II. Collection des matières trmmUées
Elle ne 8C compose jusqu'à présent que des seuls produits de Findustrie indig^ëne, mais on nous assure que dans Favenir elle embrassei^a ceux aussi des Findustrie des autres Etats* Le nombre d'articles qu'elle comprend s'éleTait an commencement de 1835 auprès deSS^OOO. Voici ses . subdivisions les plus remarquables:
Pbavx, depuis les cuirs tout à fait bruts, en uàage^ dans Flstric et les Confins Militaires, jusqu'aux peaux les plus fines, offrant dans leur longue série une foule d'articles variés.
Fils de lin , de chanvre, de soie, de coton et de laine, soit filés à la main , soit par les machines. On doit men-^ tionner surtout le fil pour la dentelle travai lée en Bohême.
Toiles. Elles sont un des principaux produits de la Monarchie ; on voit toutes les espèces et les qualités qot entrent dans le commerce, depuis le tissus grossier dôn^ on fait les sacs jusqu'à la batiste la plus fine, non blanchie , blanchie , teinte et imprimée.
Les ETOFFES DE COTON. Travaillées dans plusieurs pajfir delà Monarchie, on les voit ici dans toutes les nuances pot^ sibles , que Fart et la mode sont parvenus à leur donnerf l'arrangement chronologique qu'on a donné aux échaiH tillons indique les progrès de l'une ainsi que la marchie de l'autre.
Les DRAPS et les soieries. On y remarque sensiblemeirf les progrès qu'a fait leur fabrication. Les shawls et leurfl bordures se distinguent par leur beauté et par leur baH prix. Les tapis aussi méritent une mention particulière.
La PASSEMENTERIE. Scs articlcs forment plusieurs subdivisions , dont la plus nombreuse est ceDc des rubans ÛM soie ; les cordons, les lacets sont d'une beauté remarquable*
Les TRESSES et les tissus en paille et en ÉcorcE depli»^ sieurs parties de l'Empire. Ceux faits à la mécanique surpa#^
sent en bc<iutë et enbâs prix tous les produits correspondans faits à la main. On ne doit pas oublier les ouvrages faits de Poa pratensis.
Les Papiers. Cette nombreuse subdivision offre les produits de toutes les principales papeteries de TEmpire. On y trouve le papier sans -fin, le papier de paille et de tourbe, àinsique les papiers de tentiure, les papiers peints et imprimés et les cartes à jouer.
La VERRERIE. C'est une des subdivisions les plus riches et les plus belles ; elle ofi&e des pièces qu^on peut ranger parmi les chefs>d'oeuvre de Fart du verrier. Les produits des verreries de la Bohême surtout forment une nombreuse suite 4' articles remarquables par la variété et surtout par Télégance des formes et par la bonté de la matière; ils donnent une haute idée de Fétat de perfection auquel est parvenue cette industrie dans ce royaume. Toutes les nouvelles inventions y sont représentées par des pièces correspondantes; on doit mentionner surtout la collection de verres taillés. Outre les vases en verre proprement dit, cette subdivision embrasse encore la peinture sûr verre , les verres optiques, les produits artistiques du verrier, les perles en verre, les pierres précieuses artificielles, les masses de composition et les pièces pour la mosaïque en verre ^ les masses pour Témail , les glaces et une foule d'autres articles.
Les METAUX. C'est encore une des subdivisions , qui comprend le plus d'articles manufacturés. Le cuivre, le laiton et le tombac en feuilles et en fil, et les ouvrages en fer et en acier, rangés d'après les divisions légales existantes dans la Monarchie Autrichienne, offrent un nombre prodigieux d'articles, dont plusieurs sont remarquables par la manière avec laquelle ils sont travaillés. Plusieurs sont dans leur grandeur naturelle ; un grand nombre dans des proportions beaucoup moindres.
