Confins Militaires
La Lambardie qu*à la page 161 nous avons vu n'occuper que le 10« rang pour retendue dans le I"^ tableau, et qu*à la page 163 nous avons vu se placer au quatricme rang dans le II* tableau, est Ici à la tête de toutes leir grandes divisions administratives de TEmpire. Viennent ensuite les FrovineeB Vénitiennes} la Moraine et la Bohème occupent la 3* et la 4* place; vient afreslsLEasse-Aulriche et enûnle Littorai* Toutes les autres grandes divisions ont une population relative inférieure à celle de la division moyenne. Les Confins Militaires, malgré la fertilité de leur sol et la douceur de leur climat, ofl&ent le population la moins concentrée de toute la Monarchie ; elle Test plus de quatre fois moins que celle de la Lombardie et deux fois moins que celle du Littoral. Si tout YEmpire d'Autriche était aussi peuplé que la liombardie^ il n^auralt pas moins de 78 millions d'habitans , tandis qu*il n'en posséderait que 17,654,000 si sa population relative était égale à celle des Confine Militaires. Nous avons vu qu*au commencement de Tannée 1833, y compris les soldats sous les drapeaux , sa population 8*élevait à 34,735,702. C'est tout juste le double qu'il aurait dans la seconde supposition et im peu moinn que la moitié de ce qu'il aurait dans la première.
Nous réservons pour le Tableau Statistique db la Terre une foule d*autrcs comparaisons entre TEmpire d'Autriche et les principaux Etats de Monde. Ici nous nous bornerons à faire observer, que cet empire occupe le 19* rang parmi tous les Etats du Globe sous le rapport de l'étendue, et le 4* sous celui de la population absolue, car il n'y a que V Empire Chinois , la Monarchie Anglaise et V Empire Russe , qui comptent un plus grand nombre d'habitans.
Par les motifs exposés à la page 164, n'étant plus en mesure pour faire les calculs nécessaires afin d'avoir des clémcns comp^irables , nous avons emprunté au The World
compared with the British Empire ^) le tableau cl dessus et les deux suivans. Seulement nous avons rectifié la population et la surface générales de FËmpire d'Autriche d'après les données officielles que nous avons^ sous les yeux. La population générale se réfère à la fin de l'année 1826; nous avoni? reporté ^l'année 1822 le prétendu recensement de 1825 , qui nous a servi de ba^se pour les calculs du tableau anglais.
TABIiBAU COnFARATIF
de la population relative des provinces les plus peuplées de l'Empire d'Autriche et des principaux Etats du Monde.
Noms des Etats st des Provinces Annâe
Empire d'Autriche 1826
Roy. Lombard - Vénitien 1822
Milan
Mantoue
Crémone . . . .
Fadoue
Vîcence » . . . .
Polesine
Trevîse ....
Moravie et Silesie
Teschen • • •> .
Prerau
Troppau ....
Roy» de Bohème
JEtîdschow • • f
Kôniggratz
Leitmeritz • * •
Ghrudim
Bunzlau . . * .
Roy. de Gallicie
Wadowîce • • •
Bochnia
Etendue Nombre
ea miUes d'habitant
oarrës par m* car^
^) Mais avec les améliorations que nous lui avons fait subir dans l'édition italienne de la Hilancia Politica del Globo, que nous avons publiée à Padoue en 1833. ■■.
Kous Dzs Etats £t des PpioviifCES Ahuée
Sandec 182«
' laslo
Archidvché d'Autriche • • •
Hausruck
Aoy. de Htmgrie
Warasdin
Agram — —
Trentscliin — Presbourg
Empire Russe' 1826
Moscou
Koursk . - —
Kalouga
Fodolîe
Toula
Riazan —
Pultava
Bîalystock
Roy. de Pologne 1823
Masovie —
Gracoyie —
Kalisch
Rav. DE Suéde • ^ 1826
Malmoebus 1825
Goetbeborg —
Blekinge
Christianslad
Rot. Sabde 1826
Gènes
Alexandrie
Turin ■
Etat du Papbh
Ancone • • . . * —
. Bologne — Macerata et Gamerino • • •
Rot. de Portugal
îilî'^bo
Rot. de Bavière '
Rezat 1822
Rot. de Saxe 1826
Leipzick* . • • 1822
Boy de Haïvovrc 1826
HildPÀheim 1825
Etewdus
•n milU»
carré* .
NOMBIB <â*h«Vitaaft par m. e«r.
Noms des Etats et des pRoviifcss AifNfts
Rot. de Wurtemberg 1826
Neckar . . . . ^ — 1-
GONFÉDÉBATION SdISSË
ùenéve • • •
Appenzell — •
Curîcli
Turgovîe — -
Argovie «^ ■
Baie »
MofTARCHiE Française
Département de la Seine- — —
du Nord ......
du Rhône , —
du Bas -Rhin .... —1—
de la Seine-Inférieure —
du Haut-Rhin .... —
^ de la Manche
du Pas de Calais • •
du Calvados —
' de la Somme • • . • — ^—
L*île Martinique d. les Antilles
Monarchie Hollandaise — —
Hollande Settentrionale —
Hollande Méridionale • • •
Samarang dans Tîle de Java 1815 Kndou dans Tîle de Java • •
Roy. Belgique 1826
Flandre Orientale
Flandre Ocicidentale
Brabant Méridional . . • •
Hainaut
Mow^ARCHiE Prussienne -•
Dûss eldor f ^
Cologne . . . — —
Aix-ls^Capelle
M^nden
Erfurt
Royaume - Uni
. Roy. d'Angleterre 1821
Middlesex
Lancaster
Surrey
Warwick —
Eti^ndue
Nombre
eo mille
d'habitani
oarrës
par m. car.
2oa
Noms dcs Etats et des Paotincss AniftE
Stafford , • • 1821
Kent N
Oloucester
Worcesler
Hertford
Nottingham
Roy. tf Ecosse • • *
Edimburg —
Benfrew
Fifo
Ayr .-1-
Roy* éCIrlemde —
]jiij)liii •• •••••••• ■ ^1
Àrma§(h — ,..
. LoutH —
Down 1—^
Monagban — —
Longford — ^
Cork
Lîmerik ■■
Bengnle ^rov. de Tlnde Anglaise
Dinagepour ■ ■
Bahar proy. de Flnde Anglaise — Bahar i—
Empire Cniirois 1826
Kiang-Sou 1793
Tche-kiang — — ^
Ghan-toung — *—
GoNrtDÉRÀTioN AvGLo - Ame&icaihe 1826 Bhode-Island 18dO
IVfassacliussets ...•••• -.— Connecticut .— -^
Etendus
en mille carré*
NOMBBB d*li«kit«M p«r oucav*
COMPARAISON DB YIBNICB
avec les plus grandes villes du monde , sous le rapport
de là population.
Si Top veut être de bonne foi, il faut avouer que Ton ne connsot pas encore exactement la population des grandes villes hors de TËurope et de TAmérique. Malgré les recensemens faits dans plusieurs contrées de TA^ie et de rOcéanie, et particulièrement dans Tlnde Anglaise, la plus grande incertitude enveloppe encore tout ce qui concerne le nombre des habitans de Calcutta, de Benarès, de Surate et de plusieurs autres grandes villes , quoique les journaux et les ouvrages les plus estimés nous offrent des nombres positifs et en apparence exacts.
Ëstimerons-nous , arec le général Ryd , la population de Calcutta , sans ses faubourgs , entre 400,000 et 500,000 habitans, ou bien la porterons -nous, avee la Société des écoles , à 750,000 pour Tannée 1819, ou même à 1,000,000 pour Tannée 1810, avec M. Russel , premier juge de cette ville, en y comprenant toute sa banlieue? D'après le recensement fait en 1822, Calcutta ne contiendrait que 197,917 habitans, parce que, par un arrangement tout-à-. fait extraordinaire, on en a exclu toute la population des faubourgs. Le recensement de 1798 a donné à cette vilW 78,760 maisons. Comme depuis lors, ce nombre doit avoir augmenté plutôt que diminué, il serait absurde de réduire la population de Calcutta au-dessous de 500,000 âmes* M. Hamilton lui en accorde 600,000. Nous avons adopté Testîraation de ce savant géographe. Ce que nous avons dît de Calcutta, nous pourrions le dire de Surate , de Madras, de Benarès, de Bombay, de Dehly et de presque toutes les grandes villes de Tlnde et deTîle de Java. Nous avons analysé les descriptions les plus récentes des contrées hors de TËuropc , et nous pourrions rédiger un long tableau des évaluations singulièrement différentes données par dos
géographo» et des voyageurs presque contemporaiiit concernant la population d*une même ville.
