CHAPITRE XIIL
Protêt du roi d’Espagne contre la cession de la Louisiane. Le congrès autorise le président à prendre possession du territoire cédé. Guillaume C.C Claiborne,est nommé gouverneur de la province. . La Louisiane est remise à Laussat par 'Ls autorités espagnoles. Population de la colonie’en 1803. Tribus sauvages qui existaient dans la Louisiane à cette époque. Proclamation de Laussat. Il remet lu Louisiane à Wilkinson et Claiborne, commissaires des États-Unis. Proclamation de Claiborne, Les Louisianais vojent avec indiflérence ce ehangenïent de domination.
LE roi d’Espagne, apprenant la cession de la Louisiane aux Etats-Unis, fit un protêt solennel contre cet acte du premier consul. L’ambassadeur espagnol à Washington adressa au secrétaire d’Etat un exposé des raisons pour lesquelles la cour de Madrid considérait cette aliénation cotme nulle, et dont la principale était, que la France avait promis de no jamais céder la Louisiane à aucune autre puissance. D’après un protét fait avec tant d'éclat, on crut en Europe et en Amérique que sa majesté catholique donnerait l’ordre de ne pas livrer la colonie aux Français Mais la partie qui ge croyait lésée sentit sans doute sa faiblesse et se contenta d’exhaler sa plainte en de vaiues paroles.
Vers la fin d’Octobre 1803, le congrès autorisa le président d3s Etats-Unis à prendre possession * du territoire cédé, et à employer à cet effet telle portion des forces de terre et de mer de l’Union qu’il jugerait nécessaire. En attendant que le gouvernement territorial fut organisé, les pouvoirs civils et militaires de la colonie devaient rester les mêmes €: être exercés de telle manière que le président des Etats-Unis -jugerait avantagouse pour les habitans de la Louisiane.
En vertu de l’autoritf dont il était revêtu, le président des Etats-Unis, l’illustre Jefferson, qui avait convoité la Louisiane comme un trésor précieux dont il voulait enrichir son pays et qui avait fait usage de toute son influence pour en décider l'acquisition, nomma Guillaume C. C.
Claiborne, gouverneur du nouveau territoire, et le chargea, conjointement avec le général Wilkinson, de recevoir, comme commissaires des Etats-Unis, toute la province que devaient livrer les commissaires français. Le président donna au gouverneur Claiborne tous les pouvoirs dont étaient revêtus le gouverneur et l’intendant de la colonie espagnole, excepté celui de faire des concessions de terre. Certes, Claïbarne dut être étrangement étonné, lorsqu'il s’informa de ses pouvoirs et apprit quelle était leur étendue, Américain et républi- , Cain, il dut reculer à la vue du despotisme asiatique dont il était armé. “!:ureusement, il n’était pas
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homme à en.abuser.. Après tout, il.eut été impossible d’arrêter les ressorts de l’ancien: gouverne- . ment avant d’en créer d’autres; il fallait donc s0 : contenter de changer les mains qui les, faisaient : mouvoir,
Sur ces entrefaites,le EE consul avait nommé Laussat, commissaire de la part de la France, à la place du général Victor, et l'avait chargé de demander aux autorités espagnoles la livraison de la province et de la:remettre ensuite aix Etats-Unis. Ce fut le 30 Novembre que la Louisiane redevint française et se dépouilla de sa livrée espagnole. La cérémonie suivante annonça aux habitans qu’ils avaient passé sous une autre domination. Le pavillon. espagnol fut placé au sommet d’un mât élevé au centre de la place publique, en face de la cathédrale, À midi, le régiment de la Louisiane et'une compagnie de dragons mexicains entrèrent sur la place et prirent position à droite. Les milices de la ville furent placées à gauche. Le commissaire français se présenta à la maison du gouvernement, où il était attendu et y exhiba ses pouvoirs. Les commissaires espagnols en ayant pris connaissance, Salcédo remit à Laussat les clefs de la Nouvelle-
Orléans, et le marquis.de Cusa Calvo se tournant
vers les assistants, dit à haute voix, qu'il dégageait de toute allégeance envers sa majeste catholique ceux de ses sujets qui désireraient vivre sous le gouvernement de la république française.
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Ainsi finit à.la Louisiane, après trente.quatre ans
et quelques mois, la domihation espagnole. Voici.
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Parvisse St: JACQUES, + nrnenscse 2200 Lafourchessssssssnéirosasessogéésissess scie 4,094. Lafourche Intérieure,.s..s.sssssesesesse 206% Valenzuela;..sssssssvereseonmescesssssnnenses 4,057 Galvezton,ss.ssesssesssoneseseisocsodese : 247: Baton ROUge,...rrsssenersesvbtnnesee 4548 Pointe-Coupées....seenseie 2150 ATURAPAB; er rcoposrsesunonésersoanseennses AT Opelousshs,....ssssorsssresnssesssocones ous e 2,454 Ouachitas.sssssssssonsoésonsosccsossosososse | 364 Avoyelles,s.sssesssssnséonssnssscssossness à 482 RapideBs..sssétomsbensersorersminensee + 758 Natchitaches,...sssssscsoseseseesesosseseses 4,084 Arkansas. .ssssossosoesocssenostesnesesesses 368 Illinois, St. LOUIS co vstdténectoo veus 6,028 Mobil@s...ssssssosssossrsenséesensessssse 840 Pensacolass css sossosesescnsesernesesseose 40
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. De toutes les nations sauvages! qui habitaient la Léniélite, lors de l’arrivée des Européens, il ne
. restait què quelques faibles tribus qui. languis- * saient encore sur: cette terre de leurs aïeux qu’ils
ne’pouvaient se résoudre à abandonner pour éviter
le contact fatal de l’homme civilisé,
Sur la rive gauche du Mississippi, à environ 75 milles au dessus de la Nouvelle-Orléans, il y avait un village. des Oumas qui ne comptait pes au-delà de 60 personnes,
Sur la rive droite du Mississippi, à la Pointe- Coupée, il y avait 50 ou 60 individus de la nation
‘ des Tunicas..
Sur le côté gauche du bayou Plaienine, à à environ douze milles du Mississippi, il y avait deux villages des Chilimackas. Chaque village avait à peu près une population de 60 personnes.
Dans la partie inférieure du bavou Têche, à une distance de 36 milles de la mer, il y avait un village es Chétimachas, d’environ 100 personnes.
La nation des Attakapas,ou mangeurs d’hommes, était presque éteinte. Cependant il en restait encore quelques uns sur le bayou Vermillion.
Les Chactas, Biloxis et Pascagoulas avaient quelques villages sur le bayou Crocodile et le bayou Bœuf, dans la paroisse des Rapides. Les Chactas avaient aussi deux villages dans la paroisse des Avoyelles.