‹ Essai statistique sur les bibliothèques de Vienne précédé de la statistique de la Bibliothèque impériale comparée aux plus grands établissements de ce genre anciens et modernes et suivi d'un appendiceChapitre 49 sur 61 · QQ · texte numérisé non relu

QQ

Boston

Saint - Petersbourg

Baltimore

Essai d'un Tableau Statistique de la Terre,

précédé de re<rposition des principes généraux' delà Statistique Comparée , cl suivi d'un aperçu sur la surface de V Empire d'Autriche , sur sa population et son mouvement comparés à leurs corrélatifs dans les principaux Etats

du Monde»

Les découvertes de» -voyageurs , les phénomènes naturels et les transactions politiques des Etats, voilà les trois causes principales , qui ne permettent pas au géographe, quelque soin qu'il mette dans la composition de son livre , d'y présenter toujours , ne fut - ce que pour un petit nombre d'années , l'état actuel de la Terre. Pour peu que dure la rédaction , ou même l'impression de son ouvrage, son traité n'offrira plus dans toutes ses parties l'ordre des choses qu'il a entrepris de "décrire. Publier des additions à chaque changement qqi aurait lieu , ce serait chose trop fastidieuse pour le lecteur et pour l'auteur; d'ailleurs c'est la tâche d'un journal, car c'est à la presse périodique qu'il appartient d'annoncer les changemens remarquables que la surface de la Terre subit sous tous les rapports. Faire une nouvelle édition est une chose impossible, lorsqu'il s'agit d'un ouvrage aussi considérable que le» nôtre. Nous avons pensé que Ton pouvait remédier à cet inconvénient et tenir toujours au courant notre Abrégé, en publiant tous les ans quelques feuilles, qui sous le même format , avec les mêmes caractères , et sous le titre d' Annuaire Géographique , ou Complément du l'Abrégé de Géographie présenteraient au lecteur tous les changemens qui auraient eu lieu pendant l'année précédente, pour chacune des trois causes que nous venons d'indiquer.

On sent toute la nécessité de cette publication , lorsqu'on pense que les trente mois consacres à l'impression do notre Abrégé ont suffi pour rendre nécessaires des modifications dans le texte, soit relativement au gouvernement de plusieurs Etats des Confédérations Germanique et Suisse et du Royaume actuel de Pologne , soit dans le nombre des Etats tels que le Royaume des Pays-Bas , qui if existe plus et à été remplacé par les deux Royaumes indépendans , celui de la Belgique et celui de la Hollande; la République de Colombie, qui s'est partagée définitivement en trois Etats confédérés, nommés la Nouvelle-Ctrenade, YEquateur et Venezuela ; soit dans la description des villes , à cause des désastres que plusieurs ont soufferts , telles qu' Anvers y Bruxelles y Liège, G and, Bristol etc. Si nos nombreuses rélations nous ont mis à même de présenter les résultats des dernières explorations en Afrique, en Amérique et dans l'Océanic, avant qu'ils aient été publiés, une fois que notre livre aura paru nous n'aurons que la ressource de l'Annuaire pour y classer les faits nouveaux, fruit des explorations qu'on prépare et des voyages qu'on fait actuellement.

Nous nous proposons même de publier dates cet Annuaire le Tableau Statistique des cinq parties du Monde , en y ajoutant le nom des souverains qui régissent les diffère» s Etats , et ceux des premiers présidens des Confédérations on des Républiques* Ce que nous avons vu faire par un seul homme , lorsqu'il dirigeait les destinées de la France, par Bolivar dans l'Amérique du Sud, par Radama à Madagascar, par Tamehamcha dans l'archipel de Hawaii ; ce que nous voyons faire par Mahmoud et Mchcmot- Ali dans l'Empire Ottoman , par Feth-Ali-Chah en Perse et par Randjrt-Singh dans le nord -ouest de l'Inde, démontre combien il est important de connaître le souverain ou le président qui est à la tête des Etats. Après tout ce' que nous avons dit relativement aux éléraens statistiques offerts par nos tableaux , on sont bien que nous ne nous donne-

rons pas la peine inutile de présenter tous les ans l'état actuel respectif de chaque pays, chose impossible lorsqu'on ne veut offrir que des élémens comparables ; mais nous mettrons cependant, pour chaque Etat, ces mêmes élémens en harmonie avec les changemens qu'auraient subis ses frontières. Notre Annuaire indiquera aussi, non seulement tous les changemens qu'auraient apportés, dans la description de chaque pays , l'ouverture d'un nouveau canal ou d'un chemin en fer , la création ou la suppression d'un établissement littéraire important, l'érection ou la démolition d'un édifice remarquable, ou les ravages produits par les incendies, les épidémies, les tremblemens de terre, les éruptions des volcans, les débordemens des fleuves , les irruptions de la mer et autres causes semblables dans les villes ; mais nous y insérerons aussi les corrections des erreurs qui peuvent nous être échappées, et qui nous seraient signalées par nos nombreux collaborateurs ou par toutes les personnes qui aiment les progrès delà géographie.

C'est ainsi que nous nous exprimions en septembre 1832 dans l'Introduction de nojre Abrégé de Géographie , un mois avant sa publication. De retour en Italie, aussi tôt que l'état de notre santé nous permit de reprendre nos travaux , nous nous mimes à l'oeuvre. Sans être arrêté par les éloges, dont la presse périodique de toutes les nations et de toutes les couleurs avait honoré notre ouvrage, nous l'avons parcouru d'un bout à l'autre pour n'y voir que les défauts et les lacunes. N'ignorant pas que notre description de l'Europe avait été rédigée d'après trois cadres différons, c'est-à-dire, d'abord pour un ouvrage qni ne devait former qu'un volume de 600 à 700 pages , plus tard un volume de 1,000, enfin un de 1,500, nous savions que ses premières parties n'étaient nullement en harmonie avec celles du milieu , ni celles - ci avec les premières et les dernières. Nous vîmes donc qu'il fallait ajouter, étendre, quelquefois même retrancher pour offrir, un tout homogène dans toutes ces parties. Aussi avons-nous enticre-

ment refait la topographie de la Suisse, delà Monarchie Prussienne , de la Confédération Germanique , une grande partie de celles de l'Empire d'Autriche , du Royaume Belgique et du Royaume actuel des Pays-Bas. Nous avons senti toute la portée du reproche qu'un de nos meilleurs amis, M. de Larenaudière , nous a fait, dans l'éloquent et spirituel article qu'il a publié dans les Nouvelles Annales des Voyages sur notre Abrégé , et nous avons donné à la topographie de la France toute l'étendue qu'exigeait le but élevé dans lequel nous avions rédigé cet ouvrage. D'autres importantes additions et corrections nous ont été suggérées par les savans estimables, qui dans une foule de journaux ont signalé, chacun dans leur article , la partie qui leur paraissait la plus faible. Toutes ces additions ayant considérablement grossi un livre déjà trop volumineux , nous avons tâché de trouver le moyen d'y faire assez de retranche mens pour lui laisser sa pagination primitive, sans rien lui ôter de ce qui est essentiel à l'enseignement de la science qu'il doit offrir. #

