‹ Essai pratique sur la force du fer coulé et d'autres métauxChapitre 28 sur 75 · iG · texte numérisé non relu

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Kompu en faisant glisser un

des poids

rompu

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La comparaison entre notre règle (équation 4, art. 225 ) et la force qui a fait rompre ces échantillons, faite dans la dernière colonne de cette table, est fort satisfaisante; elle se rapporte aussi

DE r.A FONTE. 12 7

presque entièrement à des expériences précédentes sur cette sorte de pression , et qui se trouvent dans le premier tableau de cet article.

L’angle de torsion observé est très irrégulier, et, dans toutes ces expériences, il surpasse de beaucoup l’angle calculé par l’équation 14 , art. 277*. Mais il faut remarquer que cet angle a été mesuré après que le poids a été porté bien au-delà dii degré où l’on sait que la courbure augmente dans une proportion bien plus grande que la charge , et que rien n’a été compté pour la compression qui a eu lieu aux points d’appui. M. Duleau, dans ses expériences sur le fer forgé (Voy. sect. 6, art. 68 de cet essai), a tenu compte de ces diverses sources d’erreurs, en prenant pour mesure de torsion l’angle par lequel repassait la barre quand le poids était retiré (1); et la formule appliquée à ses expériences donne une erreur en excès, tandis qu’ici elle est par défaut. Je ne chercherai donc pas à faire accorder les règles avec l’une ou l’autre suite d’expériences , parce que je sais que la courbure serait trop forte d’après les expériences de MM. Bramah; et que, dans cette supposition, les règles seront à peu près exactes,

( 1 ) Essai sur la résistance du fer forgé, p. 49-

128 * EJIféRIENCÊS SUR TA RÉSISTANCE

tandis que si celles de M. Duleau sont les plus exactes , tout ce qu’il eit résultera , c’est que les pièces de fonte seront faites un peu plus fortes que cela n’est nécessaire. •'

Expériences sur Veffet de la force

Æ impulsion. ' •

68. La hauteur dont un poids pourrait tomber . Sur une pièce de fonte de fer sahs en détruire la force élastique, a été calculée par l’équation 5 , art. 264 j pour les échantillons de 0,9 de pouce carré dont on s’est servi dans les expériences de l’art. 84. Des épreuves multipliées ont été faites en opérant la chute de cette hauteur sans produire un effet sensible. On fit alors tomber les / poids d’une hauteur double de celle qui a été calculée, et à chaque fois que le coup fut répété, la courbure de la barre fut augmentée d’environ un centième de pouce. 11 ne fut pas possible de mesurer l’effet de chaque coup avec beaucoup d’exactitude, mais un petit nombre d’épreuves fit prendre à la barre assez de courbure pour qu’on pût facilement l’apercevoir. J’espère être quelque jour en état de pouvoir.ïecoinmencerces expériences avec un appareil propre à mesurer avec précision le degré d’altération permanente. On

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DE LA FONTE. I 29

trouvera les règles pour la pratique aux articles 266— - 3 o 3 .

Comment on peut distinguer les propriétés de la fonte par sa fracture.

68*. Je terminerai cette section par quelques remarques sur l’aspect que présente la fonte nouvellement fracturée, dans la vue de distinguer ses propriétés.

Deux caractères de la fonte offrent un moyen de juger, jusqu’à un certain point, ses propriétés : ces caractères sont la couleur et le brillant de la surface fracturée.

La couleur de la fonte offre diverses nuances de gris; quelquefois elle approche du blanc terne, quelquefois du gris de fer avec des taches d’un gris noir.

Le brillant de la fonte varie dans son espèce et dans son degré. Il est quelquefois métallique, montrant comme de petits fragmens de plomb nouvellement coupés, distribués sur la fracture; et son degré, dans ce cas, dépend du nombre et de l’étendue des parties brillantes. Mais, dans quelques fontes, le brillant semble être dû à des facettes de cristaux disposées en rayons. Je donne à cette espèce de brillant le nom de cristallin.

l3o EXPÉRIENCES SUR 1,4 RÉSISTANCE

Dans la fonte très-dure, la couleur de la fracture est un gris de fer foncé et uniforme, ayant beaucoup de brillant métallique. Quand la couleur est la môme, mais qu’il y a moius de brillant métallique, la fonte est plus douce, mais elle se divise plus facilement en petits fragmens sous le marteau, et il faut moins de force pour la rompre. Si la surface est sans brillant et la couleur sombre et tachetée, on aura une fonte douce de l’espèce la plus faible.

Si, au contraire, la couleur est d’un gris clair avec beaucoup de brillant métallique, ïe fer sera dur et tenace; cette sorte de fonte est toujours peu flexible. Mais lorsque la couleur est claire, et qu’il n’y a que peu de brillant métallique, la fonte est dure et fragile; elle l’est encore plus quand la fracture est d’un blanc terne; et dans son plus grand degré de dureté la fracture est d’un blanc grisâtre avec des rayons d’un brillant

cristallin. ' ■

11 peut y avoir quelques exceptions à ces règles, mais j’espère pourtant qu’elles seront très-utiles à ceux qui s’occupent d’une partie qui devient tous les jours plus importante. ,!• jjf V ■

DU FER FORGÉ. " l3ï*

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