‹ Essai et observations sur la manière de réduire les luxations spontanées ou symptomatiques de l'articulation ilio-fémorale [electronic resource]Chapitre 42 sur 57 · SUR LES BÉQUILLES A ROULETTES · texte numérisé non relu

SUR LES BÉQUILLES A ROULETTES

Quand le malade est sur le lit mobile articulé que nous avons précédemment décrit, au lieu de le laisser assis, on le place presque couché en consolidant toutes les parties de la chaise. Alors deux aides le soutiennent et le maintiennent sous les aisselles, tandis qu'un autre incline la chaise jusqu'à ce que le châssis soit presque perpendiculaire; un quatrième approche les béquilles à roulettes et on place le malade dessus : on retire ensuite la chaise pour qu'il se repose un instant , puis on le fait marcher quelques pas : si on l'observe à cet instant, on remarque que le membre abdominal se trouve raccourci , mais pour peu que la position debout soit continuée, on voit disparaître cette différence que nous attribuons à la crainte du malade en fai-

sant ces premiers essais et à la contraction spasmodique et involontaire des muscles. Plus d'une fois j'ai vu les parens de nos malades effrayés à la vue de ce phénomène , mais leurs craintes cédaient bientôt la place à une vive satisfaction lorsqu'ils voyaient l'extrémité s'alonger insensiblement , se mettre en rapport de dimensions avec l'autre, et la plante du pied reposer sur le sol.

Quand le malade est fatigué, on le repose dans son lit avec les précautions indiquées et on continue à suivre la même marche tous les jours ou tous les deux jours jusqu'à ce qu'il se soit assez fortifié pour faire usage des béquilles simples.

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