DES DEUX COTÉS
Comme la ceinture n'a éprouvé aucun changement et que les appareils qui soutiennent les genoux et quelques autres ont seulement été doublés, nous ne répéterons pas ici ce qui a été dit pour leur application. Il en sera de même pour ce qui termine l'extension et opère la réduction ; nous décrirons seulement le moyen de contre extension appliqué sur le bassin. On commence par garnir les parties génitales et la partie des fesses sur laquelle la sangle portera par des serviettes pliées en plusieurs doubles et par des coussins , de manière à ne causer aucune blessure et à protéger ces parties , ensuite on applique la sangle de manière que les extrémités soient toutes e'gales
supérieurement et en dehors ; on prend ensuite les deux anses inférieures dans lesquelles on fait passer les morceaux de bois qui se trouvent attachés aux cordes. Ces cordes se portent obliquement de dedans en dehors, vont gagner la partie inférieure des mortaises des montans AB , s'appuient sur la gorge des poulies qu'elles renferment , montent verticalement gagner les poulies externes supérieures , traversent les mortaises et vont gagner les trous externesdes cylindres ?v et y sont arrêtées par des nœuds.
Les anses supérieures sont également traversées parles petites pièces en bois réunies aux cordes indiquées. Ces cordes vont gagner la partie inférieure des mortaises moyennes 3, 3, s'appuient sur les poulies qu'elles renferment, montent verticalement pour gagner les poulies et mortaises internes supérieures et se rendent dans les trous des cylindres TV où elles sont arrêtées par des nœuds.
Tout étant ainsi disposé, il suffit d'enrouler les cordes sur les cylindres et l'appareil se trouve tendu; lesléviers arrêtés au moyen de brochettes, ont leur puissance réglée par le poids qu'on avance ou éloigne suivantla résistance qu'on veut opposer. Nous avons fait placer deux léviers pour pre'venir le cas où il serait nécessaire d'agir plus ^puissamment d'un côté que de l'autre, et nous avons fait
des divisions sur ces léviers, afin d'égaliser les forces, les augmenter ou les diminuer, enfin les calculer.
On concevra facilement d'après la description que nous venons de donner que le bassin est rendu fixe ; il sera aussi aisé de concevoir la contre extension; mais, nous dira-t-on, on est donc obligé de détacher l'appareil pour satisfaire à tous les besoins, nous allons répondre à cette question : dans ce cas, on tend fortement les brassières pour un instant, ce qui fait remonter le corps, le malade peut supporter cette tension et, quand l'opération est terminée, on se hâte de rétablir les choses dans leur premier état.
Les opérations pour achever l'extension et opérer la réduction se font les unes après les autres, et toujours d'après les procédés indiqués, l'appareil étant double, rien ne se trouve dérangé, et rien ne s'oppose à l'exécution; celui de gauche étant indépendant de celui de droite, on peut le conduire comme les cas l'exigeront, ce qu'il était essentiel d'obtenir.
DES DEUX FEMURS