H faut distinguer dans l'Abrégé deux parties entièrement différentes : la Géographie proprement dite , V Introduction et les ditsertaéions ou observations intercalées dans le corps de l'ouvrage , formant les chapitres qui servent d'explication aux tableaux statistiques des cinq parties du monde. La nouveauté du plan de notre ouvrage, l'état encore imparfait de la science qu'il traite et la célébrité dont jouissent depuis long-temps des géographies placées entre les mains de tout le monde, exigeaient de notre part l'exposé raisonné de notre méthode et des motifs qui nous engageaient à donner la préférence aux chiffres que nous offrions dans nos tableaux, chiffres si souvent en opposition avec ceux qui avaient été adoptés par nos devanciers. Mais çc qui était nécessaire pour la première édition et même pour le second tirage, ne l'est plus pour une nouvelle réimpression. Plus de huit mille exemplaires lancés dans le public et accueillis avec une faveur extraor-

dinairc, huit traductions faites dans les principales langues de l'Europe l ) , et cela dans le court espace de moins de trois ans , démontrent combien notre méthode a été trouvée bonne et la préférence que le public et les savans ont accordé aux résultats de nos longues et difficiles recherches géographiques et statistiques. Nous avons donc pensé de pouvoir retrancher sans inconvénient toutes les parties de l'Introduction qui traitent de la statistique, ainsi que les cinq chapitres qui précèdent les tableaux statistiques de l'Europe, de l'Asie , de Afrique , de l'Amérique et de l'Océanie. Considérablement augmentés et coordonnés de manière à former un corps de doctrine , tous ces faits , retranchés du corps de l'ouvrage , formeront la première partie du premier Annuaire Géographique. Ce sera comme l'introduction à la série d'Annuaires que nous allons publier pour tenir toujours au courant notre Abrégé.

• Nous avions déjà achevé, d'après le nouveau plan que nous nous étions tracé , toutes les Additions à f Europe, lorsque nous fûmes agréablement surpris de lire dans YAUgemeine Zeitung l'annonce du Hausbuch dks ubographjschbs WfssKNS. En effet quelle plus belle récompense pouvions nous avoir de nos veilles , que de voir notre Abrégé servir de modèle et de base à l'élite des géographes allemands pour .élever un nouveau monument géographique ? Nous ne doutions pas d'y trouver corrigées toutes les erreurs , qui auraient pu nous être échappées dans sa rédaction; remplies les lacunes , que le manque de documens pu celui du temps nous avaient forcé d'y laisser subsister; intercalés enfin dans ses différentes

*) Quoique tiré à [4,500 exemplaires , treize mois après sa publication , jl a fallu en faite un second tirage. Trois années ne sont pas encore révolues depuis son apparition, et déjà on compte deux traductions allemandes, deux italiennes, une anglaise, et une en langue czeque ou bohème; on le traduit déjà en grec moderne et en espagnol ; et on nous assure qu'on va le traduire en russe et en arabe.

parties et à leur place convenable tous les faits nouveaux, dont la science s'était enrichie pendant et depuis l'impression de Y Abrégé. Mais quel a été notre désappointement lorsque, en parcourant le Hausbuch, nous y trouvâmes encore non seulement presque toutes les erreurs qui nous étaient échappées , mais nous en découvrîmes d*autres nouvelles ajoutées par nos prétendus correcteurs. Nous n'y trouvâmes presque aucun de ces nombreux faits, que les récentes explorations ou les travaux des savans venaient d'ajouter à la géographie ; pas même les changemens considérables que certains pays avaient subis dans leur administration.

C'est ainsi par exemple qu'aux pages 435 et 579 du Bausbuch nous retrouvâmes dans le tableau des divisions administratives les fautes typographiques Lickmansworth dans le comté de Bedford pour Ricfcmansworth, et dans celles de l'Empire Ottoman la ville de Mexestêrét, et qu'à la page 432 on y décrit encore le parlement anglais tel quMl était avant la mémorable réforme qu'il vient de subir. A la page 321 nous lisons avec surprise, que Je Niger ou Dschioliba est après le Nil le plus connu des fleuves de l' Afrique !„ A la page 21 nous retrouvons encore YUacolunti, dans la serra do Espinhaço, représenté comme le point culminant de tout le système Brésilien , lorsque les mesures que le docteur Sellow vient* de prendre obligent maintenant à regarder comme tel le pic de la serra da Mantequcira, qui le dépasse de presque 400 toises en hauteur. A la page 211 an lieu d'indiquer dans la chaîne de Java, d'après M. Blume, que le Tagal n'est pas identique au Bierfe, mais que ce sont deux montagnes ignivomes différentes, on y ajoute plusieurs points d'une médiocre hauteur, contre le plan de l'Abrégé, qui ne donne que les points culminans de chaque chaîne. A la page suivante nous avons cherché envain le pic élevé de la chaîne du Morumbidge, qui, n'ayant pas moins de 1,400 toises d'élcvatiou , doit être regardé comme le point culminant de toute la partie orientale du système Australien proprement dit

Apres la publication des premières livraisons du savant travail de M. Berghaus sur l'Asie, travail qui offre la réunion de tout ce qu'on sait de plus positif et déplus récent sur cette partie du monde et sur les terres del'Océanic, que les géographes allemands regardent comme ses dépendances , nous nous attendions de trouver dans le Hausbuch les Philippines décrites d'après les documens officiels publiés sur cet archipel par le savant éditeur des Annalen der Vôlkerkunde ; mais nous n'y avons trouvé que la traduction littérale de ce* que nous avions consigné dans l'Abrégé.

De même nous n'avons rien trouvé d'ajouté à la topographie des Etats de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique et de l'Océanic , malgré la foule de faits nouveaux qu'on a déjà récueillis. Nous ne prolongerons pas ces remarques critiques , afin qu'on ne soupçonne pas en nous des vues que nous sommes bien loin d'avoir en les écrivant. Nous ne nous permettrons encore que deux seules remarques. A la page 276 on se borne à traduire l'Abrégé, qui le premier a signalé la mort de Vellcd Sclassé , que des géographies, des journaux et des 'Almanachs justement célèbres publiés en 1832 et 1835 font encore régner sur le Tigré , quoique ce souverain soit mort depuis plusieurs années ; cependant des notices , qui datent déjà de deux ans , annoncent la mort de Subgadis et nomment un autre usurpateur belliqueux qui l'a remplacé sur le tronc du Tîgré. Ignorant ce que les capitaines Kotzebue et Beechcy ont publié sur l'île de Pâques , le traducteur de notre Océanie, voulant apparemment corriger nos erreurs, représente *) ses colosses informes comme existant encore, lorsque dans l'Abrégé nous avions déjà indiqué d'après ces deux navigateurs célèbres, qu'on n'en voit plus que les ruines !.

Mais il est juste que chacun des auteurs du Hausbuch ait ce que lui est dû. Ayant travaillé nous allons faire à c hacun sa part.

») Pag. 291 du Hausbuch et pag. 1283 de l'Abrégé.

Nous commencerons d'abord par séparer des autres le célèbre auteur de la Geaet l'illustre astronome, qui dirige l'observatoire de Vienne. Leur travail savant et consciencieux, leur procédé délicat envers l'auteur de l'Abrégé exigent cette séparation.

