LA. VIE PUBLIQUE
(D'après des documents nouveaux)
Tocqueville homme politique ; il subit l'influence deRoyer-Gollard. Ses défauts et ses qualités comme orateur. — Justice que l'on doit lui rendre 273
K — Les premières années, 1828-1830 ; son adhésion au nouveau régime ; répugnances secrètes pour la Monarchie de juillet. — Le voyage aux Etats-Unis, ses causes ; peu après qu'il est rentré en France, Tocqueville donne sa démission déjuge-auditeur. — La Démocratie en Amérique 286
Candidature de 1837 : l'époque choisie n'est pas favorable. — Dissensions avec Mole : Tocqueville hésite entre le quartier Notre- Dame, Versailles et Valognes ; il se décide pour cette dernière circonscription en dernière heure, mais il est battu. — Cause de son échec 293
Aux élections de 1839, il se représente dans la Manche ; âpreté de la lutte ; il est élu avec une forte majorité. Ses premières désillusions 30o
Ses débuts à la Chambre ; interpellation sur les affaires d'Orient : Guizot, Thiers et Tocqueville. Celui-ci qui s'était toujours tenu en dehors de la Coalition, entre définitivement dans l'opposition à l'avènement du Ministère du 29 octobre 314
1/ Premier voyage en Algérie; avril 1840; discours du 18 jan- -j- /l^ vier 1842; les élections de juillet ; âpre campagne que Tocqueville doit à nouveau soutenir. Ses idées sur la politique extérieure et particulièrement sur nos rapports avec l'Angleterre. 324
Son intervention très importante, le 19 août 1842, dans la discussion de la loi de Régence. Lettre qu'il écrit à Barrot au sujet de Thiers, le 16 septembre 1842. Autres interventions en 1843. Difficultés qui s'élèvent au sein de l'Opposition : Tocqueville s'attriste. La question de l'enseignement ; nouveaux déboires ; le Conseil des Dix. Tocqueville ne se laisse pas abattre . . . 333
La direction du journal le Commerce ; échec de cette tentative ; projet d'un journal plus considérable, le Soleil ; il n'y est pas donné suite, faute des capitaux nécessaires. En avril 1845, Tocqueville interpelle le ministère sur le droit à la liberté de conscience. La seconde affaire Pritchard. Les élections de 1846. 348 j^Second voyage en Algérie ; le rapport de 1847 ; Tocqueville avec /^ Dufaure, Billaut, Rivet etc., s'efforce de fonder un nouveau
parti : les réformes qu'il propose. La caaipagne des banquets vient nuire à ses etlorts. — Tocqueviile et la question électorale. — Le discours du 27 janvier 1848. — Ctiute de la Monarchie. — Conclusion « 3o6
II. — Causes auxquelles Tocqueviile attribue la Révolution de février. — 11 se rallie à la République : ses raisons. — (iraves inquiétudes pour l'avenir. — Il est élu représentant du peuple pour le département de la Manche, en tête de liste, avec une écrasante majorité • 368
Sentiments de Tocqueviile lors de son entrée 4ans l'Assemblée constituante. — Ses désillusions, — Ses rapports avec Lamartine. — Juin 1848 377
La Commission de Constitution ; il en est nommé membre l'un des premiers : rôle médiocre qu'il y joue ; ce qu'il manque d'y paraître ; il prend plusieurs fois la parole, lors de la discussion devant la Constituante 380
La situation : Tocqueviile se rapproche de Cavaignac ; Dufaure le propose au Chef du Pouvoir exécutif, qui refuse, comme ministre de l'Instruction publique ; on lui donne le titre de plénipotentiaire à la Conférence de Bruxelles. Mais Louis-Bonaparte se dresse à l'horizon ; Tocqueviile le combat ; les intrigues parlementaires. — Election du 10 décembre 385
Situation de Tocqueviile vers cette époque ; janvier-mai 1849. — Barrot se rapproche de son ancien allié. — Elections pour l'Assemblée législative ; Tocqueviile part en Allemagne. — Il est rappelé ; on lui propose d'entrer dans la nouvelle combinaison Barrot ; sans se faire aucune illusion survies projets du prince-président, Tocqueviile décide d'accepter un portefeuille. — Difficultés des négociations : garanties exigées. — Mérite d'une pareille attitude. — Analogies de ce nouvel effort avec celui de janvier-juillet 1847 • . . . 391
Politique intérieure du cabinet du 2 juin ; rôle de Tocqueviile. — Le ministre des affaires étrangères ; le comte J.-A, de Gobineau. — Les précautions qu'emploie Tocqueviile à l'cgard du Prince et des chefs de la majorité. — Situation diplomatique périlleuse ^ 401
Esprit de la politique de Tocqueviile : une alliance avec l'Angle» terre ; ses idées contradictoires au sujet de l'instauration d'un Empire allemand. — Sa crainte de la Russie. — Négociations : affaires de Suisse, d'Allemagne, du Piémont, des réfugiés hongrois. — Affaire de Rome ; les répugnances de Tocqueviile ; ^ il ne peut être considéré comme responsable de l'issue déplorable de cette aventure : difficultés]multiples ; dissentiments
R. Pierre-Marcel. 33
axL sein du cabinet. — La lettre à Edgard Ney ; complications.— Les débats d'octobre ; une lettre de Gobineau à Beaumont. — Fin de la discussion. — Les derniers jours du mini stèi^e." .'.'.''.".".•.•. . . . . . 407
Une maladie grave' contraint Tocqueville à s'élohgner l'hiver suivant de là vie politique active. Il suit les événements. — A l'automne de 1850, il doit quitter Paris pour Sorrente ; ses idées vers cette époque. — La revision lui apparaît peu à peu comme le mayen extrême de sortir d'une situation déplorable. — Les pétitions. — Il revient et est nommé rapporteur de la Commission; ses doutes, son rapport. — Ce qui lui fit défaut. — Le 2 décembre 1851 432
Tocqueville abandonne la scène politique : ses raisons. — Tristesse et courage. — Rôle qu'il aurait pu jouer après 1860 ; ce qu'il faut se rappeler de son passage dans la vie parlementaire.
Conclusion 457
Annexes 471
Saint Amand Cliei). — Imprimerie BUSSIÈRE.
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