LAON
Urée sanguine : 0,35.
Liquide céphalo-rachidien normal. B.-W négatif dansle sanget le liquide céphalo-rachidien.
En 1936, la malade a présenté 16 crises et 13 vertiges. Elle prend depuis son entrée à l’asile, 0 gr. 20 de gardénal. Pendant les quatre premiers mois de 1937, elle a présenté 12 crises et 17 vertiges.
Elle à été soumise aux solutions hypertoniques, du 127 mai au 30 septembre 1937. Pendant cette période de 5 mois, elle a présenté 11 crises et 11 vertiges. Enfin, du 1er octobre au 31 décembre 1937, elle a présenté 16 crises et 8 vertiges, soit, pour 1936, une moyenne de 1,33 crise par mois, et de 1,1 vertige.
Pour les quatre premiers mois de 1937,
une moyenne de 3 crises et de 4 vertiges par mois,
pour les 5 mois suivants pendant lesquels elle a été soumise aux solutions hypertoniques, une moyenne de 2,2 crises et 2,2 vertiges, pour les 3 derniers mois de 1937, une moyenne de 5,6 crises et de 2,6 vertiges par mois.
Son comportement a été considérablement amélioré : la malade, qui était jusque-là hostile, violente et malpropre, est devenue soignée et docile à tel point qu’on peut l'utiliser pour seconder les infrmières dans les travaux du ménage.
Résuzrars. — Chez les 33 malades dont nous venons de rapporter l'observation, nous avons donc noté au cours du traitement par les diverses solutions hypertoniques que nous avons employées, les résultats suivants :
9 améliorations portant à la fois sur le nombre des crises et sur le comportement, soit 25,5 %,. Chez 3 de ces malades (Obs. I-XIX-XXIX) l'amélioration a été considérable.
Chez 8 malades, soit dans 23 % des cas, le comportement n'a pas été modifié, mais les crises ont diminué nettement.
Chez 5 malades, soit dans 14,75 % des cas, nous avons noté une amélioration du caractère : chez 3 de ces malades (obs. VI-XIT-XV) le nombre des crises n’a pas été modifié ; chez les 2 autres (Obs. XVIII et XXTV) le nombre des crises a été légèrement augmenté.
Chez 9 malades, soit dans 25,5 % des cas, aucune modhification n’a pu être notée.
Enfin, chez 4 malades, soit dans 11,25 % des cas, nous avons constaté une augmentation du nombre des crises.
13 malades ont été soumis au traitement mixte, on enre-
RTE
gistre parmi eux : 6 améliorations des crises seules, 2 améliorations des crises et du comportement, { amélioration du caractère, 3 échecs et ! aggravation.
10 malades n’ont eu que des lavements goutte à goutte ; on enregistre À amélioration des crises seules, 2 améliorations des crises et du comportement, 2 améliorations du earactère seul, 5 échecs, pas d’aggravation.
12 malades n’ont eu que des injections intra-veineuses ; on trouve parmi eux : { amélioration des crises seules, 5 améhorations des crises et du caractère, 2 améhorations du caractère seul, 1 échec et 3 aggravations.
Il semble donc que les intra-veineuses soient nettement plus actives que les lavements goutte à goutte, avec lesquels cependant nous avons observé 50 % d'améliorations.
L’âge ne nous paraît pas avoir d'influence sur les résultats. En effet, parmi les améliorations notées sur les crises seules (8 cas), les âges extrêmes sont 17 et 47 ans.
Parmi les améliorations des erises et du comportement (9 cas), les âges extrêmes sont 14 et 68 ans.
Parmi les améliorations du caractère seul (3 cas), les âges extrêmes sont 16 et 42 ans.
Parmi les échecs (9 cas), les âges extrêmes sont 17 et 65 ans.
Enfin, parmi les aggravations (4 cas), les âges extrèmes sont 19 et 51 ans.
Îl est, cependant, à souligner que les suceès les plus nets ont été obtenus chez des malades jeunes et chez lesquelles malgré des troubles graves du comportement, la démence épileptique n’était pas installée,