‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 91 sur 170 · SECONDS NUIT · texte numérisé non relu

SECONDS NUIT

On débouche du logement de U On profite de la supénorUé ma-

brèche, à son extrëmitë laplus yoÎ' mentanée^ que donnent sur l'en^

sine du retranchement, par une sape nemi l'absence de tout canon pla *

à peu près parallèle â ce même re- ce dans son logement, et la position

tranehementydaas laquelle on'puisse resserrée oà il se trouve, pour ren-

placer quelques canons a opposer dre son débouché et son travail ,

aux siens. On joint Textrémitë de sinon, impossibles , du moins très

cette parallèle par un boyau pousse meurtriers. Si, pour avoir un front

de l'autre extrèmitëdu logement de quelque étendue , il ^^ est aseex

de la brèche. On pousse aussi dans avancé dans l'intérieur du bas-

le solide da parapet de la face où tion , pour rCétre point hors de la

la brèche est ouverte, une sape portée des grenades à main,lan»

étroite , double et debout , diri- ^^^ à,u chemin couvert, ce sera un

gëe yers le retranchement. m^tyen puissant de contrarier son

Au jour , on perfectionne et Ton ^nivail. On peut encore essayer de

achève la petite parallèle. ^«" chasser par une sortie.

TROISlkm MVIT.

On travaille dans la petite parai- On continuée tirer, d'un cahon Ule , à des batteiies de canon qui non combattu , sur les travaux de puissent imposera celles du retran- V assiégeant» On lui envoie aussi , chement, et Ton prépare dans la i^*" ^ mortiers et pierriers , force descente de fossé , et sur la rampe ^o»»^"» grenades et pierres , sur de la brèche , la route et tous les ^ hrècKe , par laquelle il faut que mojrens de £iire arriver ce canon. ^^^ passe pour parvenir à ses lo- On continue la sape ouverte dans B^^^^^i le flanc du bastion colle parapet d'une des iaces du bas- ^^^^ canonne également le pied tion , etl'on en ouvre , dan^ le pa- ^' ^ ^*'^''^ ^^ ^^^ ^'^^ > ^^^ rapet de son autre iace, une se- '*'"* ^rsqu'Uy aperçoit du moucoode qu'on fait déboucher de l'an- »'^'^«^- Ire extrémité de la parallèle , qui s'appuie à ce parapet* On se sert de <3ee deux sapes , à mesure qu'elles s'avancent , comme de cavaliers de tranchée, pour plonger d'abofd d'écharpe, et enfin d'enfilade, dans

UV. II. CHAP. I. I l

ATTAQUE. DÉFENSE

les branches du chemin couvert du retranchement.

Au jour f continuation du travail des batteries?

QriTBlfelfB NOIT.

On poursuit le travail des deux On redouble de feu sur les ira-

sapes dans les parapets. On achève vaux de Pennemi , à raison du

les batteries de \k petite parallèle, mouvement qu'on y aperçoit , et

et l'on y amène cette nuit même , qu'y cause le transport de son ar-

s'il est possible , le canon et les rou- tillerie, nitions, afin d'en pouvoir tirer dan^ le courant du jour suivant.

CIHQClklIB HUIT.

On débouche de la petite parai- On s'attache à maintenir contre lèle , a la faveur de son feu , en l'assiégeant, la supériorité que sape double et debout, dirigée «n dénne sur lui le front étendu du jcapitale de la place d*armes duché- retranchement, qui permet d'y min couvert du retranchement « ftùfe agir plus de cawms et de pour arriver à en fidre le conro»- meusqueterie, qu'il n'enpeutdisnement. On descend également de poser dasu ses trav/uu:, La crête la sape qu'on a dirigée ^Bs la masse ^^ branches du chemin couvert do parapet de la fiioe où la brèche ^ retnmchemetst , étant à la por^ est ouverte , par une sape parallèle tée delà grenade des faces de ce- •au chemin couvert , pour venir «u lui-d^ en en lance au» sapeurs devant de celle qui part du centre f *** exéçuUnt le couronnement de de la petite .paraUèie, et compléter f^ brjinchps, avec elle le couronnement du chemin couvert. On continue à pousser en avant les sapes des deux para^ pets , et à en faire feu dans le chemin couvert , dont à cette époque elles doivent avoir fait abandonner les branches , et inquiété l'intérieur de la petite place d'armes, qu'elles doivent plonger au centre de sa gorge. On impose aussi; autant

'• BMAI GÉNillAI. DB FORTIFICATION.

ATTAQUE. DÉFENSE

qu'on le peut , au feu du retranchement , par celui des batteries de la petite parallèle , et des pierriers du logement du sommet de la brèche. On y rëunit contre Tintérieur de ce retranchement, tous les feux de projection , qu'il est possible de diriger , des batteries des derniers trayauz de l'attaque dp corps de place.

Au jour , on traTaîUe à des batteries de canon dans les parties de couronnement ezécutëes la nuit, auxquelles on n'ajoute rien de jour, tant a cause du danger de ce trayail , que pour masquer d'autant moins les canons de la petite'parallèle en arrière.

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