Mr. Zeune, que des travaux géographiques justement applaudis ont placé bien haut parmi les géographes allemands , s'est chargé de la traduction des Principe* Généraux et de celle de la description de l'Asie. Parfaitement au courant de tous les progrès faits par les sciences géographiques et historiques, l'auteur de la Gea sut apprécier toutes les difficultés que nous avions eu à vaincre dans la rédaction de ces deux parties de l'Abrégé ; nous tint compte de nos précédons travaux et de l'expérience que nous avions acquise par plus de 25 ans consacrés à ces études ; il respecta les opinions des Ritter , des Humboldt, des Klaproth , des Abel Remusat, des Champollion, des Larenaudière , des Bournouf, des Walckenaer, des Rainaud , des Lesson , des Guillcmin et autres savans illustres , dont nous citions les ouvrages ou les communications obligeantes. Renonçant au rôle d'auteur original, M. Zeune se tint à celui de traducteur fidèle. Seulement il se permit d'intercaler dans le texe quelques remarques, toujours entre parenthèses et terminées par l'initiale de son nom. De cette manière le lecteur reconnaît toujours ce qui nous appartient, et acquiert par fois d'importantes connaisances , ou trouve d'utiles éclaircissemens. Fidèle à remplir sa tache de traducteur , M. Zeune a reproduit scrupuleusement tout le chapitre qui sert d'introduction au tableau statistique de l'Asie. Il fit plus ; il rendit plus intéressant notre tableau météorologique du globe, en ajoutant à la fin des Principes Généraux celui de M. Lôwenberg, qu'on peut regarder comme le travail le plus complet que l'on ait encore public sur ce sujet.

M. hitlrow f ) , auquel un e\< client traité de Métrologie donnait cependant le droit de retoucher, le tableau des monnaies, des poids et des mesures anciennes et modernes rédigé par M. Gucrin de Thionville pour l'Abrégé, se garda bien d'y rien changer. Appréciateur intelligent et Impartial du beau et savant travail de notre ami , M. Littrow se borna à le traduire fidèlement. Pénétré du but que l'éditeur voulait atteindre en publiant le Uausbuch, il ajouta à côté des monnaies , des poids et des mesures métriques, les monnaies , les poids et les mesures en usage dans l'Empire d'Autriche. De cette manière il rendit cette partie du Hausbuch plus complète que celle de l'original et incomparablement plus utile pour les Allemands et surtout pour tous les habitans de l'Empire Autrichien.

Nous rangerions volontiers à côté du travail de MM. Zcune et Littrow celui que AT. Sommer a fait sur Y Amérique , qui n'est à proprement parler qu'une traduction littérale de cette partie de l'Abrégé, si ce savant ne s'était permis tant de suppressions importantes , et s'il n'avait ajouté les populations des provinces dans nos tableaux des

l ) V. Littrow, mathématicien et astronome célèbre, autrefois professeur a Kazan et depuis plusieurs années professeur d'astronomie à Vienne et directeur de l'observatoire de cette université , est un de écrivains les plus actifs de l'Allemagne. Sans compter un grand nombre d'articles, publics dans ses principaux journaux , articles aussi remarquables par Pérudition que par le style , N M. Littrow a déjà publié une trentaine d'ouvrages tous justement applaudis. Dans ce nombre figurent surtout les Annales de l'Observatoire de Vienne, qui comptent déjà 15 volumes in-folio ; un traite d'astronomie théorique et pratique en 3 volumes ; un autre traite d'astronomie populaire , en 9 volumes; un frai té de géométrie analytique, en un volume; la CaJendariographie, ou la scienco de faire toute sorte de Calendriers , un volume in 8. ; un traité sur les rentes viagères et les pensions des veuves, en un volume ; un traité de Dioplriquc , servant d'introduction à l'art de faire des lunettes , également en un volume.

divisions administratives des Etats de cette partie du monde, populations que nous avions nos motifs pour exclure de notre ouvrage , et qui sont bien loin de le rendre meilleur. Les cjiangemens que M. Sommer s'est permis de faire dans la traduction d'un grand nombre d'articles et en particulier dans celui de la distribution des habitans d'après les races *) , dans celui de la Statistique des Etats-Unis 2 ) et dans l'article relatif à l'état social des Américains 3 ), article que nous avons tire de nos cartons ainsi que les deux autres sur l'état social des Africains et des Océaniens, paraissent avoir été faits dans l'intention de nous ôter l'honneur de leur rédaction, résultat de longues et pénibles recherches. Non content de retrancher presque tout ce que nous disons aux pages 1177 — 1181 pour appuyer nos calculs sur la population de l'Amérique , M. Sommer , par une inconcevable négligeance, car nous aimons à ne pas l'attribuer à d'autres motifs , notfs reproche de ne donner à la Confé dération du Rio de la Plata pour 1826 que 250,000 habitans, tandis que M. Mûller la porte à 600,000, et cela, lorsque à la page 1179 nous signalons nous même l'absurdité des évaluations de Hassel et d'autres statisticiens, qui par une méprise impardonnable la portent à 2,200,000 âmes, et lorsque dans notre tableau statistique de l'Amérique à la page 1184 on voit que nous lui en accordons 700,000 pour lu même année ! ,

C'est avec bien de la peine que nous nous voyons forcé de juger avec encore plus de sévérité la traduction de Y Afrique et de YOcéanie faite par M. Wimmer. Sans aucun égard pour notre propriété littéraire , ce savant se permet de retrancher ou de modifier dans presque tous les articles généraux de l'Abrégé toutes on presque toutes nos citations, même celles de nos ouvrages encore manu-

J ) A la page 87 du Hausbuch et. 969 do l'Abrégé.

2 ) A la page M du Hausbuch et 1041 do l'Abrégé.

») A la page 61 du Hausbuçh et 990 et 991 de l'Abrégé.

scrlts , en attribuant quelquefois notre travail à des auteurs imaginaires. En voici un exemple , que nous prenons au hasard. A la page 225 du Hausbuch, après avoir retranche ce que nous disons en parlant des langues de rOccanic , en nous référant à notre Atlas Ethnographique du Globe, qui est le premier ouvrage, où tous les peuples de cette partie du monde aient été classés d'après les langues qu'ils parlent, il traduit les expressions de l'Abrégé page 1208 «parmi les 78 peuples, dont nous avons classé les idiomes dans l'Atlas Ethnographique du globe,, etc. par celles-ci 4; ju§ t>en 78 SSôïîerfôaften biefer grogeit gamilie, ml4v$*n$WM et^nograp^en aufjfi&Ien k.„ Nous défions M. Wimmer de nous nommer un seul des c thnographes français , qui, avant la publication de l'Atlas Ethnographique, ait classé 78 peuples de l'Océanie d'après les langues.

Aon content d'attaquer notre propriété littéraire en supprimant les citations de nos propres ouvrages , et en modifiant nos introductions aux articles généraux Etat Social des Africains et des Océaniens, Ethnographie, Divisions etc. Mr. Wimmer n'a pas plus d'égards pour nos nombreux collaborateurs. C'est ainsi que dans l'article Division et Topographie du Maghreb ') , dans l'introduction 3 ) et dans la description du Biledulgerid et du Sahara, et dans celle *) de la description de la Nigritie occidentale il supprime entièrement ce que nous disons en annonçant le beau travail encore inédit de M. d'Avezac , que ce savant à mis à notre disposition et qui a été notre guide principal dans la description de cette partie si difficile de la géographie de l'Afrique.

