’âge de 16 mois. Début des crises à l’âge de 12 ans.

Examen somatique négatif.

B.-W. négatif dans le sang.

Prend 0,20 de gardénal par jour. En 1936, la malade a présenté 12 crises et 11 vertiges.

Du 17 janvier 1937 au 31 août 1937, la malade est soumise aux solutions hypertoniques ; pendant cette période, elle a eu 17 crises et 12 vertiges.

On note ici une augmentation du nombre des crises. La moyenne passe de 1 à 2 crises par mois. Aucune modification de l’état mental.

RS

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