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des accès de coliques hépatiques réguliers, au printemps et à l'automne.
Ces accès se renouvellent en outre dans les intervalles à la suite du moindre écart de régime ou de quelque fatigue. Tout en habitant Paris, M. GC... dirige ses usines dans l’ouest et y fait de fréquents voyages. Or, il est rare qu'à la suite d'une nuit passée en chemin de fer, il né soit pris d’un accès dès son arrivée,
C'est précisément dans ces conditions que j'eus l'occasion de voir M. GC... en octobre 1895. Les secousses de la voiture le ramenant de la gare d'Orléans au boulevard Malesherbes où il habite l'avaient beaucoup fatigué. et il avait prévu que cela lui provoquerait un accès de coliques hépatiques; aussi m'avait-il fait prévenir. Je le trouve en effet en plein accès. J'arrive d'abord à calmer les douleurs par les procédés les plus rapides (potion avec : antipyrine, 4 grammes , eau chloroformée, 100 grammes ; sirop diacode, 50 grammes, à laquelle je donne en ce cas la préférence), et j'institue dès le soir même le traitement à l'acide oléique pur en capsules de un gramme à prendre une matin et soir. La journée du lendemain se passe très calme; dès le troisième jour, je ne fais plus prendre qu'une capsule matin et soir de 0 gr. 50.
M. C... a été beaucoup plus vite remis que d'habitude à la suite de cet accès ct n'a pas eu d'ictère, comme aux autres crises. Quatre calculs gros comme des noisettes ont été trouvés dans les selles.
Pendant deux mois consécutifs, je fais prendre une capsule de O0 gr. 50 chaque matin à jeun. Puis je recommande au malade, tout en continuant son régime, de faire une cure tous les trois mois pendant quinze jours avec une capsule d’un gramme d'acide oléique le matin à jeun, et M. GC... chez qui les accès étaient cependant très fréquents n'en a plus souffert depuis qu'une fois.
Cette rechute mérite même une mention spéciale, M. C... se trouvait en province et n'ayant plus de capsules d'acide oléique, il en demanda à son pharmacien ordinaire de S... Il
prenait donc depuis quelques jours les capsules en question. quand ayant fait une longue course en voiture, il se sentit menacé d’un accès qui le prit en effet dans la nuit. Quelques jours pius tard il vint à Paris et ne manqua pas de me signaler cet aceroc à ma thérapeutique ; comme j'avais lieu de m'en étonner, je le priai de me montrer les capsules qu'il avait prises et je ne fus pas peu surpris de voir dans des capsules cylindriques à emboîtement un corps pulvérulent grisâtre qui élait un mélange d'acide stéarique avec une poudre inerte. Je ne fus done plus surpris de l'insuceès de la médication et j'eus immédiatement l'occasion de constater l'efficacité de l'acide oléique contre les accès même en évolution, car M. C..., que son voyage et la course en voiture avaient fort fatigué, fut pris le lendemain de son arrivée d'un nouvel accès, que trois capsules de un gramme prises de deux heures en deux heures arrêtèrent radicalement.
Depuis ces accidents qui eurent lieu en 1897, M. C... n'a plus eu d'accès et cependant, j'insiste sur ce fait, il en souffrait régulièrement avant l'institution du traitement par l'acide oléique au moins trois fois par an.