La POTERIE. C'est ici qu'dn trouve toute l'innombrable série des vases inventés^ jusqu'à présent pour satisfaire
au betoina de la vie et aux caprices de la mode, depuis let pote les plus conunmis jusqu'aux pièces de porcelaine de la plus ^audc richesse et du trayâil le plus exquis.
Les plus petites svbditisioks ne sont pas moins intéressantes ; on y trouve une foule d^objets tels que les mh vraies en Ms, en cm/me ^ en os deneame; les ouvrmfts du cordonnier j du taàUewr, les toUes cirées, les tsfiîm dréo, les ileurs artificietteo^ les produits du phimmsstcr^ le sucre, le tahac et un^and nombre d^autres.
Le tableau suivant, que nous avons été asses henretix de nous procurer, peut être reg^ardé comme la statistique de cette collection , car il offre le nombre d*artidës compris dans chacune de ses principales subdiviskms. n forme le complément des courtes indications que nous vemms de donner sur celles, qui nous paraissent oflHr le ^us grand intérêt. Les seuls articles compris dans le tableau dépassent le somme de 30,000.
TABIiBAU Si-ATISnQini
des articles contenus dans les principales subdivisioML
irOMS DSS SUBDIYlSlOirS irOMBKE DSS ABTIGUS
Chapellerie 80
Peaux 800
fils de lin et de chanvre 875
Fils de coton 7S0
Fils de lame 818
Soie filée et tordae * 418
Toiles de Un et de chanvre 880
Toiles et tissus de coton 5,100
Draps et étoCTés de laine 770
Etoffes de soie 8^850
Etoffes de demi-soie et shawls 1,980
Etoffes moitié lin et moitié coton 85f
Tapis 78
Passementerie :.€hivrages faits aux métier 8,613
Ouvrages faits à la main 180
TricoUge 805
Cordages • • • 19è
Cordons , lacets , etc. 185
NOMS DES iUBOlVISIOIfS NOMBAB DES AATICLBS
TresfOf et tissus en paille ot on écorco 804
Papier, blanc ou teint 912
Papier, colorié, imprimé et avec des impressions • 1,519
Papier do tenture 805
Cartes à jouer 105
Gravures sur bois 86
Lithographie 166
Gravure aur cuivre et sur acier 185
Imprimerie • • • 77
Ouvrages en bois, roseau, oa, corne 9 ete. 818
Ganterie 91
Cordonnerie • 68
Articles du sellier et du eourroyeur 85
Toiles cirées et taffetas cirés lO'l
Floura artificielles 187
Articles du plumassier 59
Sucrerie •...••• 184
Tabac 78
Cuivre, laiton et similor ou tombac en feuilles • • 146
Cuivre , laiton et similor on fil 875
Empreintes sur métaux 840
Boutons en métal 750
Laitons fondus 108
Fer fondu 156
Tolo en for et en acior < 95
Limes 814
Coutellerie 817
Faux, etc. 71
Fer à cheval et autres articles du maréchal - ferrant • 78
Autres articles en fer 1,500
Briques t • • • 66
Poterie ordinaire 101
Poterie noire ordinaire • 88
Faïence ordinaire 17
FaTenco fine 188
Vases on grés et creusets 53
Porcelaine • • 807
Verrerie ordinaire on général 821
Verres peints ot dorés 68
Verrotorio ou petits articles en verre soufflé 807
Perles «*n verre ot pierres précieuses artificielles • • 1,815
Pâtes ot piécos pour les mosaïques 886
Pâtes pour l'émail 50
Glaces 83
Couleurs 848
IIL Collection des Modèles.
Elle se compose de plus de 150 modeler parCaiiteineBl bien travailles et exécutes avec le plus ^and soin sur les originaux. Ils sont divises eii sept classes, savoir:
i9, Madiines et iiistnimen5 pour la commodité et la sureté
de l'homme.
2^. Ustensiles d'économie rarale, instrumens et maeliiiies
relatifs à cet art important.
^. Machines et instrumens pour l'exploitation des mlaot* 4®. Machines et instrumeiàs techniques.