Pressé par le manque de temps, n'ayant pas eu assez de loisir pour faire nous même l'extrait de la partie de

>) A la page 309 du Hausbuch et 877 de l'Abrégé. ») A la page 3i8 du Hausbuch et 887 de l'Abrégé. 3 ) A la page 329 du Hausbuch et 899 de l'Abrégé.

l'ouvrage de Raffles, où l'on décrit les intéressantes ruines de Borobodo , de Madjaphahit et de Singa - Sari dans File de Java , nous en avons donné le résumé lumineux fait par M. Walckcnacr dans son Monde Maritime; cette circonstance exigeait de notre part la citation de la source à laquelle nous avions puisé; M. Wimraer Ta entièrement supprimée. ,

Le célèbre Ohampollion jeune , dont les sciences historiques . déplorent la perte irréparable , au moment même oùjl allait leur faire faire un des pas les plus considérables qu'elles aient encore fait depuis long-temps, avait eu la bonté de nous ouvrir ses cartons et de revoir lui même toutes nos épreuves relatives à la description de l'Egypte et delà Nubie; et l'illustre Jomard, qui a tant coopéré au développement de la civilisation de la moderne Egypte, a tracé d'une main habile ses progrès dans le beau résumé dont il a voulu enrichir notre Abrégé. Ces deux circonstances ne devaient pas être ignorées du lecteur, surtout lorsqu'il est question de sujets étrangers à nos études spéciales et qui sur plusieurs points offrent des doutes, que les savans sont encore bien loin d'avoir résolus. M. Wimmer, sans être arrête par aucune considération, change presque entièrement 1 ) notre introduction à la description de l'Egypte, et renvoie le lecteur à son Oetnâlde von Afrika publié en 1832 pour tout ce qui concerne les progrès de la civilisation dans cette contrée , ce qui pourrait faire croire que tout ce qui suit est tiré de son ouvrage, lorsque ce n'est qu'une traduction de l'Abrégé. Nous engageons le lecteur de s'en convaincre en comparant l'original avec les pages correspondantes du Hausbuch. Le peu de faits statistiques relatifs aux produits de l'agriculture , qu'il a ajouté à la page 288, nous avaient déjà été fournis par M. Jomard; mais nous ne les avions pas publiés, les regardant comme étrangers au cadre de notre

*) A la page 285 du llausbueh et 853 de l' Abrège.

ouvrage. De même nous connaissions déjà par un article des Ephémérides de Wcim.tr les nouvelles divisions administratives de l'Egypte publiées par M. le major Prokesch, mais nous avions préféré celles que M. Jomardnous avait données, étant plus complètes, et pouvant d'après ces dernières rédiger toute la topographie de cette région, une des parties les plus difficiles et les plus importantes de l'Abrégé. Le travail même de M. Wimmcr v ient à l'appui de ce que nous disons; car dans la traduction de la topographie de l'Egypte, au lieu de suivre, comme il le devait les nouvelles divisions, tju'il propose, il suit servilement celles que nous avons données dans l'Abrégé. Il fait plus : à la page 306, dans le tableau des tribus arabes, qu'il a ajouté à notre travail, et qui est bien loin d'être un perfectionnement 1 de l'Abrégé, il les classe d'après ces dernières ! ! Trop confiant dans ses propres forces, ce savant géographe, sans invoquer aucune imposante autorité en sa faveur, ose J ) attaquer l'opinion de M.Braun, le premier des botanistes anglais , relative à la patrie primitive de certaines plantes , opinion adoptée par un botaniste célèbre, par notre ami Guillemin dans l'article Végétaux de t Afrique qu'il a rédigé pour l'Abrégé!

Mais nous ne finirions jamais, si nous voulions signaler au lecteur tous les changemens qu'une main inhabile a fait subir à l'Afrique et surtout à l'Océanie de l'Abrégé. Sans aucun égard pour tout ce que nous disons dans les chapitres qui précèdent le tableau statistique de ces deux parties du monde, non seulement il les supprime, mais il nous fait inême des reproches sur le nombre d'habitans que nous leur assignons, nombre qui est le résultat des recherches les plus longues et les plus difficiles qui aient été encore faites sur ce sujet, comme nons le démontrerons dans l'ouvrage que nous allons publier. Mais ce qui nous a le plus frappé c'est de voir reproduites des divisions et des dénominations erronées ou pour le moins peu convenables , dont nous

l ) \ la. page 253 du Hausbuch et 823 de l'Abrégé.

espérions avoir purgé pour toujours la géographie de l'Océanie. Nous prions le lecteur de lire dans l'introdu ction et dans le texte de l'Abrégé ce que nous disons en parlant du groupe Tasmanien, de Y archipel de la Pérou*e 9 de celui de Quiros, des archipels Mounin- Volcanique et Central, de ceux de Vili, ROua-Horn, de Hamoa ou de Bougainville , du groupe de Kermadec, de çelui de Toubouai, de Y archipel de Cook, de ceux de Tahiti et de Hawaii, L'expérience acquise par vingt- cinq ans de travaux géographiques et la coopération généreuse d'un des plus savans officiers de la marine française , de notre ami M. Jules de Blosscville , que toute l'armée et la science craignent de ne plus revoir après les premiers succès qu'il a obtenus en explorant la côte nord-est du Groenland, devaient arrêter M. Wimmcr dans le remaniement de cette partie de l'Abrégé , qui au reste n'est qu'une traduction littérale du texte , défigurée par le déplacement de quelques unes de ses parties et par la reproduction des noms impropres, inconnus aux indigènes, et dont plusieurs n'ont pas même en leur faveur l'avantage d'être historiques on géographiques, pas même celui d'être en usage depuis l'époque de la découverte des terres, aux quelles ils furent imposés.

Nous voici à Af« Cannabich, qui s'est charge de la Iraduclion de V Europe ; nous disons de la traduction, car c'est le mot qui nous parait convenir à son travail , malgré les additions considérables qu'il a faites à la topographie des Confédérations Suisse et Germanique <~, de Y Empire d'Autriche , de la Monarchie Prussienne , malgré la séparation de la partie européenne de la ci - devant monarchie Néerlandaise dans les deux royaumes Belgique et des Pays- Bas , et malgré les nouvelles divisions administratives du royaume de la Grèce et les six districts qu'il a ajouté à la principauté a\ Servie. Tout le reste du travail du gé«graphc^allemand n'est que la traduction littérale de l'Abrégé, défigurée; quelque fois par le déplacement non justifié de

plusieurs de ses parties , par l'omission impardonnable du long chapitre qui précède le tableau statistique de l'Europe; travail de longue haleine , résultat de toutes nos études géographiques et statistiques et auquel nous n'hésitons pas à attribuer en grande partie le succès extraor dinaire qu'a eu notre ouvrage. Nous verrons dans le Tableau statistique de la Tebbe quel compte on doit tenir à M. Cannabich pour les populations qu'il a ajoutées à chaque province et à chaque ville dans nos tableaux des divisions administratives des Etats de l'Europe. Nous ne pouvons cependant pas nous retenir de signaler l'inexcusable négligcance d'offrir à la page 71 et suivantes la population des départemens de la France qui leur assigne le recensement de 1832, tandis que dans le même tableau il laisse subsister pour les villes celle qu'elles avaient en 1826, à l'exception de la seule ville de Paris; comme aussi de donner à la page 435 et suivantes la population de l'Angleterre telle qu'elle était en 1821, en disant que c'est celle de l'année 1827, et offrant ensuite pour la principauté de Galles, pour l'Ecosse et pour l'Irlande les populations que leur donne le recensement de 1831 1