Noni diront seulement que les chUbcs que nous offVons dans ce travail , sans (trc exacts , sont cependant ceux qui nous semblent s^éloigner moins de la vérité. Du reste c*est dans le chapitre $ur la population de$ viUeg de l\>avrafe que nous allons publier, que nous renvoyons le lecteur pour résoudre les doutes qu'il pourrait avoir en nous voyant assigner à certaines villes une population très-différente de celle qu*pn s*accorde à tort à leur donner. D est bon de le prévenir que presque toutes les populations des villes admises dans le tableau ci -dessous se réfèrent à la fin de Fannée I8269 un petit nombre seulement devant étrç rapportées aux années suivantes jusques et y compris 1831*
Noms des villss Mombas
LoNDftKS , capitale de la monarchie Angidise . • . . 1,624,000 PfKiir, capitale de l'empire Chinois 1,300)000
JsoDO, capitale de Vempire Japonais 1,800,000
Fasis , capitale de la monarchie Française ^) 890/X)0
Hangtcbsou, dans l'empire Chinois 600,000
GàLCDTTA , capitale de l'empire Anglo - Indien 600,000
Bsif AIES , dans l'empire Anglo - Indien 600,000
CosTAifTtxoPLSs , capitale de l'empire Ottoman 600,000
MiACo, ou Hio, dans l'empire Japonais 500,000
Cantoiv, dans Tempire Chinois 500/000
NAifRirr, dans l'empire Chinois 500,000
HiicoTSCHiif, immense village de l'empire Chinois 500^000
Madbas, dans l'empire Anglo -Indien 468)000
Saint-Pbte&sbou&g , capitale de l'empire Russe 449,000
Naplbs, capitale du Royaume des Deux-Siciles • • 864,000 ViBNifB) capitale de l'empire Autrichien 880,000
Le Caibs, capitale de TEgypte 880,000
Patna, dans Tempire Anglo -Indien 812,000
Ldcknow, cap. du roy. de Aoudh, d. l'Emp. Anglo-Indien 800,000
^) Vojts c« ^uft noui diton» à U page 138 »vr U popuUlîoo «l« cett« irill««
' , 173 Noms des villks ' Nombrb
Manchester, dans l'Angleterre 27t OOO
LisBONE, capitale de la moViarchÎB Portugaise 260 000
Moscou, dans Tempire Russe 250,000
Delhy, dans Vempire Anglo-Indien 250,000 Berlin , capitale de la monarchie Prussienne .... 240,000
Dublin, en Irlande, dans monarchie Anglaise • « . 20^000 New - Yoek , dans la confédération Anglo-Américaine 20j5 000
Glasgow, en Ecosse , dans la monarchie Anglaise • 202 000
Amsterdam , dans la monarchie Hollandaise f 20i,000
Madrid, capitale de la monarchie Espagnole • • • • 201,000
Hayderab AD, cap. d. roy. d. Dekkan, d. l'emp. Anglo-Ind. 200,000
IsPAHAN, dans le Royaume de Perse 200 000
Alep , dans la Syrie , dans TAsie Ottomane 200,000
Mirzapour, dans ^empire Anglo-Indien 200,000
Dacca, dans l'empire Anglo -Indien 200,000
LivERPOUL, dans l'Angleterre 185,000
Mexico, capitale de la confédération Mexicaine 180,000
Pa^erme , dans le royaume des Deux-Sicîles . . . • 173,000
Philadelphie, dans la conféd. Anglo -Américaine 166,000
Mourschoudabad , dans l'empire Anglo -Indien . • • 165,000
Lyon , dans la monarchie Française ^) 165,000
Bombât, dans l'empire Anglo- Indien 162,000
Edinbourg , en Écpsse» dans la monarchie Anglaise 162,000
SuBATE , dans l'empire Anglo - Indien 160,000
Rome , capitale de l'Etat du Pape 154,000
Milan, dans l'empire Autrichien 151,000
Oasacca , dans l'empire du Japon 150,000
"Nknh , dans l'empire du Japon 150,000
Cachmire , dans la confédération des Seïlihs 150,000
Birmingham, dans la monarchie Anglaise . • • ^ • 147,000
Marseille, dans la monarchie Française ^ 145,000
Rio-Janeiro, dans l'empire du Brésil 140,000
Varsovie, cap. du roy. de Pologne, dans l'emp. Russe 140,000
Manile, dans les Philippines, dans l'Océanie Espagnole 140,000
Damas , dans la Syrie , dans l'Asie Ottomane 140,000
Téhéran , capitale du royaume de Perse 180,000
Smtrne , dans la Natolie , dans J'Asie Ottomane 130,000
1) Avec la Guillotière et la Croix-Bousse.
Noms dis yil£ss Nombbe
a^MÂMnAa»
liSKDS , en Angleterre , dans la monarchie Anglaise • 123,000
Tvmiif f capitale du royaume Sarde en Italie 188,000
Hâmboubo, dans la confédération Germanise • • • 122,000
BiacsLOifs , dans la rapnarcliie Espagnole 120,000
BâHiA , dans Tempire du Brésil 120,000
PaAGUE , en Bohême , dans l'empire Autrichien 120,000
PouiriB, dans l'empire Anglo- Indien 119,000
NâGPOUB, cap. du roy. de Nagpour, d. l'cmp. Anglo-Ind. 115,000
GoPsitHAGus, capitale de la monarchie Danoise • • • 115,000
Vxmsfi , Âans l'empire A4trichîen 114,000
LA-HAVA.ifA, (île de Cuba) d. l'Amérique Espagnole 112,000
BoaoBàux, dans la Monarchie Française 109,000
Haufaz, en Angleterre , dans la monarchie Anglaise 109,000
CoaK , en Irlande , dans la monarchie Anglaise 107,000
BaiSTOL , en Angleterre ,' dans la monarchie Anglaise 104,000
BanxsLLES , capitale du royaume Belgique 100,000
BàmoDA, dans l'empire Anglo -Indien 100,000
Ijahobe , cap. roy. Lahore , dans la conféd« des Seïkhs 100,000
CâiroAHAa , dans le roy. de Caboul 100,000
Heeat , capitale du roy. du Khorassan 100,000
Balfrouco , dans le roy. de Perse 100,000
Tauris , dans le -roy. de Perse lOOiOOO
Ah^sbabad, dans l'empire Anglo -Indien 100,000
Ugeiv, dans le roy. de Sindhia 100,000
HuÈ, dans la Gochinchine, cap. de l'empire d'An-Nam 100,000
Saigoit (roy. de Camboge) ^ dans l'empire d'An-JVam 100,000
AnaïAHOPLES , dans l'empire Ottoman 100,000
TocAT, dans la Natolie, dans l'Asie Ottomane 100,000
Bboussa, dans l'Asie Ottomane 100,000
Bagdad , dans le Mésopotamie , dans Asie Ottomane 100l|000
EatSBUM , dans l'Arménie , dans Asie Ottomane • • 100,000
JiGAGOuiiGGAB , dans le Tibet, dans l'empire Ghinois 100,000
Tums , dans TEtat de Tunis , dans l'Afrique - . • • 100,000
TABIiBAU STATISTIQUE
de la population relative des eiiTiroiis de Vienne comparée arec la population correspondante des environs des plus grandes capitales et des villes les plus populeuses de
FËurope et de rAmcrique.
n est inutile, ou, pour mieux dire, absurde, de vouloir juger de Tintensitc de la population de deux contrées d'une trcs-petite étendue, lorsque chacune d'elles renferme une cité grande et populeuse. En effet, que pourrait on inférer en voyant dans le Tableau Statistique de l'Europe, publié dans l'Abrégé, que la population relative de la république de Hambourg est de 1,302 habitans, que celle de la république de Brème est de 980 , tandis que la population relative de la France n'est que de 208 et celle de TErapire d'Autriche de 165 ? Si l'on décrit un cercle de 20 à 30 milles autour de chaque grande ville de l'Europe et autour des capitales de tous ses petits Etats, on trouvera que la populatiojQ relative des surfaces, dent ces grandes villes occupent les centres, non seulement est égale à celle de tous ces Etats de petite étendue, et à celle des^ petites iles les plus peuplées, mais que bien souvent elle leur est même de beaucoup supérieure. C*est cependant diaprés cette base erronée que bien des géographes et même des statisticiens célèbres ont regardé et regardent encore l'ile de Malte comme le pays le plus peuplé du monde , et l'Islande comme la contrée la plus dépourvue d'honunes !
Nous étant proposé de comparer dans notre Tableau Physique , Moral et Politique des cinq parties du Monde la population relative des environs de Londres , de Paris , de Saint-Pétersbourg, de Vienne etc. avec celle de plusieurs autres grandes villes de l'Europe et de l'Amérique , nous avons pensé qu'il était nécessaire de les environner d'un territoire dont l'étepdue fût proportionnée au nombre de leurs habitans. D'après ce principe^ nous avons assigne
une tuperficie de 3^00 miHes rarrét^aiix tIIIos dont la population ett des 300,000 âmes et au dcisus, 2,000 mOlea carrés à celles qui ont moins de300,000habitans, et 1,500 aux Tilles qui, comme Naple$, Paierme^ etc., étaiit situées en demi-cercle sur le bord de la mer , ne peuvent avoir que la moitié de la superficie qui environne des viDes intérieures, comme celles de Londres, Hambourg et autres. Dans les environs de Con$laniinapley nous avons compris nne partie de la côte opposée d'Asie; dans ceux de Copenhague j une firaction de la Suède; une partie aussi du territoire du grand-duché de Bade a été comprise dans la superficie des environs de Stroêbourg. Tout le monde peut comprendre facilement la raison de ce procédé , surtout eu voyant que le comté de Middlesex, quoiqu'il contienne la ville la plus peuplée du monde , ofire une population relative inférieure à celle du département de la Seine. Cela vient de ce que la superficie du comté de Middlesex est presque double de celle du département dont Paris est le chef-lieu, et parce que ces divisions administratives sont toutes deux trop petites par rapport à leur capitale respe» ctive pour que Ton puisse juger de leur population relatire. Le tableau suivant, rédigé pour Touvragi* susmentionné, a été déjà publié dans celui qui a pour titre Thê World eompared wUh thé British Empire , et reproduit dans la BUancia PoUtica del Qlobo, Toutes les populations ont été calculées dans le premier ouvrage pour la fin de Tannée 18^6. Nous avons cru devoir modifier tant soit peu la population' des environs de Vienne, que par les motifs exposés précédemment nous avions calculée trop bas.
Villes SuPERFitic Nombre o'habitans
ra mille» carrés par ch«qu« mille carré
Waples 1,500 980?
Londres 8,200 781
liiLLB 2,000 612
Bruxelles 2^000 088
Paris 8^00 •• ... 540
amsterdam 2,000 487
Milan 2,000 482
Gênes 1,500 472
Venise , avec la lagune * • * 1,660 465 /
Stuttgart 1,700 411
Porto 1,500 400
RouEi!v 2,000 396
Turin ^ , . , . g^ooo 884
Lyon 2,000 883
COSTANTINOPLES 8,200- • . x. . .850?
Zurich 1,885 846
Florence 2,000 840
Palerme 1,500 885 ?
Francfort sur le Mein • • « 1,500 • 820
Strasbourg 2,000 818
Vienne 8,200 ...... 802
Dresde 2,000 ^ 800
LiSBONE 1,500 . . . .^ . . 290
Prague 2,000 286
Breslau 2,000 256
Moscou 8,200. 288
Marseille 1,500 286
Rome 2,000 227
Beblin 2,000 ...... 219
Nantes 2,000 .209
Copenhague 2,000 808
Varsovie 2,0(X) 197
Philadelphie . . . . ^ . . 2,000 195
Mexico . 2,000 192
New- York . • 1,500 191
Boston 1,500 178
La-Havawa 1,600 154 .