5®. Machines et instrumens relatifs à l'architecture civile; 6^. Machines et instrumens relatifs à rarchitecture hydrssi
lique.
7<>. Chars et autres moyens de transport.
Fraginens statistiques sur l'Empire d'Autriche.
Situe presque au milieu deTËurope, et en contact immédiat avec quatorze Ëtats différens sur un immense périmètre de presque quatre mille milles ^géographiques ; influant puissamment depuis quelques siècles dans les guerres et les traités , qui changèrent tant de fois la face de FËurope; régi depuis plusieurs générations par des monarques promoteurs zélés de Tinstruction populaire et des progrès de toutes ces sciences , dont la possession contribue plus que les autres au bien - être des peuples et à la force des Ëtats ; l'Empire d'Autriche paraissait devoir offrir dans sa statistique de quoi amplement satisfaire aux désirs de tous ceux qui s'occupent de ce genre d'études. Malheureusement pour la science il en a été autrement. On compte , il est vrai 9 un grand nombre d'ouvrages sur la statistique de cet empire; mais tant d'erreurs graves déparent les plus célèbres , et les meilleurs présentent encore tant de lacunes dans des parties regardées aujourd'hui comme essentielles à la statistique d'un pays, qu'on peut affirmer sans hésiter que Isl véiiiaàle Statistique de l'Empire d'Autriche est encore à publier. Nous disons à publier, parccque depuis quelques années on en rédige une avec les plus grands détails et dans l'intérieur des bureaux^
L'idée de faire exécuter une Statistique Générale trèsdétaillée est due aux deux ministres, qui pendant ces dernières années «e sont partagé la pleine confiance de l'Empereur défunt , et qui sont aujourd'hui à la tête des affaires ; car on ne saurait qualifier de la sorte les essais
statistiques partiels, plus ou moins détailles, plus ou moins complets , faits auparavant sur quelques provinces. Ces deux hommes d*£tat très - éclaires ont profondément senti la nécessité d'avoir une statistique générale de tout TEmpire et particulière pour chacune de ses provinces, afin d'avoir la mesure exacte des ressources de }a Mpnarchie et une base certaine, sur laquelle asseoir tontes les opérations administratives les plus difficiles. C'est d'après leprs désirs que FEmpereur François I. en ordonna rexecntion en 1828 , et que depuis lors elle a été rédigée annuellement avec une grande précision et avec im choix Ires -judicieux de toutes! les données principales, dont Tensemble constitue la statistique physique, morale et politique d'un grand empire. Tous ces faits, malpé fleur nombre prodigieux et leur nature très -différente, sont classés avec un ordre admirable et avec une grande darté dans ime suite de tableaux , rédigés sous les ordres et la direction de M. le baron Btildacci, Président, et de M. le baron de Metzburg , Vice - Président du Directoire Général de la Comptabilité (General-Rechnungs-Dîrectorinm). La haute protection, dont nous honorent les premiers auteurs de la Statistique , auxquels nous sommes aussi redevables de notre position actuelle, si favorable à la continuation de nos travaux scientifiques, nous a valu l'avantage inapréciablc de l'examiner en détaO, et nous p'héçitons pas à la proclamer imc des mieux rédigées et la plus complète que nous connaissons, malgré les difficultés sans nombre qu'avait à vaincre M. le baron de Metzburg, sous la direction immédiate du quel un petit nombre d'employés l'exécutent. En effet les lois différentes qui régissent les diverses parties de l'empire d'Autriche , se prêtaient niai à la régularité des cadres envoyés par le bureau de statistique aux diffcrens employés des province^
' ') Voyez la note a la page 65 et la préface k la page IX.'
afin d*cn avoir des réponses exactes et dVn obtenir dos élémens parfaitement comparables. Autorise maintenant à publier dans notre Annuaire Géograpri^ub tout ce qui concerne la population de TEmpire , dans ses pins grands détails et dans, âon mouremcnt, nous les comparerons avec les détails correspondans dès plus grands Etats du Monde. Nous espérons pouvoir obtenir pair la suite rautorisatimi de publier les autres parties de la statistique. C'est alors* que nous serons heureux de pouvoir remplir cette grande lacune que Fempire d'Autriche offre encore dans une science, qui de nos jours a vu tant d'autres pays, naguère encore presque entièrement ignorés sous ce rapport, venir y prendre ime des places les plus distinguées.