Mais nous devons signaler au lecteur une méprise encore plus singulière, que nous trouvons à la page 41. A la fin de l'article population, M. Cannabich /ait la' remarque, que la population de l'Espagne dépasse les 20 millions d'après le recensement de 1827; et pour qu' il n'y ait pas de doute et qu'on n'attribue cette assertion à une faute typographique , il s'empresse de renvoyer au tableau des divisions administratives à la page 44, où effectivement , en sommant toutes les populations qui leur sont assignées, on trouve la somme de 20,000,000. Mais de quelle manière croit -on qu'on parvient à obtenir cette dernière ? En sommant les populations des divisions principales et celles des subdivision»; c'est à dire en comptant deux fois le nombre d'habitans de la Vieille Castille, de l'Andalousie, de Valencia et de Murcia!! Cette

singulière méprise nous rappelle le procédé d'un géographe italien , que nous avons signalé au public à la page XIX. de l'Introduction de notre Bilancia Politica del Globo. Ce savant prétendit corriger notre évaluation de la superficie de l'Asie , qu'il trouvait trop petite , en sommant non seulement toutes les superficies des divisions principales et des divisions secondaires de l'Inde, que nous avions données dans le tableau publié à Paris sous le titre de Balance Politique du Globe , mais en y ajoutant en outre les superficies des subdivisions de ces dernières! Nous citerons à ce propos une méprise encore plus singulière , qui se trouve dans la contrefaçon de l'ouvrage de notre ami le colonel Vacani faite à Florence , où l'on a sommé la population et les milles carrés, en donnant cette somme bizarre pour la population totale de la péninsule Hispanique et de ses colonies ! ! * En résumant ce que nous venons de dire sur le Etapebuchy on voit combien est impropre la partie de son titre exprimée de la sorte; ;;$ro btatbtitet nûcj> bcm Abrégé de Géographie beâ % «alfrt voir fcWnabi giftrow ©ommcr, gBt-ntiMr'tmfc 3eune.„ Les additions à la topographie de quelques Etats de l'Europe, l'intéressant tableau météorologique de M. Lôwenberg, les valeurs des monnaies , des poids et des mesures d'Autriche ajoutées aux valeurs métriques correspondantes dans la Métrologie , les minces observations intercalées dans le texte , et le transport de la description d'un Etat, d'un archipel et d'un groupe avant ou après toi ou tel autre Etat, avant ou après tel ou tel autre archipel ou groupe, ne donnent pas le droit ni à l'éditeur, ni aux rédacteurs de chan- ' ger la nature des choses en transformant de simples Ueberfefcer en des Searbeitet. VHauebuch n'est et ne doit être regardé que comme une traduction de Y Abrégé, moins les parties essentielles qu'on en a retranchées, plus les additions que nous venons de signaler. Tel qu'il est , malgré les élémens hétérogènes qu'on y a inserrés , il n'en

est pas moins un livre qui mérite la faveur dont l'original a été honoré en France, en Angleterre, en Italie, dans les Etats-Unis et dans presque tous les pays compris dans la sphère de la civilisation européenne.

Nous ne connaissons que les deux premiers cahiers du Handbuch der Erdbeschreibung , que Mi le docteur Charles Andrée publie à Brunswick depuis 1834; c'est une autre «traduction de Y Abrégé , mais encore plus mutilée et plus inéxacte que la première. Les élémens les plus hétérogènes y sont admis ; les parties les plus essentielles de notre ouvrage en sont exclues; nous n'y avons presque pas trouvé de citations. Aussi le tableau statistique des règnes végétal et animal, que M. 1 ) Zeune a fidèlement traduit avec l'introduction qui le précède , est préférable à celui donné par M. Andrée 2 ) , parce que dans ce dernier on ne connaît pas les auteurs du tableau, et par conséquent ce travail ne peut être d'aucun poids , l'auteur de l'Abrégé étant un statisticien, un géographe et un physicien, mais ne jouissant d'aucune réputation dans le domaine de l'histoire naturelle, Aussi avons -nous eu le plaisir de voir le premier des botanistes vivans , l'illustre Décandolle, prendre le tableau statistique du règne animal de notre Abrégé pour l'opposer au tableau correspondant du règne végétal qu'il a donné , dans un article remarquable sur la division du règne végétal en quatre grandes classes, publié dans le 54. volume de la Bibliothèque Universelle. M. Décandolle certes n'aurait pas fait cet honneur à l'Abrégé s'il n'y avait pas trouvé cités les noms des savans naturalistes Lesson , Reynaud et Milne Edouards , qui par leurs connaissances spéciales et par leurs précédens travaux pouvaient et devaient donner un grand poids aux faits, qu'ils avaient bien voulu nous communiquer pour remplir le chapitre IX* de l'Abrégé.

i) HausbucK pag. LXÏI. et LXIII.

*) Handbuch der Erdbeschreibung pag. 52 et 58.

Telle est la réclamation franche, Impartiale et exempte de toute personalité que nous avons cru devoir faire contre la publication du Hausbuch. Nous le devions à notre propriété littéraire et à notre réputation qui y sont également attaquées. Nous avons acheté Tune et l'autre par le sacrifice de notre santé et de notre fortune, et par celui des plus belles années de notre vie. C'est les payer assez cher , il nous semble , pour avoir le droit de veiller à leur conservation. Depuis long- temps nous épions une occasion d'élever nos justes plaintes , et nous avons saisi avec empressement la première qui s'est présentée. Nous ne pouvions, nous ne devions pas être indifférons au blâme ou à la louange de la docte Allemagne. Traduit devant ses tribunaux littéraires sans aucune défense, car nous regardons comme telle notre Introduction, les cinq chapitres qui précèdent les tableaux statistiques des cinq parties du inonde et les nombreuses citations, que la science et la reconnaissance exigeaient de notre part, nous devions rompre le silence dès que nous aurions pu le faire d'une manière convenable pour mettre à même le public de prononcer avec connaissance de cause entre Y Abrégé et lcHausbuch. Nous espérons l'avoir fait avec la modération , l'impartialité et le calme, qui doivent accompagner toute discussion littéraire. Près de 8,000 exemplaires de Y Abrégé répandus sur tous les points du monde civilisé, et la faveur avec laquelle a été accueilli le Hausbuch même rendent par tout facile la comparaison de ces deux livres. Qu'on nous jugé donc en comparant l'un avec l'autre , et nous ne doutons pas qu'on trouvera justes nos réclamations. Un des collaborateurs mêmes du Hausbuch, l'illustre astronome M. Littrow, l'a déjà reconnu dans l'article remarquable qu'il a publié sur Y Abrégé dans les Jahrbûcher der Lileratur, et nous apprennons que d'autres organes de la presse littéraire allemande ont fait écho à sa voix. Si l'estimable éditeur M. Rcichard voulait donner notre ouvrage à l'Allemagne, il devait le donner tel que nous l'avions fait, mais

non si étrangement mutilé comme il se trouve dan« le Hautbuch. Voulait -on le rendre d'un usage plus commode aux Allemande; il fallait y faire les additions topographiques, que nous préparons nous même pour la troisième édition et dont une partie a déjà paru dans la traduction italienne ; mais ces additions devaient être, comme les nôtres, en harmonie avec les autres parties de l'ouvrage et non pas des parties hétérogènes et tout-à-fait étrangères au plan et à la méthode qu'on y a suivis, comme on le remarque dans les additions considérables faites par M, Cannabich à la topographie des pays que nous avons déjà mentionnés.