Saint -Peteasbouro 8,200 150
Munich 2,000 147
Baltimore 2,000 98
Stockholm • ' 8,000 8*
Essai d'un Tableau Statistique de la Terre,
précédé de Vexpositton des principes générntuc delà Siaiî'
sitgue Coviparée ^ et suivi d'un aperçu sur la surface de
l'Empire d'Autriche , sur sa population et son mouvement
comparés h leurs corrélatifs dans les principaux Etats
du 3fonde*
Les découvertes des voyageurs, les phénamènes'^na' iurelset\(i^ transactions politiques des Etats y voilà les trois causes principales , qui ne permettent pas au géographe 9 quelque soin qu^il mette dans la composition de son livre , d'y présenter toujours , ne fiit - ce que pour un petit nombre d'années, l'état actuel de la Terre. Pour peu que dure la rédaction , ou même l'impression de son ouvrage, son traité n'offrira plus dans toutes ses parties l'ordre des choses qu'il a entrepris de décrire. Publier ' des additions à chaque changement qui aurait lieu , ce serait chose trop fastidieuse pour le lecteur et pour l'auteur; d'ailleurs c'est la tâche d'un journal, car c'est à la presse périodique qu'il appartient d'annoncer les changcmens remarquables que la surface de la Terre subit soui tous les rapports. Faire une nouvelle édition est une chose impossible, lorsqu'il s'agit d'un ouvrage aussi considérable que le nôtre. Nous avons pensé que l'on pouvait remédier . à cet inconvénient et tenir toujours au courant notre Abrégé, en publiant tous les ans quelques feuilles, qui sous le même format , avec les mêmes caractères , et seus le titre d' Annuaire Geogbaphiqub , ou CompLEiiBifT bb l'Abbeoe de Géographie présenteraient au lecteur tous les changemens qui auraient eu lieu pendant l'année précédente, pour chacime des trois causes que nous venons d'indiquer.
On sent toute la nécessité de cette piiblication , lors- {{li'on pense que les trente mois consacrés à Timpression de notre Abrégé ont suffi pour rendre nécessaires des modifications dans le texte, soit relativement au gouvernement de plusieurs Etats des Confédérations Germanique et Suisse et du Royaume actuel de Pologne ^ soit dans le nombre des Etats tels que le Royaume des Pays-Bas , qui n'existe plus et à été remplacé par les deux Royaumes îndépendans , celui de la Belgique et celui de la Hollande) la République de Colombie^ qui s'est partagée définitivement en trois Etats confédérés, nommés la ^rnivelle-Grenade y VEquateur et Venezuela ; soit dans la description des villes, à cause des désastres que plusieurs ont soufferts, telles qu' Anvers ^ Bruxelles ^ Liège ^ Gand^ Bristol etc. Si nos nombreuses relations nous ont mis à même de présenter les résultats des dernières explorations en Afrique , en Amérique et dans FOcéanie , avant qu'ils aient été publiés, une fois que notre livre aura paru nous n'aurons que la ressource de l'Annuaire pour y classer les faits nouveaux, fruit des explorations qu'on prépare et des voyages qu'on fait actuellement.
Nous nous proposons même de publier dans cet Annuaire le Tableau Statistique des cinq parties du Monde , en y ajoutant le nom des souverains qui régissent les diffé-* rens Etats, et ceux des premiers présidens des Confédérations ou des Républiques* Ce que nous avons vu- faire par un seul homme , lorsqu'il dirigeait les destinées de la France, par Bolivar dans l'Amérique du Sud, par Radania à Madagascar, par Tamehameha dans l'archipel de Hawaii ; ce que nous voyons faire par Mahmoud et Mehemet- Ali dans l'Empire Ottoman , par Feth-Ali-Çhah en Perse et par Randjit-Singh dans le nord -ouest de l'Inde, démontre combien il est important de connaître le souverain oii le président qui est à la tcte des Etats* Après tout ce qMC nous avons dit relativemeht aux élémens statistiques offerts par nos tableaux, on stnt bien que nous ne nous donne-
rons pas la peine inutile de présenter tous les ans Tétat ;ictuel respectif de chaque pays , chose impossible lorsqu'on ne Teut offrir que des élémens comparables; mais nous mettrons rcpendai^t, pour chaque Etat, ces mêmes clcmens en harmonie avec les changemens qu'auraient subis' ses frontières. Notre Annnadre indiquera aussi, non ' seulement tous les changemens qu'auraient apportés, dans la description de chaque pays , rouverture d'un nouveau canal ou d'un chemin en fer, la création ou la suppression d'un établissement littéraire important, l'érection on la démolition d'un édifice remarquable, ou les ravages produits par les incendies, les épidémies, les tremblemens de terre , les éruptions des volcans, les débordemens des fleuves , les irruptions de la mer et autres causes semblables dans les villes ; mais nous y insérerons aussi les correctioiis des erreiurs qui peuvent nous être échappées, et qui nous seraient signalées par nos nombreux collaborateurs ou par toutes les personnes qui aiment les progrès delà géographie. C'est ainsi que nous nous exprimions en septembre 1832 dans l'Introduction de notre Abrégé de Géographie^ un mois avant sa publics^tion. De retour en Italie, aussi tôt que l'état de notre santé nous permit de reprendre nos travaux , nous nous mimes à l'oeuvre. Sans être arrêté par les élogCET, dont la presse périodique de toutes les nations et de toutes les couleurs avait honoré notre ouvrage, nous l'avons parcouru d'un bout à l'autre pour n'y voir que les défauts et les lacunes. N'ignorant pas que notre description de l'Europe avait été rédigée d'après trois cadres différens, c'est-à-dire, d'abord pour un ouvrage qui ne devait former qu'un volume de 600 à 700 pages , plus tard un volume de 1,000, enjBn un de 1,500, nous savions que ses premières parties n'étaient nullement en harmonie avec celles du milieu , ni celles - ci avec les premières fjL les dernières. Nous vîmes donc qu'il fallait ajouter, étendre, quelquefois même retrancher pour offrir un tout homogène dans toutes ces parties. Aussi avons-nous entière^
ment refait la topographie de la Suisse, de la Monarchie Prussienne 9 de la Confédération Germanique, une grande partie de celles de TËmpire d'Autriche , du Royaume Belgique et du Royaume actuel des Pays-Bas. Nous ^vons senti toute la portée du reproche qu'un de nos meilleurs amis, M. de Larenaudiëre, nous a fait, dans l'éloquent et spirituel article qi;'il a publié dans les Nouvelles Annales des Voyages sur notre Abrégé, et nous avons donné* à la to* pographie de la France toute l'étendue qu'exigeait le but élevé dans lequel nous avions rédigé cet ouvrage. D'antres importantes additions et corrections nous ont été suggérées par les savans estimables, qui dans une foule de journaux ont signalé, chacun dans leur article, la partie qui leur paraissait la plus faible. Toutes ces additions . ayant considérablement grossi un livre déjà trop volumineux, nous avons tâché de trouver le moyen d'y faire asseaf de rctranchemens pour lui laisser sa pagination primitive, sans Hen lui ôter de ce qui est essentiel à l'enseigiiement de la science qu'il doit oftîr.
11 faut distinguer dans TAbrégé deux parties entièrement différentes : la Géographie proprement dite , l'In/roduction et les dissertations ou observations intercalées ' ' - dans le corps de l'ouvrage , formant les chapitres qui servent d'explication aux tableaux statistiques des cinq parties du monde. La nouveauté du plan de nôtre ouvrage, l'état encore im])arfait de la science qu'il traite et la célébrité dont jouissent depuis long-temps des géographies placées entre les mains de tout le monde , exigeaient 'de notre part l'exposé raisonné de notre méthode et des motifs qui nous engageaient à donner la préférence aux chififres que nous offrions dans nos tableaux , chiffires si souvent en opposition avec ceux qui avaient été adoptés- par nos devanciers. Mais ce qui était nécessaire pour la première édition et même pour le second tirage, ne l'est plus pour une nouvelle réimpression. Plus de huit mille exemplaires lances dans le public et accueillis avec une faveur extraor-
dinairc, huit traductions faites dans les principales langues de TEurope ^) , et cela dans le court espace de moins de trois ans , démontrent combien notre méthode a été IrouTcc bonne et la préférence que le public et les savans ont accordé aux résultats de nos longues et difficiles recherches géographiques et statistiques. Nous avons donc pensé de pouvoir retranclier sans inconvénient toutes les parties de Tlntroduction qui traitent de la statistique, ainsi que les cinq chapitres qui précèdent les tableaux statistiques de TEuropc, de TAsie , de Afrique , de FAmérique et de FOcéanie. Considérablement augmentes et coordonnés de manière à former un corps de doctrine, tous ces faits, retranchés du corps de Fouvrage , formeront la première partie du premier Annuair» GÉOGRAPHKtuE. Gc scra comme Fintroduction à la série d'Annuaires que nous allons publier pour tenir toujours au courant notre Abrégé.