Mais avant d'offrir quelques fragmens de la Statistique de l'Empire, relatifs à sa population et à sa distribution dans ses diverses parties, nous croyons nécessaire d'appeler l'attention du lecteur sur les jugemcns erronés portés depuis plusieurs années sur le nombre de ses habitans.
Les statisticiens et les géographes les plus distingifés de rAUémagnc, ceux même de l'empire d'Autriche, évaluaient il n'y a pas long temps d'une manière très-différente sa population. Bertuch en 1816 ne Festimait qu'à 27,715,500 âmes. Le baron de Liechtenstern dans sa statistique de cet empire, ne lui en donnait d'abord que 27,613,000 sans les militaires , et plus tard 28,201,882 en les y comprenant. Steln à la même époque la réduisait à 27,644,015 ; Hassel à 27,850,000 , tandis que Blumenbach l'élevait à 28,178,836. En 1819 , dans la seconde édition de notre Compendio di Geografia nous avons analysé les causes de ces différences. En réfutant les estimations trop basses du baron de Liechtenstern , nous avons démontré que la population de Tempire dans cette môme année devait pour le moins s'élever à 29,000,000. Les recherches de M. le baron de Metzburg ont prouvé la justesse de nos ralsonnemcns et l'exactitude des faits que nous alléguions, car au rommencement do 1819 la population s'élevait déjà à
30,1069737) même en n'y comprenant pas les militaires sous les drapeaux.
Malgré les faits positiGs et les raisonnemens que nous avons publics dans cet ouvragée, dans la Statistique da Portugal et dans diiférens journaux, ou persista toujours en Allemagne, en France et en Angleterre jusqu'en 1828 à n'accorder que 28 à 29 millions d'habitans à l'empire d'Autriche. Nous ne fumes pas peu surpris en lisant dans un des premiers Toliunes d'un Dictionnaire géographique trcs-esthné, public à Paris en 1824, que cet empire ne comptait que 26,654,560 habitans ! Mais notre étonnement fut bien plus grand, lorsque, de retour en Italie, nous eûmes connaissance d'un tableau statistique de cette monarcbie , publié à Vicence en 1831 , dans lequel on ne portait encore sa population qu'à 29,499,500 âmes, lorsque nous verrons plus bas, qu'à la fin de cette même année elle s'élevait à 34,121,663 , et cela sans comprendre les militaires sons les drapeaux !
Mous avons rédigé le tableau suivant pour faire voir au lecteur combien vagues sont les données que l'on a publiées sur la population de cet Empire. Nous nous sommes borné , à quelques exceptions pr^s , aux seuls ouvrages publiés en Angleterre , en Allemagne et dans l'empire d'Autriche , non pas depuis une vingtaine d'années , mais seulement pendant les premiers mois de cette année et' pendant les quatre précédentes. Nous y avons ajouté les estimations publiées par quelques journaux et par quelques annuaires justement renommes , ainsi que celle qn*a * donnée im statisticien distingué , 3C Schnitzier ^ dans YEncyclopédie des Gens du Monde. Nous n'avons pas cité l'opinion émise par M. Worcester dans VAmeriean Âlmanae pour 1834, ni celle de ilf. Quetelet dans VAn^ nuaire de l'Observatoire de Bruxelles pour la même année et pour la suivante , parceque ces deux statisticiens consciencieux et justement célèbres ont aimé mieux reproduire dans leurs calendriers les tableaux statistiques de l'Abrégé
de Géographie, malgré Tépoque tant soit peu réculée à laquelle se réfèrent leurs clémens , que de courir la chance en donnant des tahleaux plus récens, d*o&ir au public des élémens non comparables et en grande partie erronés. Nous ne pouvons pas être indifferens au suffirage si flatteur pour nous de ces deux savans ; nous en sentons tout le prix , et nous saisissons cette occasion pour leur en faire nos ircmer'cimens.
