C. C. Cylindres à vapeur contenus dans la chaudière même
D. D. Pompes à air , doubles comme les cylindres à vapeur et tout leur équipage.
E. Emplacement du condenseur.
F. Tige du piston donnant le mouvement à la machine', cl restant toujours
verticale au moyen d’un mécanisme particulier connu sous le nom de parallélogramme de Watt.
G. Point fixe du levier recevant le mouvement du grand piston.
U. Bras verticaux donqpant le mouvement au piston delà pompe à air.
I. Tige communiquant le mouvement du levier à la roue dentée K.
L. Seconde roue s’engrenant avec celle K , et donnant le mouvement aux axes
dea roues è pales.
M. Roue à pales.
Les deux machines que l’on vient de faire connaître, sont à simple pression, et selon le système de Watt. Mais quelques artistes anglais ont voulu, à l’exemple des Américains , introduire dans leur navigation les machines à haute pression.
MM. Wolf et Trevitich ont proposé chacun la leur; une de celles de M. Trevitich a été placée sur un hateau à vapeur, qui a sauté par l’explosion de la chaudière ,*en avril de l’année 1817; il faisait le trajet de Yarmouth à Norwich. (Note n°. 14. )
On sait seulement de cette machine que la vapeur, portée à un très-haut degré d’élasticité , s’échappait librement dans l’atmosphère en dessus et en dessous du piston , à chaque mouvement de va et vient , le condenseur ayant été supprimé.
On a de plus amples renseignemens sur la machine de M. Wolf; elle a deux cylindres d’inégal diamètre , dans lesquels se meuvent deux pistons , donnant le mouvement à un même bras de levier, la vapeur se communique à la fois à deux parties différentes des deux cylindres , et par suite de l’inégalité de capacité de ces cylindres , prend , lors du mouvement ,
une
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extension qui met en rapport sa force élastique avec la a-ésis-i tance , d’où resuite la plus grande économie possible dans la dépense de la vapeur. Enfin , pour éviter la déperdition du calorique , on enveloppe les cylindres d’étuis contenant une vapeur très-chaude. Mais ce ne sont , au reste, que des perfectionuemens de détail , et l’on n’a pas encore surmonté complètement la difficulté de construction des machines à haute pression ; elle se trouve toute ent^re dans la résistance à obtenir des enveloppes, et la production continuelle d’uuc très-chaude vapeur. ( Note n”. i 5 . )
Il s’agit maintenant d’examiuer quel est l'état de cette navigation en Frauce.
Le premier bateau à vapeur qu'on y ait vu, était venu de Londres à Paris l'année 1 8 16 , en traversant la Manche avec ses seuls moyens. La compagnie Pajol, à qui il appartient, l’a employé long-temps au transport des hommes et des marchandises de Rouen à Elbeuf sur la Seine : ce trajet se fait ordinairerement en 3 heures } en remontant et i heure \ en descendant, de manière à donner une vitesse commune de 2 lieues à l’heure dans une eau tranquille.
L’emploi dr> 1 a mtWir» vnafl éne sur lin bâtiment plus approprié aux besoins du commerce , dans les parages où il doit naviguer , rendrait cette spéculation plus fructueuse.
Yoici quelques détails sur ce navire ; il se nomme V Élise, sa longueur est de Go pieds , il a 8 pieds de creux , 1 1 pieds de largeur de bord , et 1 9 pieds en dehors des roues. Par la nature . de sa construction et de 6es emménagemens , ainsi que par ses formes, il ne paraît pas propre à porter une machine à vapeur, dont la force , toujours précieuse puisqu’elle se paie chèrement , se trouve ainsi diminuée en pure perte. La 'machine est suivant le système de Watt.
Dans l’intérieur de la chaudière construite en plaque .de fer coulé, sont placés le foyer de la cheminée et le tuyau pour la fumée, qui y circule longuement; la vapeur doit être échauffée jusqu’à cent douze degrés; les solipapes des tuyaux de la vapeur du condenseur sont à boites bouchantes, comme toutes celles des pompes à feu eu Angleterre. Le cylindre à vapeur , qui a 22 pouces de diamètre, est en fonte de cuivre; et quand la machine est en pleine activité, le grand piston bat quarante coups par minute. La pompe à air, le condenseur, et toutes les autres parties de la pompe à feu, sont semblables à celles de la figure n B . a.