Nous avions déjà achevé , d'après le nouveau plan que nous nous étions tracé , toutes les Additions à fSkê^ ropCy lorsque nous fûmes agréablement surpris de lire dans YAUgemeine Zeitung Fannonce du Hausbuch des GKOGBAPHiscuBN WissENs. En cffct quelle plus belle récompense pouvions nous avoir de nos veilles , que de voir notre Abrège servir de modèle et de base à l'élite des géographes allemands pour élever un nouveau monument géographique? Nous ne doutions pas d'y trouver ' corrigées toutes les erreurs, qui auraient pu nous être échappées dans sa rédaction; remplies les lacunes, que le manque de documens ou celui du temps nous avaient forcé d'y laisser subsister; intercalés enfin dans ses difierentea
^) Quoique tire à 4,500 exemplaires, treize mois après sa publication , il a fallu en faite un second tirage. Trois années ne sont pas encore révolues depuis son apparition, et déjà on compte deux traductions aliema/ides, deuK ftal/ennrs , une anglaise , et une en langue czegue ou bo" /tc//:p ; on le traduit déjà en grec modevnc et en espagnol ; et on nous assure qu*on va le traduire en ru^sc et en arabe.
parties et à leur place convenable tous les faits nouveaux, dontla science s^ctait enrichie pendant et depuis Timpre ssien de VAàréffé, Mais quel a été notre désappointement ' lorsque, en parcourant le Hausbuch^ nous j trouvâmes encore non seulement presque toutes les erreurs qui nous étaient échappées , mais nous en découvrîmes d^autres nouvelle» ajoutées par nos prétendus correcteurs. Nous n'y trouvâmes presque aucun de ces nombreux faits , ^ue les récentes explorations ou les travaux des satans venaient d'ajouter à la géographie ; pas ibême les changemehs considérables que certains pays avaient subis dans leur administration. C'est ainsi par exemple qu'aux pages 435 et 579 du Hausbuch nous retrouvâmes dans le tableau des divisions administratives les fautes typographiques Lichmansworth dans le comté de Bedford pour Riékmansworih, et dans celles de l'Empire Ottoman la ville dfe Mezestéré? et qu'à la page 432 on y décrit encore le parlement anglais tel qu'il était avant la mémorable réforme qu'il vient de subir. A la page 321 nous lisons avec surprise, que .JeNiper ou DscMoliba est après le M/ le plus connu des fleuves de l'Afrique !,, A la page 21 nous retrouvons encore Yîtacolumi , dans la serra do Ëspinhaço , représenté comme le point culminant de tout le système Brésilien , lorsque les mesures que le docteur Sellow vient de prendre obligent maintenant à regarder comme tel le pic de la serra da Mantequeira , qui le dépasse de presque 400 toises en hauteur. A 1^ page' 211 au lieu d'indiquer dans la chaîne de Java, d'après M. Blume, que le Tagtd n'est pas identique au Djedey mais que ce sont deux montagnes ignivomes différentes, on y ajoute plusieurs points d'une médiocre hauteur, contre le plan de l'Abrégé, qui ne donne que les points culmi« nans de chaque chaîne. A la page suivante nous avons cherché envain le pic élevé de la chaîne du Moruqibldge, qui, n'ayant pas moins de 1,400 toises d'élevatlou , doit être regardé comme le point culminant de toute la partie orlentalcr du système Australien proprement dit.
Après la publication des premières liiTaisons lu saTant travail de M. Berghaus sur TAsie, travail qui offre la réunion de tout ce qu*on sait de plus positif et déplus récent sur cette partie du monde et sur les terres deTOcéànie^ 4|ue les géographes allemands regardent comme ses dépendances, nous nous attendions de trouver danslclfatfjiteffA les Philippines décrites d'après les documens officiels puUiés sur cet archipel par le savant éditeur des Annalen der Vôlkerkunde; mais nous n'y avons trouvé que la traduction littérale de ce que nous avions consigné dans TAbrégé.
De même nous n'avons rien trouvé d'ajouté à la to* pographie des Etats de l'Asie , de l'Afrique, de l'Amérique et de l'Océanie , malgré la foule de faits nouveaux qu'on a déjà récueillis. Nous ne prolongeront pas ces remarques critiques , afin qu'on ne soupçonne pat en nous des vues que nous sommes bien loin d'avoir en iet écrivant* Nous ne nous permettrons encore que deux senlet remarques. A lâ page 276 on se borne à traduire l'Abrégé, qui le premier a signalé la mort de Vellcd Selassé , que des géographies , des journaux et des Almanachs juste-» ment célèbres publiés en 1832 et 1835 font encore régner sur le Tigré , quoique ce souverain soit mort depuis plusieurs années ; cependant des notices , qui datent déjà de deux ans , annoncent la mort de Subgadis et nomment un autre usurpateur belliqueux qui l'a remplacé sur le trône du Tigré. Ignorant ce que les capitaines Kotzebue et ' Beechey ont publié sur l'ile de Pâques , le traducteur de notre Océanie, voulant apparemment corriger nos erreurt, représente ^) ses colosses informes comme existant encore, lorsque d^ns l'Abrégé nous avions déjfi indiqué d'aprctcet deux navigateurs célèbres, qu'on n'en voit plus que les ruines I
Mais il est juste que cliacun des auteurs du Hausbuch ait ce que lui est du. Ayant travaillé séparément nous allons faire à cliacun sa part.
1) Fag. 291 du Ilausbuch et pag. 1283 de ]*Abrêgc.
Nous commencerons d'abord par séparer des autres le célèbre auteur de la Oea et Tillustre astronome, qui dirige l'observatoire de Vienne. Leur travail savant et consciencieux, leur procédé délicat envers l'auteur de l'Abrégé exigent cette séparation. #
Mr. Zeune , que des travaux géographiques justement applaudis ont placé bien haut parmi les géographes allemands , s'est chargé de la traduction de» Principe4 QénératuD et de celle de la description de l'Asie. Parfaitement au courant de tous les progrès faits par les sciences géographiques et historiques, Fauteur de la Gea sut apprécier toutes les diffîcidtés que nouk avions eu à vaincre dans la rédaction de ces deux parties de l'Abrégé ; nous tint compte de nos précédcns travaux et de l'expérience que nous avions acquise par plus de 25 ans consacrés à ces études ; il respecta les opinions des Ritter , des Hiunboldt, desKlaproth, des Abel Remusat, des Champollion, des Larenaudière , des Boumouf, des Walckenaer, des Rainaud , des Lcsson , des Guillemin et autres savans illustres , dont nous citions les ouvrages ou les communications obligeantes. Renonçant au rôle d'auteur original, M. Zeune se tint à celui de traducteur fidèle. Seulement il se permit d'intercaler dans le texe quelques remarques, toujours entre parenthèses et terminées par l'initiale de son nom. De cette manière le lecteur reconnaît toujours ce qui nous appartient, et acquiert par fois d'importantes connalsances , ou trouve d'utiles éclaircissemens. Fidèle à remplir sa tâche de traducteur , M. Zeune a reproduit scrupuleusement tout le chapitre qui sert d'introduction au tableau statistique de l'Asie. 11 fit plus ; il rendit plus intéressant notre tableau météorologique du globe, en ajoutant à la fin des Principes Généraux celuideM^Ldwenberg, qu'on peut regarder comme le travail le plus complet que l'on ait encore public sur ce sujet.
iU. Lillrow y auquel lui eYcelIcnt traité de Méirologie donnait cependant le droit de retoucher le tableau des monnaies y des poids et des mesures anciennes etnuH dernes rédigé par M. Guerin de Thîonvillc pour FAbrégc, se garda bien d'y rien changer. Appréciateur intelligentet impartial du beau et savant travail de notre ami, M. Littrow se borna à le traduire fidèlement. Pénétré du but que réditeur voulait atteindre en publiant le Hausbuch, ajouta à côté des monnaies , des poids et des mesures métriques , les monnaies , les poids et les mesures en usa^ dans TEmpire d* Autriche. De cette manière il rendit cette partie du Hausbuch plus complète que celle de roriginal et incomparablement plus utile pour les Allemands et surtout pour tous les habitans de TËmpire Autrichien.
iVous rangerions volontiers à côté du travail de MX Zcunc et Littrow celui que If. Sommer a fait sur Y Ami' riqne^ qui n'est à proprement parler qu'une traductioi littérale de cette partie de FAbrégé, si ce savant ne s'était permis t^uit de suppressions importantes , et s'il n^avait ajouté les populations des provinces dans nos tableaux des
*) îf. Lff/roiv, mathématicien et astronome célèbre» aulrefuîs professeur à Razan et depuis plusieurs années pro» tesseiir d'astronomie à Vienne et directeur de l'observatoire de cette université , est un do écrivains les plus actift de rAUemagne, Sans compter un grand nombre d'arti* des , publiés dans ses principaux journaux , articles aussi remarquables par l'érudition que par le style, M. LittrotT a déjà publié une trentaine d'ouvrages tous iattemeat applaudis. Dans ce nombre figurent surtout les uânnaies de rObservaloîre de Tienne, qui. comptent déjà 15 voIup mes in-folio j un traité {V astronomie théorique et praiigtts en 3 volumes ; un autre ti^aité d'astronomie populaire, ' en 2 volumes ; un traité de géométrie analytique ^ en m volume; la CaJendariographicy ou la science de Caire toute sorte de Calendriers, un volume in 8.; un traité Miv les renies uiagvres ci les pensions des veuves ^ en un 'volume; un fraitc de Diopirique ^ servant d^introductîon a Tart de faire des lunettes , cg^alcmcnt en un volume.
divisions administratives des Etats de cette partie du inonde , populations que nous avions nos motifs pour exclure de notre ouvrage , et qui sont bien loin de le rendre meilleur. Les changemens que M. Sonuner s'est permis de faire dans la traduction d'un grand nombre d'articles et en particulier dans celui de la distribution des habitans d'après les races ^) , dans celui de la Statistique des Ëtats-Unis ^) et dans l'article relatif à l'état social des Américains ^), article qi^e nous avons tire de nos cartons ainsi que les dent autres sur Fctat social des Africains et des Océaniens, paraiiisent avoir été faits dans l'intention de nous ôter l'honneur de leur rédaction, résultat de longues et pénibles recherches. iVon content de retrancher presque tout ce que nous disons
aux pages 1177 1181 pour appuyer nos calculs sur la
population de l'Amérique, M. Sommer, par une inconcevable négligeancc , car nous aimons à ne pas l'attribuer à d'autres motifs , nous reproche de ne donner à la Confédération du Rio de la Plata pour 1826 que 250,000 habitans, tandis que M. Mûllcr la porte à 600,00Q, et cela, lorsque à la page 1179 nous signalons nous même l'absurdité des évaluations de Hasscl et d'autres statisticiens, qui par une méprise impardonnable la portent à 2,200,000 âmes , et lorsque dans notre tableau statistique de l'Amérique à la page 1184 on voit que nous lui en accordons 700,000 pour la même année !
C'est avec bien de la peine que nous nous voyons furcé déjuger avec encore plus de sévérité lai ■ traduction de V Afrique et de VOcéanie faite par M. Wimmer. Sans aucun égard pour notre propriété littéraire , ce savant se permet de retrancher ou de modifier dans presque tous les articles généraux de l'Abrégé toutes ou presque toutes nos citations , même celles de nos ouvrages encore manu-
^) A la page 37 du Hausbucli et 969 de VAbrégé.
