‹ Essai sur l'armée royale au temps de Philippe AugusteChapitre 64 sur 201 · Recueil des Historiens de France, t. XXI, p. 223 et suiv · texte numérisé non relu

Recueil des Historiens de France, t. XXI, p. 223 et suiv

5. Du Cange, Glossarium, au mot Balistarii, art. Balista, p. 538 de l'édition de

d'Alphonse de Poitiers n'ont que 12 deniers tournois par jour'.

La faveur dont jouissait l'arbalète au commencement du xiiic siècle, avait amené à renoncer presque complètement en France à l'usage de l'arc, qui offrait cependant des avantages pour la rapidité du tir2. Guillaume le Breton, dans son récit du siège du Château-Gaillard, en 1204, mentionne, il est vrai, en passant, la présence d'archers parmi les troupes de Philippe Auguste3. Mais le Compte général de 1202 renferme bien peu de passages qui concernent cette arme passée de mode. Un certain Etienne, surnommé li Flegiers, reçoit G livres pour fabriquer des flèches4. Il est payé d'autre part 18 deniers par jour pendant 11-1 jours, ce qui donne à penser qu'il servait lui-même comme archer'". Il y avait quelques archers à Pacy-sur-Eure : le Compte général de 1202 indique une dépense de 30 sous pour leur équipement''' : un autre article, concernant la garnison de Pacy-sur-Eure, comprend la solde de 3 archers".

Mais l'état relatif à l'armement des places fortes voisines de la Normandie, que renferme le Registre A de

1. Archives historiques du Poitou, t. IV, p. % : 4 arbalétriers et 2 sergents à pied reçoivent 5 s. 4 d. tournois (ou 04 cl.) par jour : les sergents à pied ont 8 d. et les arbalétriers 12 d. par jour.

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