Occupé de travaux statistiques difficiles et de longue haleine, ainsique de la rédaction des ouvrages depuis long- 4emps promis au public, nous n'avons ni le loisir, ni la volonté de les Interrompre poursuivre la polémique, que notre réclamation pourrait faire naître de la part >îe quelques - uns des collaborateurs du Hausfiuch. Nous espérons qu'Us seront satisfaits de la manière avec laquelle nous nous sommes acquitté de ce pénible devoir. S'il en était autrement, nous le déclarons ici solemnellement , qu'en ayant appelle au public, nous nous tiendrons à son jugement, et ne ferons la moindre réponse à toute réplique qui pourrait nous être adressée. Sfcu'on lise notre Abrégé, qu'on parcoure lés ouvrages auxquels on s'y réfère, que l'on compare ensuite la partie correspondante du Hatutbuck et que l'on nous juge impartialement.

Nous saississons. aussi cette occasion pour, faire une réclamation d'un autre genre contre une erreur grave sur la mortalité parmi les Russes, que, par une singulière méprise un de* statisticiens les plus distingués nous attribue. Dans un article sur la mortalité proportionnelle de$ peuple; plein de vues nouvelles et riche de faits et de raisonnemens lumineux, publié en 1833 dans le volume 54 de la Bibliothèque Univenelle , M. Francis D'Ivernois nous reproche d'avoir dit dans la Mire sur la population de la Ruuie, que nous

avons addressce à M. le baron de Férussac, à la page 114 du XVIII. volume du Bulletin des sciences géographiques „quc la mortalité y est moindre que dans les autres pays de l'Europe. Cette proportion, en Allemagne, est de 32 à 1. En France clic est de 30 à l.„

Sûr de n'avoir encore rien publié sur la mortalité d'aucun pays , à l'exception de ce que nous avons dit dans notre Essai Statistique sur le royaume de Portugal, et dans les Principes Généraux du Taité Elémentaire de Géographie par Malte - Brun, nous ne pouvions pas concevoir comment un auteur aussi soigneux et aussi savant que Test M. D'Ivernois pouvait nous attribuer une erreur aussi grossière. Nous nous sommes empressé de lire la' page indiquée du Bulletin. Quel a été notre étonnement en voyant que l'estimable M. D'Ivernois , n'ayant pas fait attention à la page où finit l'extrait de notre lettre , a pris l'analyse que le baron de Férussac fait des Tableaux Historiques et Statistiques de FEmpire Busse par M. Weydemeyer, comme sa continuation. Quoique l'omission de notre nom à la fin de l'extrait puisse avoir beaucoup contribué à cette méprise, les deux articles du Bulletin sont cependant assez distincts par leurs titres, pour qu'on ne puisse les' confondre si facilement. En effet l'extrait de notre lettre v , est côté N.76, et l'analyse de l'ouvrage de M. Weydemayerç forme l'article Nr. 77. Notre lettre commence à la page 104 et finit à la page }09$ l'analyse faite par le baron de* Férussac commence à la page 110, finit à la page US, et, termine aveç l'initiale F.

Nous attendons de la loyauté et du noble caractère • de Sir Francis D'Ivernois , comme aussi de l'impartialité ' des savans rédacteurs de la Bibliothèque Universelle, qu'on nous rende justice à la première occasion, en signalant la méprise qui- nous a valu d'aussi injustes reproches. La 1 Bibliothèque Universelle occupe une place trop élevée dans la presse littéraire périodique, pour que nous puissions, y voir avec indifférence nous attribuer des erreurs graves,

que nous n'avons jamais commises et nous y confondre avec des statisticiens , dont nous sommes bien loin de professer les principes et de suivre l'exemple.

Mais il cet temps de revenir au sujet principal de ce chapitre. Le Tableau Statistique de la Terre se compose de trois parties distinctes, savoir : d'une Introduction, où Ton expose les principes généraux de la statistique comparée; de la Balance Politique du Globe, ou de la Statistique Générale de la Terre) et d'un Appendice, où l'on discute sur la surface de f Empire d Autriche , sur sa population et son mouvement, comparés à leurs corrélatifs dans les principaux Etats du Monde.

Introduction. La surface , la population absolue et la population relative , les revenus et la dette , les forces de terre et de mer étant les principaux élémens de la force et des ressources d'un État, entrent également dans la sphère de la géographie et de la statistique, mais avec cette différence, que le géographe se contente des résultats généraux, et que le statisticien descend dans des détails plus ou moins grands dans chacun de ces élémens. Ainsi , par exemple , le premier se contente de savoir que la surface de l'Empire d'Autriche est de 198,969 ou de 19i,000 milles carrés de 60 au degré; le second au contraire yeut savoir combien de ces 194,000 milles carrés sont destinés à la culture des céréales pu aux pâturages, combien sont occupés par des vignobles, des potagers, des jardins et des vergers , par des cultures particulières ou bien, par des bois, par des terres incultes, par des routes, de&tuontagnes et des rochers; combien de ces milles carrés sont couverts par des propriétés bâties , par des étangs, par des marais, par des mines et des carrières, etc. etc.

La détermination des résultats statistiques généraux que npus venons d'indiquer est bien loin d'être aussi facile que l'imaginent les faiseurs d'Abrégés de Géographie et de Tableaux Statistique. Leur nature variable , qui ne les rend exacts qu'à une époque donnée, les élémens hétérogènes dont quelquesuns se composent , le secret qui les enveloppe tous ou la plupart dans certains Etats exigent une foule de connaissances préliminaires , une certaine expérience et beaucoup de soin pour éviter les erreurs et pour ne pas admettre dans un travail général des élémens qui ne soient pas comparables. Si les géographes de profession, si même ceux qui ne le sont pas s'étaient

tenus dans ces bornes, et n'eussent admis dans leurs traités de géographie que de*s données .statistiques puisées à de bonnes sources, en les signalant au lecteur et en indiquant l'année à laquelle elles se réfèrent, ils n'auraient pas tout embrouillé, et ils n'auraient pas attiré à la géographie et surtout à la statistique d'injustes reproches. Le peu d'accord entre les diverses évaluations de ces prétendus géographes et statisticiens ne doit pas être attribué à l'imperfection de ces deux sciences , mais au peu de soin de quelques-uns , à l'ignorance, à la présomption ou à la mauvaise foi d'un grand nombre d'autres, qui sans avoir fait des études préparatoires prétendent les professer l'une et l'autre. Si dans la rédaction d'une géographie ou d'une statistique générale chaque auteur voulait indiquer loyalement et la source à laquelle il a puisé ses chiffres, et les modifications qu'il leur a fait subir, s'il précisait en même temps l'époque à laquelle ils doivent se rapporter , on verrait disparaître presque toutes ces prétendues contradictions, qiii ne sont que la conséquence nécessaire est inimitable des élémens variables sur lesquels on opère.