2) A la page 104 du Hausbuch et 1041 de rAbrégé.'
3) A la page 61 du Hausbuch et 990 et 991 de rAbrégé.
scrlts, en attribuant quelquefois notre travail à des auteurs imaginaires. En voici un exemple , que nous prénom au hasard. A la -page 225 du Hausbuch, après avoir retranché ce que nous disons en parlant des langues de rOccanle , en nous référant à notre Atlas Ethnographiqw du OlobCy qui est le premier ouvrage, où tous les peuples de cette partie du monde aient été classés diaprés les langues qu'ils parlent, il traduit les expressions de FAbrégé page 1208 «.parmi les 78 peuples, dont nous avons dassé les idiomes dans TAtlas Ethnographique du globe,, etCi
par celles-ci ,jxa^ beti 78 S>o({erf(|)aften btefcr grofoi èamtlte, xotlà^z franjSftfd^^e St^nograp^en aufjS^len zc» Nous défions M. Winmier de nous nommer un seul des ethnographes français, qui, avant la publication de TAflas Ethnographique, ait classé 78 peuples de TOcéanie d^aprèi les langues.
Non content d'attaquer notre propriété -littéraire es supprimant les citations de nos propres ouvrages , et en modifiant nos introductions aux articles généraux EUU Social des Africains et des Océaniens^ Ethnographie, Divisions etc. Mr. Wimmer n*a pas plus d'égards pour nos nombreux collaborateurs. C'est ainsi que dans Tartick Division et Topographie du Maghreb ^) , dans Tintrodsction ^) et dans la description du Biledulgerid et du Saham, et dans celle ') de la description de la NigriHe oceideniiât il supprime. entièrement ce que nous disons en annonçant le beau travail encore inédit de M. d'Avezac , que oe s^ vant à mis à notre disposition et qui a été notre guide principal dans la description de cette partie si diCBcfle èi la géographie de l'Afrique.
Pressé par le manque de temps, n'ayant pas eu asses de loisir pour faire nous même l'extrait de la partie de
1) A la page 309 du Hausbnch et 877 de rAbrcgé.
2) A ia page 318 du Hausbuch et 887 de l'Abrégé. ^) A la page 339 du Hausbuch et 899 de l'Abrégé.
i^ourrage de RafRcs, où Ton décrit les intéressantes ruines de Borobodo, de Madjaphahit et de Singa^Sari dans Tile de Java , nous en avons donné le résumé lumineux fait par M. Walckenaer dans son Monde Maritime; cette circonstance exigeait de notre part la citation de la source à laquelle nous avions puisé; M. tVlmmer Ta entièrement supprimée.
Le célèbre ChampoUion jeune , dont les sciences historiques déplorent la perte irréparable , au moment même où ^il allaii -leur faire faire un des pas les plus considérables qu^elles aient encore fait depuis long-temps, avait eu la bonté de nous ouv/ir ses cartons et de revoir lui même toutes nos épreuves relatives à la description de l'Egypte et de la Nubie; et Tillustre Jomard, qui a tant coopéré au développement de la civilisation de la moderne Egypte , a trace d'une main habile ses progrès dans le beau résumé dont il a voulu enrichir notre Abrégé, Ces deux circonstances ne devaient pas être ignorées dulectetir, surtout lorsqu'il est question de sujets étrangers à nos études spéciales et qui sur plusieurs points offrent des doutes, que les savans sont encore bien loin d'avoir résolus M. Wimmer, sans être arrêté par aucune considération chance presque entièrement*) notre introduction à la description de l'Egypte, et renvoie le lecteur à son Gemàlde von Afrika publié en 1832 pour tout ce qui concerne les progrès de la civilisation dans cette contrée , ce qui pourrait faire croire que tout ce qui suit est tiré de son ouvrage, lorsque ce n'est qu'une traduction de l'Abrégé. Nous engageons le lecteur de s'en convaincre en comparant l'original avec les pages correspondantes du Hausbucti. Le peu de faits statistiques relatifs aux produits de l'agriculture, qu'il a ajouté à la page 288, nous avaient déjà été fournis par M. Jomard ; mais nous ne les avions pas publiés , les regardant comme étrangers au cadre de notre
*) A la page 285 du >Iàusbuch et 853 de V Abrège»
ouvrage. De même uous connaissions dcjà par un article des Ephémcrides de Wcimar les nouvelles divisions administratives de TE^-pte publiées par M. le major Prokesch, mais nous avions préfère celles que M. Jomardnous avait données, étant plus complètes, et pouvant d'après ces dernières Tédiger toute la topographie de cette région, une des parties les plus difficOes et les plus importantes de FAbrégé. Le travail même de M. Wimmer vient à Fappui de ce que nous disons ; car dans la traduction de la topographie deFEgypte, au lieu de suivre, comme il le devait les nouvelles divisions, qu'il propose, il suit servilement celles que nous avons données dans TAbrégé. 11 fait plus : à la page 306, dans le tableau des tribus arabes, qu'il a ajouté à notre travail, et qui est bien loin d'être un perfectionnement de l'Abrégé , il les classe d'après ces dernières ! ! Trop confiant dans'^ses propres forces, ce savant géographe, sans invoquer aucune imposante autorité en sa faveur, ose ^) attaquer l'opinion de M. Brann, le j premier des botanistes anglais , relative à la patrie pri- ' mitive de certaines plantes , opinion adoptée par \m botaniste célèbre , par notre ami Guillemin dans l'artide Végétaux de f Afrique qu'il a rédigé pour l'Abrégé !
Mais nous ne finirions jamais, si nous voulions signaler au lecteur tous les changemens qu'une main inhabile a fait subir à l'Afrique et surtout à TOcéanie de l'Abrégé. Sans aucim égard pour tout ce que nous disons dans les chapitres qui précèdent le tableau statistique de ces deux parties du monde, non seulement il les supprime, mais il novs fidt même des reproches sur le nombre d'habitans que nous leur assignons, nombre qui est le résultat des recherches les plus longues et les plus difficiles qui aient été encore fadtes sur ce sujet, comme nous le démontrerons dans Touvrage que nous allons publier. Mais ce qui nous a le plus frappé c'est de voir reproduites des divisions et des dénominatimis erronées ou pour le moins peu convenables, dont nous
I) A la page 253 du Huisbuch et 833 de l'Abrégé.
espérions avoir purgé pour toujours la géographie de rOcéanîe. Nous prions le lecteur de lire dans Tintroduction et dans le texte de TAbrégé ce que nous disons en parlant du groupe Tasmanien, de V archipel delaPérouse^ de celui de Quiros y des archipels Maunin- Volcanique c^i Central^ de ceux de Viti^ à'Oua^Horny de Hamoa ou de Bougainville y du groupe de Kermadecy de celui dç Touèouai, de Y archipel de Cooky de ceux de TahiH et de Hawaii. L'expérience acquise par vingt- cinq ans de travaux géographiques et la coopération généreuse d'un des plus savans officiers de la marine française, de notre ami M. Jules de Blosseville, que toute l'armée et la science craignent de ne plus revoir après les premiers succès qu'il a obtenus en explorant la côte nord-est du Groenland, devaient arrêter M. Wimraer dans le remaniement de cette partie de l'Abrégé , qui au reste n'est qu'une traduction littérale du texte , défigurée par le déplacement de quelques unes de ses parties et par la reproduction des noms impropres, inconnus aux indigènes, et dont plusieurs n'ont l)as même en leur faveur l'avantage d'être historiques ou géographiques, pas même celui d'être en usage depuis l'époque de la découverte des terres, aux quelles ils furent imposés.
Nous voici à M. Cannabichy qui s'est chargé de la traduction àcY Europe ; nous disons de là traduction, car c'est le mot qui nous paraît convenir à son travail, malgré les additions considérables qu'il a faites à la topographie des Confédérations Suisse et Germanique , de V Empire t^ Autriche y de la Monarchie Prussienne y m2lgré la séparation de la partie européenne de la ci -devant monarchie Néerlandaise dans les deux royaumes Belgique et des Pays- Bas , et malgré les nouvelles divisions administratives du royaume de la Grèce et les six districts qu'il a ajouté à la principauté de Sertie. Tout le reste du travail du géographe allemand n'est que la traduction littérale de l'Abrège, défigurée quelque fois par le déplacement non justifié dé
plusieurs de ses parties , par Toniissioii iropardonnable du long chapitre qui précède le tableau statistique de TEurope ; travail de lon^c haleine , résultat de toutes nos études géographiques et statistiques et auquel nous n'hésitons pas à attribuer ^n grande partie le succès extraordinaire qu'a eu notre ouvrage. Nous verrons dans le Tablbai] STATMTiqufi DB LA Tbrrb qucl comptc on doit tenir à M. Cannabich pour les populations qu'il a ajoutées à chaque province et à chaque vUle dans nos tableaux des divisions administratives des Etats de TEurope. Nous ne pouvons cependant pas nous retenir de signaler Tinexcasable négligeance d'offirir à la page 71 et suitantes la population des départemens de la France quo leur assigne le recensement de 1832 , tandis que dans le même tableau il laisse subsister pour les villes celle qu'elles avaient en 1826, àTexception de la seule ville de Paris; comme anssi de donner à la page 435 et suivantes la population de TAngleterre telle qu'elle était en 1821, en disant que c'est celle de Tannée 1827, et offi*ant ensuite pour la principauté de Galles , pour FEcosse et pour Flrlande les populations que leur donne le recensement de 1831 !
