‹ Essai pratique sur la force du fer coulé et d'autres métauxChapitre 17 sur 75 · LA PLUS FORTE · texte numérisé non relu

LA PLUS FORTE

section est évidemment celle qui présente la même force de résistance à l’effort sur un point quelconque de son périmètre, et le cercle est la seule forme de section qui puisse avoir cette propriété.

Dans une pièce de toute autre forme que la forme cylindrique, la flèche de courbure sera différente en différentes parties de la révolution,, et par conséquent le mouvement , surtout dans les machines neuves , ne sera pas régulier. Dans un arbre carré ( et celte forme est la plus communément employée), la résistance à la pression dans un point, est à la résistance à la même pression dans un autre point du périmètre, comme deux est à sept , à peu près (art. 80). Dans les arbres tournans dont la forme de section ressembler celle de la Jig. i 3 , la résistance est plus régulière, mais elle ne l’est pas entièrement (i). e

(i) Ou ne saurait donner trop d’attention à l'effet de la courbure dans les instrumens d’ Astronomie un peu pcsans , et dans toutes les machines qui demandent de la régularité^pet de la précision dans les mouvemens. On peut, en augmentant la force, diminuer l’irrégularité, mais on ne saurait l’empêcher complètement. Le lecteur curieux d’étudier ce qui a rapport à ce sujet , relativement aux instrumens d’ Astronomie , peut consulter The Philosophical Magazine, vol. LX, p. 338, ef LXI , p, 10 .

'jG FORME DE SECTION LA PLUS PORTE.'

C’est par la même raison que les sections des

mats des vaisseaux doivent être circulaires.

36 . Comme le cercle est la forme de section la meilleure pour un arbre tournant , la forme de plus grande force et de plus grande résistance , pour ce même arbre, est celle d’un cylindre creux ; cette forme est aussi la plus capable de résister à la force de torsion à laquelle ces sortes de pièces sont toutes plus ou moins exposées.

L’idee de faire des tubes creux , pour résister à des forces qui changent souvent de direction, a incontestablement été puisée dans la nature ; mais, dans la pratique, on ne peut pas tirer de ce principe tout l’avantage qu’il préseutc , parce qu’il est diflicile d’exécuter parfaitement la fonte d’un tube mince, et qu’il est beaucoup plus économique de faire solides les différentes pièces d’un diamètre peu considérable.

On fait d’ordinaire les tubes creux d’un diamètre uniforme, avec des tourillons séparés, pour fixer aux bouts. La manière de calculer la résistance de? tubes creux destiués à servir d’arbres tournans , est expliquée art. 2 ig et 220* on a donné, art. 16, une méthode facile et vulgaire de faire ce calcul. Si ccs tubes doivent être employés à d’autres usages , il faut consulter l’art. i/fo et ceux qui le suivent , et qui traitent du même objet.

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