TABIiBAV COOIPARATIF
des principales opinions émises sur la population de FEmpire d'Autriche dans des ouvrages publiés
depuis 1831 à 1835.
^OMS des AyT£URS , ÉPOQUE do la PUBLICATION de leurs If OMBRE
OUVRAGES et ABséx à laquelle se réfère la population b'babitabs
TnoMAS Mters , dans sa nouvelle Géographie , publiée à Londres en 1883, se référant àTannée 1818 et en citant Liechtenstern 28,207,88^
Lanzani, dans son Qundro Oeografico Sintlstico délia ManarcMa Ausiriacay publié à Vîcence en 1831 . 29,499,500
VoLLRATH HoFFMANif , daus VEvde und îhreBewoh^ ner , publiée à Stuttgart en 1834 , mais sans se référer à aucune année 80,006,849
Annegarn, dans son Manuel de Géographie pour la
jeunesse , publiée à Munster en 1834; plus de 80,000,000
L^auteur anonyme de Pintroduction à la Géographie pour Tusagc des écoles normales et supérieures de l'Empire d'Autriche , publiée à Vienne en 1833 et en se référant à la même année • • • 80,834,000
ScHACiiT , dans sa Géographie ancienne et moderne,
publiée à Mayence en 1831 81,000,000
Cannabich , dans sa Géographie publiée à Ilmenau
en 1832 , et en se référant à la même année • 82,000,000
SciiNiTZLER , dans TEncyclopédie des Gens du
Monde , et en se référant à Tannée 1832 • • 32,000,000
L'aivnuaire Historique Universel de 1834, publié
par M. Lesur , se référant à Tannée [1838 • • 82,000,000
WoRCESTER, dans ses Elemenis of Géogrnphy, publiés à Boston aux Etats-Unis, en 1832 . • • 32,000,000
Le CoMPANioN To THE Almanag pour Tannée 1833,
en citant TAlmanach de Gotha 32,071,985
VOmS des AUTEURS , ÉPOQUE de la PUBLICATION â» leuri NOHBHE ovTBAOxs et ABsix à iaç[oelIe se réfère U population o*uamuam9
Hdgh liîUBBAT, dans son Encyclopedîn ofGeogra» phy , publiée à Londres en 1834 , se référant à l'année 1829, et en citant le colonel de Traux 82^184,087 Raffclspebgeb 9 dans son Reise^ Secretàr , publié
à Vienne en 1834 82,167,835
IIuBScuELMàNiv, dans la dernière édition du Manuel de Géographie de Stein, faite à Leipzig en 1834,
mais se référant à l'année 1831 82,425,074
ScnADEN , dans son Tableau Statisti^e, publié à
Municb en 1885, se référant à Tannée i881 • 32,425,074
L'almanagh de Gotha, de 1834 82,500,000
Le Temps ^ un des premiers organes de la presse pé* riodiq[ue française, dans un article statisti^e
sur l'Empire d'Autriche, en 1834 88,000,000
VoLLEATu HoFFMANX, dans son Erde vnd ilire Bewohner y publiée à Stuttgart en 1833 et se référant à l'année 1831 83,000,000
FoLOEB, dans son Manuel de Géographie publiée
en 1833 83,000,000
GANXABicn, dans le Hnushuch des geographischen TVisscns , publiée à Vienne en 1834 , en se
référant à l'année 1833 33,S81,869
Ganïtabich, dans la nouvelle édition de Galletti, faite à Vienne en 1835 , en se référant à la même année et en y comprenant les militaires • • • 33,360,000 NoBBKBT ScHNABEL , daus la 7. édition de Galletti ,
faite à Pcsth en 1831, et se référant à l'année 1830 33,400/X)0
Cette évaluation a été suivie par le rédacteur
de TAlmanach publiée par l'Académie de St. Pe-
tersbourg pour Tannée 133^.