Mais nous devons signaler au lecteur une méprise encore plus singulière, que nous trouvons à lapage41« A la fin de l'article population, M. Cannabich fait la remarque, que la population de l'Espagne dépasse les 20 millions d'après le recensement de 1827; et pour q^' il n'y ait pas de doute et qu'on n'attribue cette assertion à une faute typographique , il s'empresse de renvoyer au tableau des divisions administratives à la page 44, où effectivement , en sommant toutes les populations qui leur sont assignées, on trouve la somme de 20,000^000. Mais de quelle manière croit -on qn'onparvient à obtenir cette dernière ? En sommant les populations de|i divfsions principales et celles des subdivisions; c'est à dire en comptant deux fois le nombre d'habitans de la Vieille Ca- •tiUê, de l 'Andalousie, de Valencia et de Murcia!! Cette
singulière méprise nous rappelle le procédé d'un géographe italien, que nous avons signalé au public à la page XlX.de T Introduction de notre BUancia Poliiieadel Globo* Ce savant prétendit corriger notre évaluation de la superficie de PAsie, qu'il trouvait trop petite, en sommant non seulement toutes les superficies des. division» principales et des divisions secondaires deTInde, qne nous avions données dans le tableau publié à Paris sous le titre de Balance PoliHtfue du Globe , mais en y ajoutant en' outre les superficies des subdivisions de ces derrières-! Nous citerons à ce propos.une méprise encore plus singulière 5 qui se trouve dang la contrefaçon de l'ouvrage de notre ami le colonel Vacani faite à Florence^ où l'on â somme la population et les milles carrés, en donnant cette âomme bizarre pour la population totale de la péninsule Hispanique et de ses colonies ! !
En résumant ce que nous venons de dire sur le RauBbuch , on voit combien est impropre la partie de son titre exprimée de la sorte : ^,%m Uatbtitet mé^ bem Abrégé de Géographie be$ 7t.fdalbi Wn i&^nntibié^, îxttxoxv ©ommet^ SBimmet unb 3e une.,, Les additions à la
topographie de quelques Ëtats de l'Europe , l'intéressant tableau météorologique de M. Lowenberg^ les valeurs des monnaies, des poids et des mesures d'Autriche ajoutées^ aux valeurs métriques correspondantes dans la Métrologie , les minces observations intercalées dans le*/ texte i^ et le tran&port delà description d'un Etat , d'un archipel et d'un groupe avant ou après tel. ou tel autre Etat y avant ou après tel ou tel autre archipel ou groupe^ ne donnent pas le droit ni à l'éditeur, ni aux rédacteurs de changer la nature des choses en transformait de simple» Ueberfel^er en des S3earbeiter^ L'Haufibuch. n'est et ne doit être regardé que comme une tè'aductitmie VAèréfféy moins les parties essentielles qu'on en a retranchées, plus les additions que nous venons de signaler. Tel qu'il est, malgré les élémens hétérogène? qu'on y a irnsferrés , 9 n'en
. est pas moins un livre qui mérite la faveur dont l*orlginal a été honoré en France, en' Angleterre , en Italie 5 dans . Icn Etats -Unis et dans presque tons les pays compris dans la sphère de la civilisation européenne.
Nous ne connaissons que les deux premiers cahiers du Handbuch der Erdbe$ehrei^np , que M. le docteur Ohar-^ les Andrée publie à Brunswick dépuis 1834; c*est une autre traduction de Y Abrégé , mais encore plutf mutilée et plus inexacte que la première. Les élémens les plus hétél'ogènes 7 sont admis $ les parties les plus essentieUes de notre ouvrage en sont exclues; nousn*y avons presque pas trouvé de citations. Aussi le tableau statistique des règnes végétal et animal 5 que M.^) 'Zeune a fidèlement traduit. ^ avec Tintrôdùction qui le précède, est préférable à celui « donné par M. Andrée'), parce que dans ce dernier on ne connaît pas les auteurs du tableau, et par conséquent ce travail ne peut être d*aucuii poids ^ Fauteur de TAbrégé ' étant un «tatisticten , un géographe et un physicien , mais ne jouissant d*ailcune réputation daps le domaine de Thlstoire natulrcllè. Aussi avons -nous eu le plaisir de voirie^ premier des botanistes Vivans , rillustre Décandolle, prendre le tableau statistique du règne animal de notre Abrégé pour Topposcr au tableau correspondant du règne végétal qn*il a donné , daHÉ un article remarquable sur la division , du règne végétaf en quatre grandes classes , public dans "^ le ô4< volume de la Bibliothèque ^ Universellcé M. Décandolle 'certes n'aurait pas fait cet honneur à TAbrégé s*ll n'y arait pas trouvé cités les noms des savans naturalistes Lesson, Reynaud et Milne Edouards, qui par leurs con^ naissances spéciales et par leurs précédens travaux pouvaient et devaient donner un grand poids aut faits , qu'ils avaient bien voulu nous communiquer pour remplir le chapitre IX. de l'Abrégé.
Mrfta
1) Hausbilch pag. LXlI. et LXIIL
') Handbuch der Erdbeaiehreibung pag. 52 et 68.
Telle est la réclamation franche, Impartiale et exempte de toute personalité que nous avons cru . devoir faire contre la publication du HaU9buûh. Nous le devions à notre propriété littéraire et à notre réputation qui y sont également attaquées. Nous avons acheté Tune et l'autre par le sacrifice de notre santé et de notre fortune, et par celui des. plus belles années de notre vie. C*est les payer asse^ cher 4 il nous semble, pour avoir le droit de veiller à leur conservation. Depuis long -temps nous épions une occasion d'élever nos justes plaintes, et nous avons saisi avec empressement la première qui s'est pré&entée. Nous ne pouvions, nous ne devions pas être indiffcrens au blâme ou à la louange delà docte 'Allemagne. Traduit devant ses tribunaux littéraires sans aucune défense , car nous regardons comme telle notre Introduction f^Xt^ cinq chapitrée qui précèdent les tableaux statistiques des cinq parties du monde et les pombreuscs citations , que ta science et la reconnaissance exigeaient de notre part, nous devjons rompre le silence dès que nous aurions pu le faire d'une manière convenable pour mettre à même le public de prononcer avec connaissance de cause entre V Abrégé et le Hausbuch. Nous espérons l'avoir fait avec la modération , Timpartialité et le calme, qui doivent accompagner ifinU^ discussion littéraire. Près Ae. 8,000 exemplaires de Y Abrégé répandus sur tous les points du monde civilisé, et la faveur avec laquelle a été accueilli le Hausbuch même rendent par tout facile la comparaison de ce» deux livres. Qu'on nous juge donc en comparant l'un avec l'autre , et nous ne dou-tons pas qu'on trouvera justes nos réclamations. Un des. collaborateurs mêmes du Hausbuch ^ l'illustre astronome M. Littrow, l'a déjà reconnu dans l'article remarquable qu'il a publié »vacV Abrégé dans les J^ràûcherderîÀteratury et nous apprennons que d'autres organes de la presse litté* raire allemande -ont fait écho à sa voix. Si l'estiibabre édi<« teur M. Reichard voulait donner notre ouvrage à l'Allie^ magne, il devait le donner tel que nous l'avions fait, mais
non si ctran^ment mutUé comme II se trouve dau le JEfau^hueh. Voulait -on le rendre d*un usagée plus conmode aux Allemands; Il fallait y faire les additions topographiqnes , ipie nous préparons nous même pour la troisième édition et dont une partie a déjà paru dans la traduction italienne ; mais ces additions devaient être, comme les nôtres, en harmoliie avec Icç autres parties de TouTrage et non pas des parties hétérogènes et tout-à-fait étrangères au plan et à la méthode qu'on y a suivis, comme on le remarque dans les additions considérables £adtes par M.Cannabich à la topographie des pays que nous avons déjà mentionnés.
Occupé de travaux statistiques diffidlcs «t de longue haleine, ainsique de la rédaction des ouvrages depuis longtemps promis au public, nous n*avons ni le loisir, ni la volonté de les interrompre poursuivre lapolémique, que notre réclamation pourirait faire naître de la part de quelques - uns des collaborateurs du Hausbuch. Mous espârons quMls seront satisfaits de la manière avec laquelle nous nous sommes acquitté de ce pénible devoir. S'il en était autrement, nous le dédarens ici solemnellement , qu'en iiyant appelle au public, nous nous tiendrons à son jii* gement, et 'ne ferons la moindre réponse à toute réplique qui pourrait nous être adressée. Qu'on lise notre Abrégé , qu'on parcoure les ouvrages auxquels on s'y réfère, que l'on compare ensuite la partie correspondante dn Hawtàueh et que l'on nous juge impartialement.
Nous saississons aussi cette occasion pour £aire une réclamation d'un autre genre contre une erreur grave sur la mortalité parmi les Russes, que, par une singulière méprise un des statisticiens les plus distmgués nous attribue. Dans un article sur la mortaUté proporHanneile des peuples^ plein de tues nouvelles et riche de faits et de raisonnemens lumineux^ publié en 1833 dans le volume 54 de la BibHoihèque Uni^ rerselle , M. Francis D'Ivcmois nous reproche d'avoir dit dans la ieiire sur la poptêiaticf^ de la Bussie, que nous
avons addrcsscc à M. le baron de Fërussac, à la page 114 du XVIII. volume du BuUeHn des sâiences géographiques ,,quc la mortalité y est moindre que dans les autres pay9 de l'Europe. Cette proportion, en Allemagne, est de 32 à 1. En France elle est de 30 à l.„
Sur de n'avoir encore rien publié sur la mortalité d'aucun pays , à Texccption de ce que nous avons dit dans notre Essai Statistique sur le royaume de Portugal, et dans les Prihcipbs Gi^NiéRAux du Taitc Elémentaire de Géographie par Malte -Brun, nous ne pouvions pas concevoir eomment un auteur aussi sDigneux et aussi gavant que Test M. Dlvernois pouvait nous attribuer une erreur aussi grossière. Nous nous sommes empressé de lire }a page indiquée du Bulletin. Quel a été notre étonnement en voyant que Testimable M. D'Ivernois , n'ayant pas 'fait attention à la page où finit l'extrait de notre lettre , a pri^ l'analyse que le baron de Férussac fait des Tableaux Historiques et Statistiques de l^Empire RUsse par M. Weyr dcmeyer, comme sa continuation. Quoique l'omission de notre nom à la fin de l'extrait puisse avoir beaucoup contribué à cette méprise, les deux aj^ticles du Bulletin sont cependant assez distincts par leurs titres pour qu'on ne puisse les confondre si facilement. En effet l'extrait de notre lettre est côté N.76, et l'analyse de l'ouvrage deM.Weydemayer forme l'artide Nr. 77* Notre lettre Goaimence à la page 104 et finit à la page 109 ; l'analyse faite par lé baron Je Férussac commence à la page 110 , finit à la page 115 , et termine avec Tinitiale F,
Nous attendons de la loyauté et du noble caractère de Sir Francis I^'Ivemoîs, comme aussi -de l'impartialité des savans rédacteurs de la Bibliothèque Universelle, qu*on nous rende justice à la première occasion, en signalant la méprise qui nous a valu d'aussi injustes reproches. La^ Bibliothèque Universelle occupe une plaoe trop élevéç daii9 la presse littéraire périodique, pour que nous puissions y voir avec indifférence nous attribuer des erreurs graves,
que nous n* avons jamais commises et nous y confondre avec des statisticiens , dont nous sommes bien loin de professer les principes et de suivre l'exemple.