Ce que nous venons de dire démontre la nécessité de résumer tout ce qui concerne les élémens statistiques communs à la géographie et à la statistique proprement dite, demies coordonner scientifiquement , afin d'offrir dans leur ensemble les bases sur lèquelles assoir les calculs qu'on doit admettre dans le tableau statistique du Globe. C'est ce que nous avons fait dans plusieurs des chapitres qui composent l'Introduction. Nous allons indiquer le sujet de chacun.

Le I. chapitre offre les grandes divisions du Globe , en déterminant leur surface et leur population absolue et relative.

Le II. traite de la population absolue de l'Europe ; dans le III., le IV., le V. et le VI. on discute la population absolue de l'Asie , de l'Afrique, de l!Amérique et de l'Océanie.

Dans le VII. on traite de la population des villes, en analysant les causes principales auxquelles on doit attribuer l'étonnante disparité d'opinions émise sur le nombre d'habitans d'une même ville.

Dans le VIII. on parle db la population relative.

Dans le IX. on traite des revenus ; et dans le X. de la dette publique.

Dans le XI. on examine tout ec qui concerne la détermination des forces de terre; et dans le XII. tout co qui regarde les forces de mer.

Le XIII. traite des États. On y expose les difficultés qu'offre leur choix dans la rédaction d'une Statistique Générale du Globe, ainsi que la détermination des limites de certains

autres. On discute sur leurs titres cl sur les catégories différentes dans les quelles on peut les ranger soit d'après leur importance politique, soit d'après leurs titres, soit enfin d'après la forme du gouvernement qui les régit. Ce chapitre finit avec trois tableaux dans lesquels tous les États de l'Europe et de l'Amérique sont classés d'après ces trois manières très différentes de les envisager. s

Balance Politique du Globe ou Tableau Statistique db la Terre es 1836. Cette partie est la reproduction du tableau , que noua avons publié à Paris en 1828 sous le titre de Balance Politique du Globe. Seulement tous les calculs, au lieu de se référer à l'année 1826 comme dans celle-là, se rapporteront à commencement de l'année 1838. Nous avons aussi fait subir à ce travail de grandes modifications par l'addition de quelques articles et par la modification de certains autres. En l'offrant au public nous ne faisons que remplir l'engagement que nous avions contracté. Des occupations d'un autre genre, les troubles qui ont agité l'Europe depuis sa publication et le retard des docuroens que nous attendions nous ont obligé à remettre jusqu'en 1836 sa publication. Ce nouveau travail, comparé à la Balance Politique publiée en 1828, pourrait être regardé comme la plus grande preuve de la nécessité où l'on est 'de rcnouveller entièrement tous les cinq ou six ans tout ce qui regarde la partie statistique de la géographie, tant notre nouvelle Balance Politique du Globe offrira de changemens comparée à la précédente.

Voici les articles dont se compose la statistique de chaque Etat : Superficie , population absolue et relative ; ethnographie , ou indication des nations différentes dont se compose la population; religions, ou indication des cultes divers professés par ses habitans; gouvernement ; souverain rc'gnanf, ou chef du gouvernement, en indiquant l'époîjpie de son avènement , la dynastie à laquelle il appartient , la religion qu'il professe, etc.; revenus en francs; dette en francs; année; fiotte ; ville capitale ; villes principales £ possessions et colonies pour les Etats qui possèdent des pays détachés de la masse principale de leur territoire.

L'appendice se compose de trois chapitres. Dans le I. on parle des difficultés qu'offre la rédaction d'une statistique de l'Empire d'Autriche ; dans le II. on traite de sa superficie ; dans le III. de sa population 'et de son mouvement , comparés à leurs corrélatifs dans les principaux Etats du Monde. Ces deux derniers chapitres sont entièrement travaillés sur des documens officiels , dont l'ensemble est tout nouveau, et dont quelques fragmens seulement ont été publiés à différentes

époques. C'est dans ce travail que nous analyserons tout ce qui a été fait par nos dévanciers sur l'important sujet de la population et de son mouvement dans les principaux Etats du Olobe. Tout en rendant justice aux travaux consciencieux dos VUl firme, des Quetelet, des Benoîston de Chateauneuf, des Hitm~ boldi , des Mal chus , des finlbo, des Francis FTluernois et d'autres statisticiens célèbres, nous aurons l'occasion de signaler les singulières méprises de plusieurs autres, qui sans s'être préparés par des études spéciales , non contens d'aborder des sujets aussi difficiles , ont eu la ridicule prétension de mieux faire que les géographes et les statisticiens de profession, n'hésitant pas à offrir comme des perfectionnemens à la science des bévues et des méprises manifestes, qu'ils osent proposer en remplacement des vérités ou des nombres limites assez exacts, fruit de longues recherches, que dans leur ignorance ils qualifient d'erreurs , et dont ils prétendent purger la géographie et la statistique. , J

Cet ouvrage , qui formera un volume in 8° de 450 à 500 pages, sera publié en français par M. Jules Renouait! , avec le même papier et les mêmes caractères employés dans l'impression de l'Abrégé* de Géographie, dont il forme le complément nécessaire. Comme nous l'avons déjà dit* il commencera la série de» Annuaire» Géographiques qui doit suivre les diverses éditions de cet ouvrage. L'Appendice aura une pagination différente, pour pouvoir être vendu séparément, et pour mettre les . possesseurs de l'Abrégé en état de n'acquérir que ce qu'ils croiront former une partie essentielle du traité de géographie»

M. Roichard, l'éditeur du Hausbuch des geographischenWiêscns s'est arrangé avec nous pour publier la traduction allemande de notre Tableau StaHHique au Globe. La docte Allemagne aura ainsi le complément nécessaire au Hausbuch, et pourra nous juger avec connaissance de cause. Nous avons pris des arrangemens pour qu'on en fasse en même temps une traduction italienne et une autre m anglais. , 7 ?r»î , j mwo:? * 1 * • •

Liste chronologique

des ouvrages publiés par Adrien lialbi.

Ce n'est pas pour satisfaire aux exigeances d'une ambition puérile que nous allons offrir aux lecteurs la liste des ouvrages que nous avons publiés ; c'est seulement afin d'en prendre acte et d'enregistrer , pour ainsi dire , dans les annales de la science l'époque précise de leur publication. Quoique nous n'ayons qu'à nous louer de la bienveillance avec laquelle la presse périodique de toutes les nations et de toutes les couleurs en ait rendu compte , et de la loyauté délicate avec laquelle des savans du premier ordre et une foule d'auteurs les aient cités, toutes les fois qu'ils ont eu occasion d'y puiser quelques faits, nous avons eu cependant la douleur de voir bien d'autres écrivains assez peu délicats , non seulement pour feindre d'en ignorer l'existence , mais pour s'attribuer à eux mêmes le fruit de nos longues veilles et les résultats des recherches spéciales de plusieurs savans ou de quelques hommes d'état justement célèbres, qui ont bien voulu nous faire l'honneur de les publier pour la première fois danB nos ouvrages.