Blumenbach , dans VAUgeineine Enlhitide de
SchûtZy en 1Q3Q et en se référant à la même
année plus^de 33,425,000
L'Almanach Statistique de Weimab de Tannée 1835,
se référant à Tannée 1834 33,482,698
Malchus, dans sa Géographie Militaire dcTIJurope, publiée en 1832 et 1833, en se référant à la fin de
Tannée 1830 33,630,381
NoBBERT ScHNADEL , daus sa Statisti^c Générale de TEurope, publiée à Vienne en 1833 et en se
référant à la fin de 1831 33,684,700
Biches , dans un article sur les forces productives et militaires des Etats Européens dans Tannée
^OMS des AUTEUKS , ÉPOQUE do la PUBLICATION de leurs NOMBBE OVYRAOS» et ash£b à laquelle se réfère la population d'haditahs
1838, et piibllc dans les Annales de Weick
en I834t 88,871,173
Cette évaluation a été reproduite par BerohJius dans ses, Annales en 1834.
L'allgemeine Zeitung en 183^ , se référant à la fin
de Tannée 1833 31,152,348
Cette évaluation a été reproduite par 'Bero* HAus dans ses Annales en 1834 et par l'Almanach de Gotha en 1835.
La Carte Routière de la Monarchie Autricuienne, publiée par l'Etat Major en 1835, et en y comprenant les militaires, mais sans indiquer Tannée à laquelle cette population doit ce rapporter • 84^454,681
John Mac Gregor dans ses Resources and Siatisiîcs of Nations, publiées à Londres en 1834 et en se référant à la même année 34,500,000
De Traux et Fried dans la nouvelle carte routière et des postes , publiée par Artaria à Vienne en 1833 et dédiée a Sa Majesté TEmpereur François I 34,755,400
IIôRSCHELMANN daus SOU Mauuel de Géographie pu* bliée à Berlin en 1883 , et en se référant à la fin de Tannée 1831 85,000,000
En voyant les différences énormes offertes par notre tableau , maigre le court espace de temps qu'il embrasse , on ne peut s'empêcher de déplorer Timperfection où se trouve le premier clément de la statistique d'un des plus puissans empires du Monde, d'un empire situe presque au milieu de l'Europe. Que doit-on penser de tous les autres documens statistiques officiels ou sémi officiels qu'on débite sur cette monarchie , si le premier de tous, celui à Fcgard du quel le gouvernement ne fait aucim mystère , oscille 'entre des nombres qui diffèrent entre eux d'un cinquième? Les données mêmes officielles , relatives à la population de cet empire , qu'on trouve sur quelques cartes géographiques 5 que donnent quelques journaux , ou qu'on rencontre dans quelque ouvrage estimé , quoique exactes ab-
êoiumenl, cessent de Tétrc rehUhemeni à Tépoque à laqueDe on doit les rapporter. C'est dans cette catégorie qu'çn doit ranger ces évaluations qui, sans aucune indication de Tannée à laquelle elles se réfèrent, ont été publiées dans les cartes de TEtat Major , dans celle de M. Artaria et autres. Induit en erreur par un prétendu recensement officiel, qui selon ' M. Cannabich aurait eu lieu vers la fin de Tannée 1825 dans toute retendue de TEmpire d'Autriche, et que ce savant a publié dans les Ephcmérides Géographiques de Weimar, recensement qui portait la population totale de TEmpire a 31,624,888 âmes, nous avons cru pouvoir sans inconvénient Testimer à 32,000,000 pour la fin de Tannée suivante, époqjiie que nous avions choisie pour la rédaction de la Bdianee Politique du Globe, et à laquelle tous les élémens statistiques admis dans ce tableau devaient être réduits pour être comparables. Cependant nous étions dans Terreur, et nous verrons plus bas qu'à cette même époque elle devait s'élever à 33,500,000 y compris les militaires ; c'est un million et demi de plus que nous ne l'estimions et plusieurs millions au delà des estimations erronées de tous nos devanciers.