Mais il- est temps de revenir au sujet principal de ce chapitre. Le Tableau Statistique de la Tbkeb se corn- * pose de trois parties distinctes, savoir: (SvaxthUfoduiMon^ 011 Ton expose les principes /généraux de la siatistiqae eomparéc; de la Balance 'Politique du OMe^ ou de la Siaiisiiçue Cfénéraie de la Terre j et d*nn Appendice, où Tm discute sur la eurface de f Empire éCÂMUriehe^ sur sa pepulafion et son mouvement^ comparés à leurs corrélatâft
dans les principaux Etats du Monde.
IxTROoircTioy. La surface , H population absolue p% la po» pulat'on relative y les revenus et la dette ^ l^s forces de terre et de mer éts^nt les principaux élémens de la force et des ressoarces d'un État, entrent également dans la sphère de la géographie et de la statistique , mais avec cette différence , q[ixe le géographe se contente des résultats généraux, et que le statisticien descend dans àes détails plus ou moins grands dans cl}acun de ces élémens. Ainsi , par exemple , le premier se contente de savoir que la surface de l'Empire d'Autriche est de 193,969 ou de 194-,000 milles carrés de 60 au degré ; le second an contiaire veut savoir combien de ces 19^9000 milles carrés sont destinés à la culture des céréales Qu aux pdiurages, com- . bien sont occupés par des vignobles ^ des potagers ^ dtsjar»' dins et des vergers ^ par àe% cultures particulières ou bien par des bois, par des terres incultes, par des routes, destmm' tagnes et dejs rocJiers ; combien de ces milles carrés sont co«* verts par des propriétés bdties , p^r des étangs, par des sus* raiSf par des mines et des carrières , etc. etc.
La détermination dos résultats statistiques généraux que nous venons d'indiquer est bien loin d'être aussi iacile que l'imaginent les faiseurs d'Abrégés de Géographie et de Tableaux Statistique. Leur nature variable , qui n^ les rend exacts qu'à une époque donnée, les élémens hétérogènes dont quelquesuns se composent , le secret qui les enveloppe tous ou la plupart dans certains Etats exigent une foule de oonnaissaueea préliminaires, une certaine expérience et beaucoup de .soiu pour éviter les erreurs et pour ne pas admettre dans un travail généra^ des élémens qui ne soient pas comparables. Si les géogr^iphes de profession, si même ceux qui ne le sont pas s'ctaieut
tenu» dans ces bornes, et n'eussent admis dans leurs traités de géogrophie que des données statistiques puisées à de bonnes sources , en les signalant au lecteur et en indiquant Tannée^ à laquelle elles se réfèrent, ils n'auraient pas tout embrouillé, et ils n*auraient pas attiré à la géograpbie et surtout à la statistique d^injustes reproches. Le peu d'accord entre les diverses évaluations de ces prétendus géographes et statisticiens ne doit pas être attribué à l'imperfection de ces deux sciences , mais au peu de soin de quelques-uns , à. l'ignorance^ à la présomption ou à la mauvaise foi d'un grand nombre d'autres, qui sans avoir fait dea études préparatoires prétendent les professer l'une et l'autre. Si dans la rédaction d'une géographie ou dkine statistique générale éliaque auteur, youlait indiquer loyalemtent et la souvce à laquelle il a puisé ses chif- * fres, ot les modifications qu'il leur a fait subir^, a'il précisait en même temps l'époque à laquelle il^ dQÎvent se rapporter , on verrait disparaître presque toutes ces prétendues contra* dictions , qui ne sont que la conséquence nécessaire est inévitable des élémens variables sur lesquels on opère*
Ce que nous venons de dire démontre la nécessité de résumer tout ce qui concerne les élémens statistiques communs à la géographie et à la statistique proprement dite , de les coordonner scientifiquement , afin d^oifrir dans leur ensemble les bases sur lequelles assoir les calculs qu^on doil^ admettre dans le tableau statistique du Olobe. G'^stce que noua avons, fait dans plusieurs des chapitres qui composent rintroduction. Nous allons indiquer le sujet de chacun.
Le I. chapitre offre les grandes divisions du Globe , en déterminant leur surface et leur population absolue et relative*
Le II. traite de la population absolue de l'Europe; dans le III., le IV., le V. et le VI. on discute, la population absolui9 de l'Asie , de l'Afrique , de l'Amérique et de TOcéanie*
Dkans le VII. on Ixaite de la populaition des YiNea, en anat lysant les causes principales auxquelles on -doit attribuer l'étonnante disparité d'opinions émise, sur le nombre d'habir tans d'une même ville. «
Dans le VIII. on parle de la population, relative.
Dans le iX,. on traite des^ revenus; et dans leX* deU.dette. publique*
Dans le XI. on examine, tout ce qui concerne la détermi-i nation des forces do terre; et dansi le XII. tout ce. qui. regarda les forces de mer.
Le XIII. traite des^ Etats. On y expose les difficultés qu'of-^ fre leur choix dans la rédaction d'une Statistique Générale du Globe , ainsi que la détermination des linttes de -certaini
autres. On discute sur leurs titres et sur les catégcnriet différentes dans les quelles on peut les ranger soit d'après leur importance politique, soit d'après leurs titres, soit enfin d'après la forme du gouvernoment qui les régit, de chapitre finît avec trois tableaux dans lesquels tous les États de l'Europe et de TAmérique sont classés d'après ces trois manières très différentes de les envisager.
BALàifCE P0LIT19VX nu Globe ou Table av Statistique jiB LA TsREB EH 1836. Cette partie eat la reproduction d» tai>lêan , que nous avons publié à Paris en 1888 aous le titre de fialnnce PolWqwt du Olohe. Seulemelit tous les caloulej au lieu de se référer à l'année 1826 comme dans celle -1 à,. •• rapporteront à commencement de l'année 1886. Nous avons aussi fait subir à ce travail de grandes modifications par l'addition de cpielques articles et par la modification do certains aUtres* En l'offV'ant au public nous ne faisons que remplir l'engagement que nous avions contracté. Des occupations d^un autre genre, les troubles qui ont agité -l'Europe depuis sa publication et le retard des doeumens que noua attendions nous ont obligé à remettre }usqu^en 1886 sa publication. Ce nouveau travail, comparé à la Balance Politique ]^ubliée-en 1828, pourrait être regardé comme la plus grande preuve de la nécessité où l'on est de renouvcller entièrement tous les cinq ou six ans tout ce qui regarde la partie statistique de la géographie, tant notre nouvelle Balance Politique du Globe offrira de changcmena comparée à la précédente.
Voici les articles- dont se- compose la statistique de chaque Etat : Superficie ,• population absolue et relative ; eihnogra" phie, ou indication des nations différentes dont se compoée la population; religions , ou indication des cultes divers professés par ses habi^ans ; gouvernement ; souverain régnant^ on chef du gouvemeînénii en indiquant l'époque de son avènement , la dynastie k ' laquelle il appartient , la religion qu'il professe, etc. ; revenus en francs $ deûe en francs; armée;' fiotte f ville capitale ; villes principales ; possessions et oolo' nipb pour les Etats qui possèdent des pays détachés de la masse principale de leur territoire.
L'appeitdioi se. compose de trois cliapitres« Dans le- 1. on parle des difficultés qu^offre la rédaction d'une statistique ' de l'Empire d'Autriche ;^ dans le II. on: traite do sa superficie ; dans le Illi de- sa population et de son mouvement , comparés à leurs corrélatifs dans les principaux Etats du Monde« Ces deux derniers chapitres sont entièrement travaillés sur des doeumens officiels, dont l'ensemble est tout nouveau^ et dont quelques fragment seulement ont été publiés à différentes
époques. G^est dans ce travail que nous analyserons tout ce qui a été fait' par nos devanciers sur Timportant sujet de la population et de son mouvement dans les principaux Etats du Globe. Tout en rendant justice aux travaux consciencieux des T^il^ Icrmé, des Quetelet, des Benoision de Chaiènuueuf^ des Hum^ holdt , des Malchus , des Bnlho > des Francis \D'Ivernôls et d'autres statisticiens célèbres, nous aurons Toccasion de signaler les singulières méprises di9 plijsieurs aiitres, qui sans s'être préparés par^ des études spéciales , non contens d'aborder des sujets aussi difficiles , ont eit lïi i*1dicule prétënsiôh de mieux faire que les géographes'et les statisticiens de profession, n'héritant pas à- offrir conunedçs perfç^tîoiu^emeAS, à Ja ^science des bévues et des méprises manifestes, qu'ils osent propose^ en remplacement des vérités oii des nombres Hm'îtës'*à8sez exacts, fruit de longues recherelles , que*dahs leiér i^bf aèée i1s\^uM)^ lifîent d'erreurs, et dont -ils prétendëat purger la'|;éQg^ap^ et la statistique. r.. . : . ;. .. ; ... . .f
Cet ouvrage 9 qwL foroicra, un FQl\ime in8?:d^45Qa,â00 pages, sera publié eu français par M. Jules. JEt^eupuaiidy avec le même papier et les mêmes caractères ;qniploy es dans rimpression de TAbrcgc de Gçogr^phiÇi dont ilfp^me le complément nécessaire. Comme nops^ajF^iVfi, dqjàdU» il commencera la série des wAnnuaire«,:^4l(»irra90^Aj^^«:qui doit snîvre^ les diverses éditions d|Ç cet .ouvragp.., L'Appendice aura une pagination différente 9 pç^r PIPH?^(^i^n ptjre vendu séparément, et pour mettrj^:, 1/^s^ posséssc^s. de FAftrégé en état de n'açqttérir.q^e»Ç;q^*^6 croiront fori4aT une partie. essentielle du traité dç 5éog^p|l^., -, .^.\ .,,,,,
M. Reichard , Téditeur du Vau^puch .dês ^mou^^'i^r schen Wissens s'est arrangé avec nQUs, pour pul^JiQiSi l^jLitrar duction allemande de notre Tableau Statistiçue^^ du, -Globe, La docte Allemagne ; aura ainsi le 4H^niplé«iept ii^c^fi^irç au Hausbuch^ et pourra nous juger avec connaissance de cause. Nous ^ avons pris des arrangemcns pour mi'pn en fasse en même temps une traduction italienn'é'et. une autre en anglais. «'«>;:<
Liste chronologique
des ouvrages publiés par Adrien Bafbi.