C'est dans le Psosprtto politico dbl Globo, que dès l'année 1808 nous avons publié, le premier 1 ), une Véritable

l ) C'est l'extrait deV Atlas Hydrographique , Statistique et Politique du Globe* encore manuscrit; il a précédé de quelques années toutes les géographies par bassins qu'on a publiées. En effet celle de Hahnzog a paru à Stuttgart en 1812; celle du major O'Etzel, à Berlin en 1817 ; et plus tard encore celles de M. Charlès Hoffmann à Breslau , de H. Denaix à Paris, etc.

géographie par bassins ; c'est dans le Compbndio di Geoghafia , dans notre dissertation sur la population de l'Amérique , publiée en 1828 dans la Revue Encyclopédique et dans notre Essai sua la population du Globe, publié dans la Revue des Deux- Mondes en 1830, que nous avons, le premier, tâché d'évaluer, à l'aide de tous les faits les plus positifs rassemblés jnsqu' alors, le nombre approximatif des habitans des cinq parties du monde; c'est encore dans le même Compbndio et dans I'Essai Statistique sur le Royaume de Portugal, que, avant tous les autres, nous avons signalé au public et aux savans le développement extraordinaire que prenait la population de l'Europe et de l'Amérique depuis la fin du 18 e siècle; c'est dans 1' Atlas Ethnographique du Globe, qu'après cinq ans de recherches longues, arides et difficiles, et aidé des lumières et de la coopération généreuse d'un grand nombre de savans et de voyageurs , nous avons pu, le premier 1 ) , classer tous les peuples connus anciens et modernes d'après leurs langues d'une manière scientifique et raisonnée*, bien différente de la méthode suivie dans le Mithridates; c'est dans la Revue Britannique en 1831 et 1832 et dans 1' Abrégé de Géographie, qu'en coordonnant tout ce qui avait été publié par nos dévanciers, nous avons essaye d'indiquer les principaux foyers civilisation indigène et étrangère de l'Afrique, de l'Amérique et deTOcéanie ; c'est enfin dans I'Essai Statistique sur le Royaume db Portugal , dans la Monarchie Française et dans les tableaux statistiques qui Font suivie, que nous avons tâché,

aussi le premier, de faire l'application de la Statistique *) à la

x ) Voyez l'article publié par Malte-Brun dans le journal des • - Débats (1. Décembre 1826) et le yolumelll. des Mélanges scientifiques et littéraires de Malte -Brun publié par M. Nachet, où aux pages 4i8 421 cet article a été reproduit, 2 ) Voyez l'article public par Malte -Brun : dans le journal des Débats (21. juillet 1828) en rendant compte de l'Essai Statistique sur le royaume de Portugal et d'Algarve , etc.

morale des peuples. L'imposition de noms nouveaux, quelques minces changemens dans l'exposition des faits, quelques ornemens de style ne suffisent pas pour changer la nature des choses, et transformer un plagiaire non avoué en un auteur original. En publiant le tableau chronologique de nos ouvrages nous croyons servir la science et garantir en même temps notre propriété littéraire et celle des nombreux collaborateurs , qui ont mis généreusement à notre disposition les précieux documens qu'ils avaient recueillis soit dans leurs voyages, soit dans leurs études. Le public et les s a van s y verront la date précise de la publication d'un certain ordre dé faits, que des auteurs plus adroits et ambitieux que savans et délicats ne rougissent pas de mettre en avant eomme le résultat de nouvelles recherches ou de leurs propres observations.

Année Titre des oofrages et lbur prix

1808. FrOSPETTO POLITICO Geografico dello stato attualk del Globo soprn un nuovo piano. Venise , un volume in-4P. . 1 fr. 50 ç.

C'est le pTemicr trait* de géographie élémentaire rédigé d'après le système de* bassin..

1817. Compe^dîo di Geogratia Uttiversale , conforme aile ul-

time politiche transazioni e piùrecenti scoperte; corredftto di craque tavole sistematiche délie principali lingue é di altrettantc dissertazioni smlla popolazionr délie cinque parti del mondo. Venise , un volume in.8°. 2 fr.

ElEmewti Dt Geografia ftd uso dé" giovanetli. Venise , un VolUme in-12. • 50 c.

, . C'est l'obrégé de l'ouvrage précédent.

) ,1 prfif'r .*!* »|| Hllp •»!»«••• \„ . , . • .. , » r. .

1818. Prospktïio Fiaicp Polittco dello stato attuale del

Globo. Venise, un tableau in-plano. 2 (V.

1819- Seconde édition du Compesdio pi Geografia Ukiversale, avec beaucoup d'augmentations.

Secondé édition des Elément i di Geografia.

De nombreuse» réimpressions de ces deux ouvrages ont été faites en Italie,, mais sens U coopération de l'auteur.

18*0. Tabieav PoBtticO-STATisTiQFE df l'Eoropk EW 1820. Lisbonne, un tableau in^lano, 5 fr.

1828. Variétés Politico-Statistiques sur la monaachib Portugaise. Paris , 1 volume in 8. 4 fr. 50 c.

Essai Statistique sur ls royaume de Portugal et d'Algarve, comparé aux autres Etats de V Europe, et suivi d'un coup - d'oeil sur l'état actuel des sciences, des lettres , et des beaux-arts parmi les Portugais des deux hémisphères. Paris , 2 gros vol. in-8°. 16 fr.

1826. Atlas Ethnographique du Globe , ou Classification des

peuples anciens et modernes d'après leurs langues. Paris , un volume in-folio et un volume in 8°. 80 fr.

Cet ouvrage doit être suivi d'un autre volume in-folio et d'un volume in 8° sous le titre de Tableau Puxsiouk, Mobal bv Pou-

TIÇUB DBS CIJIO. rABTIKS DU MOUDS.

1827. Essai Historique et Statistique sur le royaume de Perse.

Paris , un tableau in-plano , avec la carte de la Perse, par Brué. 3 fr. 80 c.

1828. Balance Politique du Globe, à l'usage des hommes

d'état , des administrateurs , de la jeunesse et des gens du monde. Paris , un tableau in piano. 6 fr.

Ce tableau a été traduit en anglais à Edimbourg et reproduit presque en entier dans des ouvrages périodiques anglais cl angloaméricains ; eu espagnol a Madrid ; en russe à Saii.t-Potersbourg ; en allemand à Stuttgart; en italien A Milan, à Venise et à Bologne.

La Monarchie Française comparée aux principaux p.tats du monde , etc. Paris , un tableau in-plano. 6 fr.

1829. Statistique comparée des crimes et de l'instruction en

Frawoe, publiée avec M. Guerry. Paris, un tableau in-plano. 8 fr.

L'empire Russe comparé aux principaux Etats du monde. Paris, un tableau in-plano. 6 fr.

1830. The World compared with the British Empire. Paris, un ^ tableau in-plano. 6 fr.

Le Monde comparé avec l'Empire Britannique. Paris, un tableau in piano. ' 6 fr.

1881. Essai Historique , Géographique et Statistique sur le

royaume des Pays-Bas. Paris, un tableau in-plano. 6 fr.

La partie historique est rédigée par M. De la Roquette.

1882. Abrégé de Géographie , rédigé sur un nouveau plan ,

d'après les derniers traités de paix et les découvertes les plus récentes, etc. Paris, 1vol. in 8°. de 1,500 pages.

15 fr.

1833. Bilancia Politica dkl Globo , ossia Quadro Statistico

della Terra conforme aile ultime pohtiche transazioni e più recenti scoperte, seguito da un saggio sulla statistica delV impero d'Austria. Padoue , 1 vol. in-8. de 400 pages. 5 fr.

1834. Second tirage de I'Abrecé de Géographie, avec d'impor-

tantes rectifications et avec la table alphabétique de tous les noms propres. 15 IV,

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