OBSERVATION X
Mme B.. Léontine, 27 ans, primipare.
Entrée le 25 janvier 1921 à la matzrnité de la Pitié pour fièvre, douleurs rénales, pus dans les urines. Dernières règles du 18 au 22 août 1920. Grossesse de 5 mois normale, À son entrée, la température oscille autour de 38 ; facies pâle et amaigri ; douleurs violentes, empêchant tout sommeil ;- points douloureux réno-ureteraux ; pus et colibacilles dans les urines.
Du 25 au 28 janvier : uroformine, 1 gr. 50 par jour. La temipé-
rature tombe à la normale, lés douleurs sont très soulagées, les
urines restent troubles ‘ Auto-vaccin par voie digestive à partir du 29 janvier jusqu'au 14 février ; uroformine supprirée. La température reste nor-
male le 30 et le 31 janvier. Le 1* et le 2 février, en cours de
vaccination, poussée fébrile à 48,4 le 1“ février au soir, 88 le 2 février au soir : une crise douloureuse extrémement violente accompagne cette poussée. La température redevient normale le 3 février, les douleurs disparaissent, lés nrines se clarifient, le sommeil redevient normal. Le 9 février, encore en cours de vac-
cination, la fièvre et les douieurs reprensent progressivement. 25
La température atteint 39 le 12 et ie 13. Le 14 février, la malade accouche prématurément à ñ mois et demie d'un garçon: de 1.020 grammies qui meurt les jours suivants. La température revient spontanément et progressivement presque à la normale le 18 février. On reprend à cette date la vaccination. Une nouvelle poussée fébrile se produi: : cependant du 23 au 27 février, puis tout S s'apaise et la malade sort le 12 mars.
En somme, dans cc cas, la vaccination m'a donné absolument aucun résultat. ;
Le k7 —
Conclusions
1° L'autovaccinoihérap:e par voie digestive est, logique dans la pvélonéphrite gravidique étant données l’étiologie et la pathogénie de cette affection.
2° Elle est dune innocuité absolue et ne cause aucune gêne aux malaes, aucune réaction locale, ni générale, ce qui permet son ufilisation prolongée. Ce fait est intéressant dans une affection d'aussi longue durée que la pyélonéphrite gravidique et constitue une supériorité sur la vaccinothérapie
par voie sous-cutanée.
3° Elle a présenté, dans les cas où nous l’avons employée, une efficacité indéniable, au moins égale et peut-être supérieure à celle de la vaccinothérapie par voie sous-cutanée. Elle a fait dans la plupart des cas disparaitre complètement la fièvre et presque complètement la douleur; elle a déterminé souvent une amélioration nette de l'état général, Son aclion sur la pyurie s'est montrée moins nette ; elle l’a atténuée dans plusieurs Cas ; elle ne l'a supprimée dans aucun de ceux que nous avons observés. De nouvelles recherches seraient nécessaires pour préciser son action.
4° Comme toute vaccinothérapie, elle s'ajoute aux traitements classiques sans les supplanter, venant seulement ren-
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forcer la défense de l'organisme. Elle est indiquée dans tous es Cas.
5° Elle doit être prolongée très longtemps lant que dure la pyurie pouriéviter les poussées nouvelles.
Vu, le Doyen, Vu, le Président, ROGER. : BRINDEAU Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris,