Fig. 444- Ibid., Arsé-Gadir, n
Localité indéterminée (v. \. Ileiss, Description, p. 288).
Fig. 4'|5. Ibid., Arsé-Egara, II, ld
2q6 les monnaies
du Jinele : « En général, il porte une palme sur l'épaule dans les villes du littoral catalan, valencien et murcien, et du cours inférieur de l'Ebre , mais dans ces mômes régions de Valence et de Murcie, il se transforme en cavalier armé de la lance tenue en arrêt depuis le milieu du vic siècle (IVe de Rome, IIP avant J.-C). Sur tout le reste du territoire de l'émission, excepté en Navarre, et dans le premier tiers supérieur du cours de l'Ebre, il porte un rameau, ou une épee ou un trait facile à lancer; son bras est levé et écarté du corps. Sur le haut cours de l'Ebre et dans la région numantine il apparaît aussi armé d'un objet recourbé, espèce de bâton ou de houlette qu'il brandit dans la même attitude que précédemment1 ».
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Fig. 446 et kk~i- — Monnaies de Libia et d'Italica.
M. Mélida en conclut, rapprochant d'ailleurs des monnaies au Jinele d'autres monuments offrant d'autres variantes, et que j'ai cités d'après lui au chapitre des bronzes, que le personnage est tantôt représenté comme un combattant, tantôt comme un triomphateur, tantôt comme un chasseur. Un groupe inédit d'Estremadure et le cavalier de Palencia le font songer à un Méléagre ibérique2 ; la grande fibule de M. Vives à un Persée ou un Bellérophon ; il n'écarte pas non plus l'idée de l'un des Dioscures, et plutôt de Castor que de Pollux, car le premier était plutôt cavalier que le second ; bien loin de là, il essaye de démontrer que cette identifi-
i. J.-R. Mélida, El Jinete ibérico, p. G et s.
2. M. Mélida aurait pu ajouter que Cean liermûdez (Sumario etc., p. 182) signale « en cl camino que va de Lara à Quintanilla de las Yiilas » une pierre très bien travaillée, près de l'ermitage de San Miguel. Elle est semi-circulaire par en haut, et on a représenté
au centre un cavalier sur son cheval, avec une lance en arrêt, et frappant un cerf. Au-dessous se trouve une inscription. Cf. Corp. Inscr. Lai., II, n° 2868. Cf. Cean- Bermûdez, p. 17/4 (= C. I. L., II, n° 2873), une pierre funéraire qui « tiene mucha monteria y monteros en carnpo blanco ».
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calion est la plus naturelle, car l'adoption du culte de Castor en Ibérie s'explique aisément par le goût du peuple pour les chevaux, et les brillantes qualités des races qu'il élevait.
Ces diverses dénominations du Jinete restent, j'en ai peur, très problématiques ; peu importe d'ailleurs, en ce moment, puisque je ne fais pas
Fie. 448 et 449. — Molinaics de Jessona et de Gelsa.
une étude de mythologie : le fait pour nous essentiel est que, d'importation étrangère, ou d'origine indigène, le Jinete, sur les monnaies, a exclusivement le caractère espagnol. Ni son vêtement, une courte jaquette, ni ses armes, sauf la lance, qui est de tous les pays, ni même sa coiffure, ne sont empruntés à la Grèce ou à l'Italie. En particulier, son bouclier, quand il en a un, est la petite rondache ibérique que nous connaissons bien. De plus, si on le voit quelquefois le chef couvert d'une sorte de bonnet pointu qui rappelle assez bien celui des „. fr
Dioscures, il est souvent tête nue, ou coiffé d'un véri- Monnaie de Sésars. table chapeau à larges bords, derrière lequel flotte un vaste panache. Ce chapeau n'est pas moins caractéristique d'un héros ou d'un dieu local que cette arme de forme singulière qui ressemble à un crochet ou à une houlette. Il arrive aussi que le cheval ait un aspect très particulier ; par exemple sur une monnaie de Libia il porte en guise de selle une très ample chabraque maintenue par une croupière, et l'ensemble de ce harnachement rappelle de manière instructive celui du Jinete de Palencia (Fig. 446-452)'.