C'est avec les documc^ns contenus dans la statistique officielle de TEmpire que nous avons rédigé le tableau suivant. Il démontre l'accroissement considérable qu'a fait la population. Elle n'a été rétrograde qu'en 1832, année malheureusement mémorable par les ravages faits par le choiera - morbus. C'est dans TAppendice de notre Annuaire Géographique que Ton trouvera la comparaison entre le mouvement de la population dans TEmpire et le mouvement correspondant observé en France , en Russie , dans les Monarchies Prussienne , Anglaise , Néerlandaise , dans les .. Etats-Unis et dans un grand nombre d'autres Etats.
offrant la population de FEmpire d'Autriche et son mouvement annuel depuis 1818 jusques en 1833.
AirNtB
FoPULATtOir An commencement de cha^e année sans les militaires
AUGMKIfTATIQN
Aft'HVBI.LX
1) Diminution produite par le eholcra • morbns.
C'est encore à la statistique officielle d^ lIBnipire que nous empruntons le tableau suivant ; il ofAre sa population existante au commencement de Tannée 1833, répartie dans ses quinze grandes divisions administratives.'
IfiO
TABI^BAU SVAnSTIQUB
de TEmpira d'Autriche.
GBâNOES DivisioifS Superficie Populatioi^
AlDBf IlfISTRTIY£S on milles oarrds an commencement
de 60 au degrd do 1833» eanv lot
militaires Ahsoluk RKi.AriTa
Basse -AoTiiCHE 5,755* •1,284,888- «223
Haute -AuTRiCRB 5,571 833,8^ 150
Sttbik 6,524 • • 902,408 • ♦ 188
GAEiifTiiilB et CAn:tioLE 5,922 728,179 . 123
LiTTOHAL 2,82^ • • 485,812 • • 187
Tteol 8,264 811,426 98
Bohême 15,240 • - 3,936,584 • • 258
MoEâViE et SiLESiB 7,712 2,062,906 267.5
Galliçie ...85,227. .4,217,791- .107
Dalmatix 3,814 350,388 92
iiOMBAiDiE 6,307 * . 2,416,567 . . 383
Proti^css Vehitienhes 6,875 2,041,180 297
HoifâEiE 616,914 . 11,223,587 * - 168
Teausylvahie 16,093 1,930,259 120
Connus Militaires 11,426 . • 1,041,675 • • 91
Totaux 198,969 34,217,494 176
Pour ëriter toute méprise nous ferons observer que la population totale de rEmpire au commencement de Tannée 1833 , y compris les militaires , s^clcTait à 34>735,702 , et que tous les faits recueillis jusqu'à présent autorisent à supposer, qu'au commencement de cette année (1835) elle devait dépasser 35,400,000. Ce chiflOre, comparé aux estimiailions publiées par des journaux allemands, angolais et français, qui pour la même époque ne lui accordaient que trente -deux à trente ^quatre millions , démontre combien peu officiels sont lesdocumens qu'on* présente souvent comme tels, et doit infirmer beaucoup l'autorité qu'on pourrait accorder aux populations assignées à d'autres Etats.
Maintenant nous allons faire quelque remarques statistiques sur les faits offerts par le dernier tableau. Nous commencerons par la colonne dea surfaces.
Le tableau suivant présente toutes les grandes divisions administratives classées d'après leur étendue en ordre décroissant. Nous y avons ajouté la division moyenne^ cette à dire , celle qu'on obtiendrait .si on partageait tout le territoire de Fempire en 15 provinces d'une égale étendue.
Noms des Stjbface
OBASDES DIVISIONS ADVISISTRÀSITII» ■■ HILLliS CAHaift
i. Hongrie •. i 66,914