DES APPAREILS NÉCESSAIRES
APRÈS XiA RÉDUCTION.
Nous ne dirons rien des appareils d'extension et de contre extension, puisqu'ils sont les mêmes que ceux que nous avons précédemment décrits, à l'exception de quelques modifications qu'exige la situation particulière des malades; nous nous bornerons à parler des attelles.
Pour les appliquer, on garnit d'abord de rubans tous les œillets latéraux , de manière à laisser les extrémités extérieurement; on lace ensuite la sangle en devant en évitant de trop serrer , on passe les extrémités des cordons dans les trous i, 1, 2,2, pratiqués vers le bout des attelles, on les noue les uns après les autres, puis on fait passer les extrémités de la barre C, par les mortaises 3 et 4 des attelles ; disposant alors les coussins de manière à
faire correspondre leur partie la plus épaisse audessus du grand trochanter, on serre à volonté, et, quand la pression est suffisante, on fïxe'les attelles en passant des brochettes par les trous pratiqués dans les extrémités de la barre en bois c. Celte pièce est maintenue au moyen d'un cordeau aux traverses du pied du lit.
Avant de passer à l'usage des attelles, faisons quelques réflexions sur la nécessité de conserver l'extension et la contre extension.
Quand la réduction est opérée, toutes les parties reprennent leur position normale; la circulation devient libre; la nutrition qui en est le résultat donne plus de vie à toutes les parties ; les muscles qui, depuis l'accident, étaient restés dans un état de stupeur et d'inaction presque complète, reprennent leur énergie, et la cavité cotyloïde, vide depuis long-temps, se trouve de nouveau en rapport avec la tête du fémur. Tous ces changemens aussi considérables et aussi subits pourraient bien donner lieu à des accidens, si on ne prenait quelques précautions pour les éviter.
L'extension obvie d'abord à la forte pression quela tête du fémur, attirée enhautpar des muscles revenus sur eux-mêmes, pourrait exercer surlefond du cotyle; par ce moyen on habitue les parties à ce nouvel état d'une manière graduée et insensible.
L'extension est encore nécessaire pour conserver au membre la position qu'il doit avoir et prévenir un nouveau déplacement.
La ceinture est Irès-utile pour resserrer contre les os les muscles de la fesse qui en avaient été écartés par la présence de l'os : elle affermit aussi l'articulation et s'oppose aune nouvelle disjonction des parties qui la constituent.
Le tronc est soutenu par les brassières qui l'empêchent de descendre; sans leur coopération, les efforts d'extension seraient illusoires.
Quant aux attelles, elles agissent de deux manières; d'abord en comprimant les trochanters, ce qui est le moyen le plus sûr de consolider l'articulation, ensuite en tirant le membre en en-bas, ce qui empêche une pression trop forte entre les surfaces articulaires. En examinant leur disposition, on conçoit aisément comment on peut agir avec leur aide d'un seul côté : il suffit pour cela de placer plus extérieurement le cordon qui embrasse la pièce C.