Ce u*e8t pas pour tatisflaire aux cxigfeances d^une aoibliioB j^uérile que nous allons offirir aux lecteurs la liste des ouvrages que nous avons publics ; c*est seulement afin d*en prendre acte et d'enrég;istrer , pour ainsi dire^ dans les annales de la science Tcpoquc précise de leur puUiratios. Quoique nous n^ayons qu'à nous louer de la bienveillanee avec laquelle la presse périodique de toutes les nations et de toutes les couleurs en ait rendu compte, et de la loyauté délicate avec laquelle des savans du premier ordre et une foule d*autenrs les aient cites, toutes les fois qu'ils ont eu occasion ày puiser quelques faits, nous avons en cependant la donlciir de voir bien d'autres écrivains asses péii délicats , non seulement pour feindre d'en igno* rer l'existence, mais pour s'attribuer à eux mêmes le fruit de nos longes veilles et les résultats des recherdiea spéciales de plusieurs savans ou de quelques hommes d'état ' justement célèbres, qui ont bien voulu nous faire l'honneor de les publier pour la première fois dans nos ouvrages.
CTcst dans le PaosPBTTo politico dbl Globo, que dès TannéélSOSnoBs avons publié, le premier^), une véritable
') C'est Textrait àeV Atlas Hydrographiqtêe » Siaiisiigme ei Politique dû Globe encore manuscrit; il a précédé de quelques années toutes les ^éographies par bassina qu'on a publiées. En effet celle de Hahnzog a paru a Stuttgart en 1818; celle du major O'Etzel, à Berlin en 1817; et plus tard encore celles de M. Charles Hoffmanfi à Breslau, de M. Denaix h Paris , etc.
géograpliic par bassins ; c'est dans le Compenpio di G^ik GRAFiA , dans notre disseetation sur la population db l'Amérique , publiée en 1828 dans la jIbyuë Encyclopédique et clatis notre Essatsur la population bu Globe, publié dans^ia Revue des Deux-Mondes en lS30y que nous avons, le premier, tâché d'évaluer,, à Falde de toui; les faits Les plus positifs rassemblé» jusqu* alors , Ifi nombre approximatif des habitans des cinq parties}. du monde; c'est encore dans le même Cohpbndio et dans l'EssAi Statistique sur le Ro¥AUiie db Portugal ,' quç, avant tous les autres^ nous avons signalé au public et aux savans le développement extraordinaire que prenait la population de l'Europe et de l'Amérique depuis la fia du 18® «iède; c'est dans I'Atlas Etbno«raphii|us dq Globe, qu'après cinq ans de recherches longues, arides^ et difficiles ji' et aidé des lumières et de la coopération généreuse' d'un grand nombre de savans et de voyageurs, nouer avons pu^ le premier ^) 9 classer tous les peuples coiuiu? anciens et modernes d'après leurs langues d'une manière scientifique et raisoonée , bien différente de la méthode «liîvfd dans le Mithridatesi c'est dans la Revue Britannique en 1831 et 1832 et dans I'Abregé de Géographie, qu'en coordonnant tout ce qui avait été p^ijUîé par nos devanciers, ïïoûs avons essayé d'indiquer les prineipaux foyers de civilisation indigène et étrangère de l'Afriqtie, de l'Amériquie et de FOcéanie ; c'est enfin dans I'Essai Statistijqub rur le Rovauub de l?0RTU6AL , dans la Monarchie Fran^^vîç .et dans les tableaux statistiques qui l'ont suivie, que nous avons tâché, aussi le premier, d^ faire l'application d^s la StaUstlq^è ^) à la
^) Voyez l%rticle publié par Malte^Brund»*»? le Journal des Débats (1. Décembre 1826) et lé volume IIL des MSanges .scicntf figues et littérmres de Malte " BrUft '^xM\é par M. Nachet, où aîa pages 418 421 cet article a' été reproduit;,
^) Voyez l'article publié par Malte «Brun dans le journal des Débats (21. juillet 1828) en rendant compte de FËssai Statistique sur le royaume de Portugal et d'Algarve 9 etc.
moiiale des peuples. L'imposition de noms nouveaux, quelques mdices chdngcmens dans Texposition des faits, quelques orncmens de style ne suffisent pas poiur changer la nature des choses , et transformer un plagiaire non aoouè en un auteur original. En publiant le tableau chronologique de nos ouvrages nous croyons servir la science et garantir en nli^rac temps notre propriété littéraire et celle des nombreux collaborateurs ^ qui ont mis généreusement à notre disposition les précieux documcns qu'ils aFtiient recueillis soit dans leurs voyagCB', soit dans leinrs études. Le public et les savans y verront la date précise de la publication d'un cewtain &rdr», de faits, que des auteurs plus adroits et ambitieux que sarans et délicats ne i^ougissent pas de niettre en avant comme le résidtat de nouvelles recherches ou de leurs propres observations. '
AnmEB TitRB D^S OUVRAGES ET LEUR PRIX
1808. Pbos PETTO PoLiTico Geografico dello stato attvale DEL Globo sopra un nuovo piano* Venise ^ un volume in-40,. . 1 fr. 50 c.
C'est I0 premier traite de géographie élcmentaîre rëdigé d'après le «js^ipia 44s l»^ssiii».
1817. GoMPEiTDio m G&ooBAFiA UvivBRSALE, conformc aile tdfSnuf pqlttic/te transaztom e piû recenil svoperte ; cor^ redaio dl clnqiie in vole stsicmatiche délie pr/nctpaii lfH$fue e dl MtrettmUe dhsertfiztonf sn-lla popolazione délie cifigue panti del monda, Venise , un volume m-8<». ^ • ' gfir.
Elem ewti di Gboorafia .ad usa de* giovaneuL Venise , un volume jii-12. 50 c.
Cest l*abr^gë de l'ouvrage précddeut.
1818. PrOSPETTO F13ICO POLITICO DELLO stato ATTUALB DEL
Globo. Venise, un tableau in-plano. 2 fr.
1819- Seconde cdhton du Compexdio di Geografia Universale» avec beaucoup d'augmentations.
Seconde édition des Êlemeitti di Geografia.
Dé nombreuses réimpressions de ces deux cavrages ont éié faites rn Italie ( mais sans la cpopcratlon de Pauteur.
18:20. Table^mt Politico-Statistique de l'Europe en 18S0. Lisbonne , uu tableau ioplano. , 5 fr.
1822. Variétés Politico-Statistiques sur la monarchie Portugaise. Paris , 1 volume în 8. 4 fr. 50 c.
Essai Statistique sur le royaume de Portugal et d'Al- GARVE, comparé aux autres Etats de V Europe ^ et suivi iVun coup - d'oeil sur Vétai actuel des science^, des lettres, et des beau jc-arts parmi lesPoi*iugais des deuoc hémisphères* Paris , 2» gros vol. în-8°. 16 fr,
1826. Atlas Ethnographique du Globe , ou Classification des
peuples anciens et modernes diaprés leurs lanffues^ Paris , un volume in-folio 'et un volume în 8^. 80 fr.
Cet ottrrage doit être suivi dHtn autre volume in-folio et d'uit vd» lume in QO sous le titre de Xablbau Pbxsiqvs» SIobal bt Poli*
TiqVX DBS CIMQ PARTIES DU VOXTDB.
1827. Essai Historique et Statistique sur le rotXun^e de Persil.
Paris , un tableau in-plano , avec ia èarte de la Perse, par Brué. 3 fr. 80 c.
1828. Balance Politique du Globe, à ru-sage des hommes
d'état y des administrateurs , de la jeunesse et des gens du monde, Paris , un tableau in piano. 6 fr.
Ce tableau a été traduit en anglais à Edimbourg et reproduit presque en entier dans des ouvrages périodiques anglais cl angloaméricains ; en espagnol à Madrid ; en. rusjc à Saint-Pétersbourg» en allemand à Stuttgart ; en italien à Milan , à Venise «t a Bologne.
La Monarchie Française comI^ari^e k\s% principaux états^ DU monde , etc. Paris , un tableau in-plano. 6 fr.
1829. Statistique comparée des crimes et de l'instruction en
France , publiée avec M. Guerry. Paris , un tableau
in-plano. 3 fr.
L'empire Busse comparé aux principaux Etats du mo.vdk^
Paris, un tableau în-plano. 6 fr.
1830. The World compared with the British Empire. Paris, un
tableau in-plano. 6 fr.
Le Monde comparé avec l'Empire Britannique. Paris, un
tableau in piano. ^ 6 fr.
1831. Essai Historique, Géographique et Statistique sur le
ROYAUME DÈS Pats-Bas. Paris, un tableau in-plano. 6 fr.
La partie historique est rédigée par M* De la Roquette.
1832. Abrégé de Géographie, rédigé sur un nouveau plan,
d'après les derniers traités ae paix et les découvertes les plus récentes, etc. Paris, 1vol. in 8^. de 1,500 pages.
15 fr.
1833. Bilancia Politica del Globo, ossia Quadro Statistico
della Terra conforme aile ultime politiche transazioni e più recenti scoperte^ seguito da un saggio sulla stathtica delV impero (fu4ustria, Padoue , 1 vol. in-8. de 4:00 pages. 5 fr.
1834^. Second tirage de TAbrëgé de Géographie, avec dMmportantes rectifications v et avec la table alphabétique de tous les noms propres. 15 fr.
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. et qui suit l'example > en Musée de Prague,
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. et qui suit l'exemple au Musée de Prague,
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• se passer davantage leur part d'impulsion
• point au bout de tous les mots
' Un jeune homme que je ne vous rencontre
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