Un double levier horizontal reçoit le mouvement du grand piston , qu’il communique par une manivelle et deux roues d’engrenage à l’axé donnant le mouvement de rotation aux roues à pales. Cet axe est garni d’un volant; les pales de chaque roue sont au nombre de six; elles ont i 5 pouces de hauteur et i pieds 9 pouces de largeur. En ajoutant que la première roue d'engrenage a 2 pieds de diamètre, et la seconde, qui est celle de l’arbre des roues à pales , 2 pieds 8 pouces , on aura tous les élémens nécessaires pour calculer complètement la machine. ( Note n°. iG. )
La compagnie Pajol a fait établir depuis un bateau à vapeur; il est destiné à servir de remorqueur pour la navigatiou de la Seine, entre Paris et Rouen.
Les premiers essais n’ont pas été heureux , la machine ne donnait point assez deforce, et son mouvement n’etait pas même contiuu. Ce dernier vice avait pour cause, la mauvaise construction de la chaudière et du foyer , qui étaient installés de façon que la production de Ja vapeur, au degré de chaleur né- ^ ccssaire, était beaucoup trop lente, et ne se trouvait point en rapport avec sa consommation. Ensuite, la machine, quoique
fort bonne en elle-même, avait un système de communication de mouvement avec les roues à pales, si défectueux qu’une grande partie de la force produite par le grand piston étalt.détruite par la résistance même des diverses pièces de ce mécanisme. ( Note u". 17. ) .
Mais de grands changcmens ont été faits à cette machine ; et, quoiqu’on prévoie encore de nouveaux perfectionnemens, elle est actuellement fort bonne dans son genre : ainsi nous avons maintenant un bâtiment à vapeur français, qui n’a rien de commun avec ceux d’Angleterre, et se rattache par une origine commune à la première invention de Robert Fulton.
Les détails qui vont suivre suffiront pour l'objet qu'on se propose en cet écrit; mais ils ne seront point aussi complets qu’on aurait pu les donner, pareeque ce remorquertret sa machine sont une vraie propriété particulière qu’on doit avant tout respecter.
La même compagnie prépare un nouveau remorqueur de la Seine, dont la machine doit avoir une force capable de faire remonter ce fleuve aux plus forts bateaux de charge.
Description et légende de la Figure 4 , u**. 1 , a , 3,4-
Élévation et projection du Bateau à vapeur, destiné à servir de remorqueur sur la Seine , de Rouen à Paris , n"’. 1 et 2.
A. Capot recouvrant toute la macliinc.
B. Roue à pales. 1 *
C. Treuil servant dans certains casau lialagc du bateau remorqué.
D. Lanière en cuir communiquant un mouvement de rotation au treuil C.
E. Roue à gorge, fixée à l’arbre du volaut, sur laquelle s’enroule la la-
nière D, et servant en même temps de manchon pour interrompre ou rétablir la communication dit mouvement de l'arbre de là roue à volant à celui de la roua à pales.
F. Rouleau pouvant s'élever ou s’abaisser par le moyeu d’une crémaillère ,
afin de tendre ou détendre là lanière D , de manière à prendre ou arrêter jon mouvement autour des roues E et C.
Nota. L'objet de cette installation est d cmployer toute la force de la machine à vapeur , comme moyen de traction pour faire franchir au bateau remorqué, certains passages où le'courant a une titesse extraordinaire : pour cela , on rend fixe la position du remorqueur avec des ancres ou de toute autrefaçon , et l’on interrompt la communication de mouvement de 'l’arbre du volant à celui des roues à pales , en faisant glisser le man bon E; ou tend la lanière' de cuir D ; alors toute la force de la pompe à feu est appliquée au treuilC, sur lequel s'enroule un cable attaché par une de ses extrémités , au bateau remorqué qui reçoit ainsi le mouvement cherché.
( À )Plan vertical laludinal du fiatcau.
Plan et élévation de la machine , n". 3 et 4*
A. Chaudière divisée en deux cylindres.
B. Double foyer.