OBSERVATION IX
(Docteur GIRARD)
Résumé: Mme G..., 69 ans, début très lointain, crises frustes” assez fréquentes chaque année. En 1907, je prescris le traitement oléique ; celui-ci est mal observé et n’est mis à profit qu'à l'approche des crises ; ces dernières sont rendues moins fréquentes. moins longues ; la malade éprouve pendant quelques heures seulement une sensation pénible du côté droit plutôt qu'une crise véritable.
Les débuts semblent assez éloignés, mais la malade ne peut préciser l'époque des premières crises, celles-ci furent d'ailleurs très espacées les unes des autres; plusieurs années le côté droit resta plus ou moins sensible dans l'intervalle des crises. Cette sensibilité s'augmente surtout quand la malade se courbe pour se baisser.
Ma première visite remonte à décembre 1905 et fut motivée par une fracture de jambe. L'immobilisation dans une gouttière plâtrée détermina une constipation opiniàtre qui fut la cause d'un nouvel accident lithiasique assez aigu. Le diagnostic de colique hépatiqne qui, antérieurement, n'avait pas été indiqué à la malade, ne me parut évident qu'après la crise, à la suite d'un ictère bien accusé qui persista une dizaine de jours ; nouvelles coliques deux mois et demi environ, et en mai 1907 Mme G... vint me consulter seulement quelques jours après l’éclosion de la dernière crise; le foie restait douloureux à la pression, mais plus de douleurs spontanées; je lui conseillai le traitement oléique à raison d'une capsule les quinze premiers jours de chaque mois.
Je n'ai pas revu cette malade. Je sais cependant qu'elle éprouve de loin en loin des douleurs au niveau de son foie. sans toutefois avoir eu de nouvelles crises hépatiques. J'ai su que cette amélioration seulement partielle s’expliquait par l'insouciance de l'intéressée qui oubliait trop facilement son traitement pour n’en user qu’à l'approche de la douleur,
se OBSERVATION X
(Docteur GIRARD)
Résumé: M, V.., 57 ans. Tusuffisance aortique ; accidents lithiasiques depuis douze ans, crises multiples chaque année, Traitement oléique commencé en 1907; suppression des crises jusqu'en 1909. Le malade est mort de pneumonie grippale.
M. V...,a eu des poussées multiples de rhumatisme articulaire aigu, et consécutivement insuffisance aortique. La première atteinte hépatique remonte à douze ans environ ; depuis crises assez fréquentes ; deux à cinq chaque année, mais relativement tolérables. Le malade a, à plusieurs reprises, trouvé des calculs dans ses selles.
De 1903, époque de ma première viste, jusqu'en décembre 1906, j'ai surtout surveillé l'état du cœur limitant ma thérapeutique hépatique au salicylate et au benzoate de soude.A cette dernière date, à la suite d’une petite crise, je prescrivis le traitement oléique ordinaire; une capsule les matins pendant les dix premiers jours de chaque mois ; action rapide et définitive, car le malade est mort, en mars 1909, de pneumonie grippale, sans avoir eu de nouveaux accidents lithiasiques.