Ibid., iv 16. Voir Xotes critiques
8. La solde des sergents à pied était normalement de 8 deniers (Voir plus haut, p. 21 et suiv.). Mais ii peut s'y ajouter un supplément d'un denier (voir ci-dessus, p. 84, n. 5 et p. 87, n. 6), de même que les chevaliers;, dont la solde normale était de 6 sous, recevaient assez souvent un supplément d'un sou. Voir ci-dessus, p, 51 et suiv..
Montereau, à 7 deniers de Provins, qui équivalaient à
un peu plus de 5 deniers parisis1.
Les sergents à pied aux gages des rois d'Angleterre, en Normandie, à la fin du xne siècle et au commencement du xiiic, reçoivent aussi le plus souvent 8 deniers par jour- ; leur solde s'élève parfois à 10 deniers" et même à 12 deniers1.
En 1231, les sergents à pied sont tous payés 8 deniers par jour. A leur solde est jointe la dépense des charrettes qui les accompagnent pour porter les bagages5. Le rapport du nombre des charrettes à celui des sergents est le même dans ce compte de 1231 que d'après la Prîsia
1. Blanche, comtesse de Champagne, avait conclu avec Philippe Augugte, en mai 1200. un traité par lequel elle s'engageait à remettre au roi de France ses châteaux de Bray et île Montereau et à lui payer 500 livres de Provins pour la garde de ces deux châteaux (Reg. A, f* 28 ; L. Delisle, Catalogue, n* 670). Bien que les sergents à pied de Bray et de Montereau n'eussent qu'une solde de 7 d. par jour, les dépenses occasionnées par la garde de ces deux forteresses dépassaient sensiblement les 500 livres fournies à cet effet par la comtesse de Champagne. Car, à la solde des sergent; à pied, qui est de 425 1. de Provins 16 s. 18 d. par an, s'ajoute celle des arhalétriers à pied de Montereau, qui se monte à 298 1. 6 d. Parisis par an. D'après un passage du Compte général de 1202 (Brussel, p. clii, \" col, 1. 36), 136 1. de Provins équivalaient à 97 1. Parisis. 298 I. Parisis équivalaient donc à environ 100 1. de Provins qui, jointes à la solde des sergents à pied, donnent un total de 751 1. environ. — L. Delisle (Dibl. de l'Ecole des Chartes, 2' série, t. V. p. 205) s'est appuyé sur ce passage du Compte général de 1202 pour déterminer la valeur intrinsèque de la livre de Provins ; mais il y a une faute d'impression : il faut lire : » I.a livre de Provins ne valait que 21 fr. 489 » (au lieu de : « 31 fr. 489 »).
2. Mémoires de la Société des Antiquaires de Xorrnandie, vol. XVI, p. 6, 2° col., 1. 18 ; 1" col., 1. 16 ; p. 48, 1" col., 1. 48 ; p. 50, 2" col., 1. 47 ; p. 65, 1" col., 1. 26 ; p. 75, 1" col., 1. 10, 14, 16 ; p. 78, 1'" col., 1. 57 ; p. 81, 1" col., 1. 11 ; p. 98, 2' col., I. 35, 38 ; p. 99, 1" col., 1. 17.
3. Ibid., p. 50, 2" col., 1. 50 ; p. 55, 1" col., 1. 31 ; p. 01, 2' col.. 1. 47 ; p. 65, 1" col., 1. 38 ; p. 75, 1" col., 1. 43 ; p. 78, 1" col.. 1. 61, 63.
4. Ibid., p. 86. 1" col., 1. 5. Dans ces rôles normands, il s'agit toujours de deniers angevins. Voir ci-dessus, p. 51, n. 2.